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leur dispute la première place, ils ont véritablement ici des propriétés spécifiques.
On a fait des expériences sur l’homme sain et sur les animaux pour se rendre compte du mode d’action des sels de quinine.
Briquet conclut de ses recherches que les alcaloïdes du quinquina ont une action directe sur l'axe cérébro-spinal, action excitante d’abord, puis sédative, si on continue l'emploi de la quinine ou si on élève les doses (op. cit.).
Eulenburg à conclu d'expériences faites sur les grenouilles que le sulfate de quinine agit d’abord sur la moelle, où il para- Iyse les centres d'action réflexe, puis sur le cerveau. (Archiv. f. Anat. etc., 1865, cité par Trousseau et Pidoux, op. cit.)
D'après Bochefontaine, une injection hypodermique de chlorhydrate de quinine faite sur un chien détermine une diminution de volume de la rate (Thèse, Paris, 1873).
Piorry, Pagès, Küchenmeister avaient dit déjà que la quinine diminuaitle volume de la rate chez les individus bien portants.
Mossler aurait constaté, au contraire, que la rate augmentait de volume chez les animaux sous l’action des sels de quinine
(Deutsches Archiv, 1875).
Ces recherches et les recherches analogues faites sur l'homme sain et sur les animaux, n’ont évidemment qu’une application très indirecte ‘au sujet spécial qui nous occupe, et e crois inutile d’y insister davantage.
Il est aussi impossible d'étudier sur l’homme sain ou sur les animaux le mode d’action de la quinine dans les fièvres palustres, qu’il le serait de se rendre compte des propriétés parasiticides de la pommade d'Helmerich, en frictionnant, à l’aide de cette pommade, des animaux ou des individus qui n'auraient pas la gale. |