MODE D'ACTION DE LA QUININE
mes de nitrate d'argent. (Duclaux, Ferments el maladies, Paris, 1882, p. 47.)
Faut-il s'étonner après cela de la susceptibilité particulière que les microbes du paludisme présentent pour le quinquina ? Il ne nous reste qu'à regretter que cette susceptibilité ne soit pas égale à celle de l’aspergillus pour les sels d'argent.
Dira-t-on que les fièvres palustres récidivent souvent malgré le sulfate de quinine, et qu'il ne devrait pas en être ainsi si les sels de quinine avaient la propriété de tuer les microbes du paludisme ? Il n’est pas rare de voir la gale reparaître après une ou deux frictions ; le ténia résiste souvent aux ténifuges les plus puissants : à plus forte raison, est-il facile de comprendre que des microbes qui vivent dans le sang, qui se cachent dans les plus fins capillaires de la rate, du foie et de la moelle des os soient difficiles à détruire.
Le sulfate de quinine n'agit pas aussi efficacement sur les microbes aux différentes phases de leur évolution. J'ai déjà eu l'occasion de dire que les corps kystiques n° 1 résistaient beaucoup mieux, beaucoup plus longtemps que les filaments mobiles à la médication quinique. La fréquence des rechutes de fièvre intermittente s'explique d'autant plus facilement qu'on se contente en général de prescrire quelques doses de sulfate de quinine pour couper la fièvre, et qu'on ne fait rien pour empêcher la repullulation des microbes.
D'après Binz le sulfate de quinine aurait la propriété d'arrêter les mouvements amiboïdes des leucocytes ; cette propriété, si elle existait réellement, serait très préjudiciable dans le traitement du paludisme, puisque ce sont les leucocytes qui sont chargés de purger le sang des éléments parasitaires; heureusement il n’en est rien : il résulte des recherches de Hayem et
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