‹ Traité des fièvres palustresChapitre 156 sur 166 · CA à . 1 Te 1 Re x». * ee" ” Qu à À #4 £ É ù * à < dr · texte numérisé non relu

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Une des mesures prophylactiques les plus utiles contre l’endémie palustre sera donc de faire arriver dans les localités paustres de l’eau prise dans des localités saines.

En dehors du desséchement du sol et de la culture, existe-t-il d’autres moyens d’assainir des localités palustres ?

M. d’Abbadie a signalé l'influence des soufrières sur le paludisme; il résulte des faits cités par cet observateur que les émanations sulfureuses qui se produisent au voisinage des soufrières ont des effets très favorables dans les pays à malaria

(Communic.à l’ Acad. des sciences, séance du 18 septembre 1882). Cette action de l'acide sulfureux s'explique bien, étant donnée la nature parasitaire des fièvres palustres. Il ne semble pas malheureusement que l’on puisse l'utiliser pour la prophylaxie générale du paludisme.

La terre et les plantes prises dans une localité palustre, peuvent lrès probablement, lorsqu'elles sont transportées dans une localité jusqu'alors indemne de paludisme, mais qui présente des conditions favorables à son développement, faire naître cette endémie.

Il serait donc possible dans certaines conditions spéciales, de prendre des mesures pour empêcher l'importation du paludisme d’une localité dans une autre, comme on prend en ce MmOment des mesures pour s'opposer à l'importation du phylloxéra de France en Algérie.

Le paludisme tend à décroître à mesure que le monde se civilise et se peuple davantage, à mesure que la richesse augmente, que les travaux d’art se multiplient, et que la culture du sol fait des progrès ; mais il dispose encore de très vastes domaines, non seulement en Afrique, en Asie et en Amérique, mais en Europe même, au centre des pays les plus civilisés.

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