PRÉDISPOSITIONS INDIVIDUELLES 13 FN, ‘A
ardentes (pernicieuses délirantes et comateuses) ; le régiment | de Gray, en quartier près de Bois-le-Duc, eut jusqu'à deux cens À : " ‘,
soixante malades, ce qui était plus de la moitié de l'effectif et à %
la fin de la campagne il n'y avaiten tout que trente hommes qui se fussent toujours bien portés; le régiment de Johnson, à Nieuland, et les fusiliers écossais qui se trouvaient à Dinther, |
comptaient leurs malades par centaines. (Pringle, op. ert., p.34.)
Jamais peut-être désastre militaire causé par le paludisme ne
fut plus complet que celui qui suivit le débarquement des j Anglais au mois d'août 1809 dans l'île de Walcheren. Du 98 août È au 23 décembre, sur un effectif de trente-neuf mille deux cent 4 dix-neuf hommes, quatre mille cent soixante-quinze suc- ; combèrent aux fièvres ; du 21 août au 18 novembre, le nombre
des admissions aux hôpitaux, récidives comprises, s'élevait à 1% vingt-six mille huit cent quarante-six ; vers la tin de décembre 3
1809, après la rentrée des troupes en Angleterre on comptait . encore onze mille cinq cent trois hommes atteints de maladies de Walcheren. L'armée anglaise avait été vaincue avant de combattre, elle n'eut que deux cent dix-sept hommes tués à l'ennemi.
Les armées en campagne dans les plaines du bas Danube ont été bien souvent éprouvées par les fièvres palustres qui, en s’unissant probablement au typhus ou à la fièvre typhoïde, ont produit ces graves épidémies qui sont connues sous le nom de fiéore hongroise. Pendant la guerre turco-russe de 1877 à 1878, il y a eu dans l'armée russe du Danube : cent quarante mille cas de fièvres palustres et mille quatre-vingt douze décès par celle cause.
En 1828, pendant la campagne de More, et en 1839, pendant la guerre d'Italie, les fièvres palustres ont régné avec une grande
MA a -
14 ÉTIOLOGIE
fréquence dans notre armée. L'armée française était entrée en Lombardie à la fin d'avril et au commencement de mai 1859 ; dès les premiers jours de juillet et jusqu’à la fin de septembre, écrit M. Cazalas, toutes les maladies se confondirent en un seul type, caractérisé surtout par la fièvre rémittente simple ou compliquée d'état typhoïde. (Cazalas, Maladies de l'armée … d'Italie. Rec. mém.de méd. milit., 1864.) |
Le Pendant les premières années de la conquête de l'Algérie, le gi paludisme a fait un très grand nombre de victimes parmi no0S soldats. L'endémo-épidémie était particuliérement grave dans la plaine de la Metidja et à Bône. En 1833, on perdait à Bône plus de onze cents hommes. Il faut dire qu'au début de la conquête de l'Algérie, nos médecins, imbus des idées de Broussais, ne connaissaient gucre du paludisme que la fièvre intermiltente et savaient mal se servir du sulfate de quinine ; Maillot sut heureusement réformer leur thérapeutique défectueuse: il montra que les continues palustres étaient justiciables du sulfate de quinine comme les fièvres intérmittentes, et les bons effets de cette réforme ne tardérent pas à se faire sentir ; la mortalité, qui était de 1 sur 3 à l'hôpital de Bône, descendit rapidement à 4 sur 20, (Maillot, Traite des fièvres intermittentes, Paris, 1836. — Hntin, l'Épidémre de Bône en 1835,
Paris, 1882, extrait de la Gazette médicale de l'Algérie.) Toutes les causes déprimantes, débilitantes : fatigues, excès de toute sorte, anémie résullant de privations ou de maladies antéricures, etc.…., prédisposent au paludisme. | Non seulement les individus affaiblis, anémiés par quelque maladie antérieure prennent plus facilement la fièvre palustre
bue les individus en parfaite santé, mais chez eux on observe en sutre que les fièvres sont extrêmement rebelles.
PRISDISPOSITIONS INDIVIDUELLES 15
Cette action des causes débilitantes est bien en rapport avec
l'idée du parasitisme des fièvres palustres ; la plupart des para-
sites se développent de préférence sur les organismes affaiblis ; le muguet, le pityriasis versicolor ne se montrent guère que
chez des individus dont la vitalité est déjà notablement affai-
férence sur le tronc des arbres malades ; les helminthes ee Lis
blie, de même que les mousses et les lichens croissent de pré-
développent volontiers dans les intestins des enfants malingres, misérables ; les poux pullulent avec une facilité singulière chez es vieillards cachectiques, si bien que pendant longtemps on a admis leur génération spontanée. Il semble, comme l'a dit M. Pasteur, que la vie repousse la vie qui veut se greffer sur
elle; quand un être s’affaiblit,il devient facilement la proie des
parasites qui l'assiègent.
Les hommes appartenant à toutes les races sont sujets au paludisme, il y a cependant des degrés ; il est certain, par exemple, que la race noire présente une résistance beaucoup plus grande au paludisme que la race blanche ou caucasique.
En 1841, trois navires anglais, l'Albert, le Wélberforce et le Soudan,remontèrent le Niger ; les équipages se composaient de cent quarante-cinq blancs et de cent cinquante-huit nègres : un mois après l'entrée dans le Niger, cent trente blancs sur cent quarante-cinq étaient atteints de fièvre; quarante succombérent; des cent cinquante-huit noirs, onze seulement eurent de légères atteintes de fièvre palustre, aucun ne mourut,
Sur les cent cinquante-huit nègres, cent trente-trois apparte-
naijent à la côte d'Afrique: c’étaient suriout des Kroomen;
aucun de ces nègres africains ne fut malade. Les vingl-cinq
autres noirs étaient originaires les uns des Indes occidentales, les autres des États-Unis, et ils avaient passé quelque temps en
Été
PRISE tin :
CU ÉERS.
ee ee eee
ds
ses fers
Lu Re
ne 2 à 7 æ
noie RCE PT A
Se
ñ Let
rs,