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48 | ÉTIOLOGIE
(Bombay): mille sept cent neuf entrées pour fièvre intermittente, et sept cent quatre-vingt-quatre pour fièvre rémittente ; la mortalité a été de 1,43 sur 100 admis pour fièvre intermittente et de 37,2 sur 100 admis pour fièvre rémittente.
En Algérie, j'ai souvent constaté le paludisme chez les Arabes; il n’est pas possible d'apprécier exactementle degré de fréquence relative des fièvres palustres chez les Européens et chez les indigènes, ces derniers ‘échappant presque toujours à l'observation ; mais on peut dire d’une façon générale que les Arabes,
s'ils sont sujets comme nous au paludisme, ont néanmoins une force de résistance et une tolérance pour l'agent morbigène
que ne possèdent pas les Européens ; le paludisme prend presque toujours chez les indigènes des formes moins graves et
moins aiguës que chez les Européens. La continue palustre et les accidents pernicieux sont rares chez les Arabes, qui cepen-
dant se soignent très peu et très mal; par contre la cachexie palustre est très commune dans les tribus qui occupent des localités malsaines ; il n’est pas rare de rencontrer des indigènes dont la rate estextrêmement volumineuseet quicontinuent à se livrer à des occupations souvent très fatigantes.
Le paludisme s’observe à tous les âges, il n’est pas rare chez les jeunes enfants, it paraît même probable qu’il peut être transmis par la mère au fœtus ; J. Frank, Stokes, Boudin ont admis ce fait comme démontré ; il existe dans la science des observations, assez rares il est vrai, de paludisme chez des nouveau-nés dont les méres étaient atteintes de fièvre intermittente. Les faits de Sue et de Hawelka (cités par Bouchut, Traité des maladies des nouveau-nés), ceux de Playfair et de Duchek (cités par Griesinger), ceux de Bobhn et de Bureau (cités par M. le D' Leroux, Reoue de Médecine, 1882, p, 369-573) parais-