‹ Traité des fièvres palustresChapitre 19 sur 166 · PALUDISME CONGÉNITAL · texte numérisé non relu

PALUDISME CONGÉNITAL

sent très probants, « Playfair rapporte l'observation d'une

femme qui, pendant sa première grossesse, était atteinte tou Ke les quinze jours d'accès répétés de fievre intermittente ; l'enfant, à la naissance, présentait une rate tellement hyper trophiée D * que son extrémité inférieure atteignait l’ombilic; l'enfant n'eut

point de fièvre jusqu'à l’âge de de maladif. Duchek a observé un cas t

ans, mais ilétait pâle et

it semblable ; len-

fant, mort peu de temps après la issance, présentait une tumeur splénique pigmentée et du pigment dans le sang de la veine-porte. » (Griesinger, Traité des maladiesinfectieuses, deuxième édition, 1877, p. 20.) Il serait très intéressant de répéter cette observation et de constater l'existence des éléments pigmentés caractéristiques du paludisme dans le sang des nouveau-nés et dans les viscères des mort-nés dont les mèr sont paludiques ; dès aujourd’hui on peut admettre l'existen du paludisme congénital comme très probable.

M. le Dr Leroux, dans l'excellent mémoire qu’il a publié sur le paludisme congénital (Reoue de médecine 1882, p.661.— Voyez aussi Verneuil. Méme recueil, 1882), émet l'opinion que l’exis-

tence du paludisme congénital paraît être en désaccord avec l'idée de la nature parasitaire de la maladie ; ilest certain que s’il était démontré que le père peut transmettre le paludisme à son

enfant, la théorie parasitaire du paludisme en serait fort ébranlée ; ER | mais il n'existe aucun fait probant à l'appui de cette opinion. “ Dans tous les faits connus il s'agit de mères qui, atteintes de %

fièvre intermittente pendant leur grossesse, ont accouché d'enfants qui présentaient les signes du paludisme; or on comprénd très bien que des parasites qui ont inirès petit volume et qui s'accolent intimement aux corpuscules rouges du puissent passer de la mère au fœtus. MN T-Straus e et hani-

PE

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