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ralion. Prag. Viertelj., 1856). Les altérations macroscopiques*
sont celles de la pneumonie chronique interstitieile, ou indu-
ration grise, ardoisée des auteurs (Andral, Grisolle, Charcot).
Le parenchyme pulmonaire est induré, résistant, d’une teinte grisâtre, marbrée ; le tissu pulmonaire transformé présenie une résistance fibreuse au scalpel, et on distingue sur les coupes de nombreux tractus fibreux, blanchâtres. Les bronches sont souvent dilatées et ulcérées. Il n’y a pas traces de granulations tuberculeuses ni de foyers caséeux. |
L'examen histologique fait sur des coupes préparées par le procédé ordinaire permet de constater queles altérations portent principalement sur la trame conjonctive du poumon, mais qu’il
existe aussi des modifications intéressantes de l’endothélium
pulmonaire.
a) Altérations de la trame conjonctive. La charpenie du
tissu conjonctifdu poumon, si délicate à l’étatnormal, prend un as-
pect massif tout à fait caractéristique ; le tissu conjonctif S'infiltre d'éléments embryonnaires en grand nombre et ces éléments ne tardent pas à subir la transformation fibreuse; la cirrhose est à la fois périlobulaire et intralobulaire ; chaque lobule présente à Sa circonférence un anneau fibreux, au centre on voit un deuxième anneau qui entoure la bronchiole centrale et l’artériole qui l'accompagne. Les cloisons alvéolaires épaissies également forment une espèce de stroma embryonnaire d’abord, puis fibreux. Les mailles de ce stroma correspondent aux alvéoles pulmonaires considérablement rétrécis et transformés comme nous allons le voir; çà et là des amas de pigment.
b) Altérations de l'endothélium pulmonaire. Sur certains points l’endothélium pulmonaire est peu altéré, il présente seulement les traces d’un processus inflammatoire : les noyaux.
noyaux de pneumonieinterstitielle, et il signale l'existence au
libres, en voie d'élimination. Presque partout les alvéoles pul-
PALUDISME CHRONIQUE x à 97
cellules endothéliales sont saillants, au centre de la cavité
éolaire on trouve quelques grandes cellules granuleuses
é 2. CA monaires ont subi les transformations suivantes; les cavités #4 hu , alvéolaires rétrécies se présentent sur les coupes, tantôt sous PS l'aspect d’orifices arrondis tapissés d’un épithélium cylindrique Ÿ régulier, tantôt sous celui de canaux ou de culs-de-sac commu- * te
niquant entre eux et munis également d’un revêtement régulier # pe de cellules épithéliales cylindriques. Les cellules épithéliales cylindriques qui tapissent les alvéolesont en général un diamètre
vertical à peine supérieur au diamètre transverse (épithélium cubique) : sur quelques points cepe x royal vertical 0
. ne :
des cellules est notablement supérieur èbre transverse - ‘x <1: 1424
et l'épithélium est franchement RTE haque cellule Le. un os qui se colore en rose vif pags le
d'élimination. (A. Laveran, Cirrhose pulmonaire ee.
Société médicale des hôpitaux, 26 décembre 1879.)
La transformation de l'endothélium pulmonaire en épithélium à cellules cylindriques n'est pas spéciale à la pneumonie . chronique d'origine palustre. Thaon (Thèse, Paris, 1873) parle de {a transformation de l'endothélium pulmonaire en épithélium cubique dans {a bronchopneumonie tubereuleuse. Charcot a vu cette transformation se produire très rapidement dans un
cas de bronchopneumonie chez un nouveau-né. M. Martin, en re injectant des substances irritantes dans les veines jugulaires, |
de manière à produire des embolies capillaires de l'artère pul- 4 monaire, a donné naissance chez quelques animaux à des 4
LAVERAN, FIÈVRES PALUSTRES, 7