‹ Traité des fièvres palustresChapitre 40 sur 166 · MODE D'EXAMEN · texte numérisé non relu

MODE D'EXAMEN

ensuite sur la goutte de sang de manière à former d'abord un angle de 45° environ avec la lamelle porte-objet, puis on abaisse rapidement en même temps qu'on la fait glisser sur la lamelle porte-objet de façon à ce que le sang s'étale sans interposition de bulles d'air.

La préparation vue par transparence ne doit présenter qu’une teinte très pâle, si la couche de sang est trop épaisse on presse Jégèrement sur la lamelle couvre-objet en ayant soin d’essuyer le sang qui vient sourdre sur les bords de la préparation, il faut éviter d'exercer une pression trop forte qui pourrait détruire les éléments parasitaires ou du moins altérer leur aspect et les déformer.

Au début de mes recherches je prenais toujours la précaution de border mes préparations à la paraffine ; cette | précaution n’est pas indispensable ; le sang se dessèche rapidement sur les bords de la préparation surtout quand Pair est chaud et très sec, et il forme lui-même un enduit solide qui empêche les parties centrales de se dessécher; au bout de vingt-quatre ou de quarante-huitheures on constate le plus souvent que les parties centrales des »réparations ainsi faites sont encore à l’état liquide. En bordant à la paraffine, on supprime, il est vrai, les mouvements que l’évaporation, si lente qu'elle soit, détermine souvent parmi les hématies, ce qui est un avantage incontestable: de plus les préparations qui sont bordées à la paraftine sont bien plus faciles à examiner à l'aide des objectifs à immersion que celles qui ne le sont pas; la goutte d’eau déposée sur la lamelle couvre-objet pouvant, dans ces dernières, se mélanger au sang et détruire la préparation au moment où l'examen présente le plus d'intérêt.

Le sang doit être examiné pur, sans mélange d’aucun liquide,

ne.

c'est dans le sérum du sang que les parasites du paludisme vivent le plus longtemps après leur sortie des vaisseaux; d'autre part en mélangeant le sang à un liquide quelconque on produit une dissémination des éléments parasitaires qui rend : leur recherche plus difficile que dans le sang pur. Chez les. paludiques le chiffre des hématies est toujours au-dessous de la moyenne et parfois iltombe très bas, ce qui facilite l'examen.

n’y à aucun avantage à prendre dü sang pour l'examen sur telle partie périphérique du corps plutôt que sur telle autre, ce qui se comprend sans peine, puisque le sang circule. Si on pouvait facilement, sans danger pour le malade, recueillir du sang dans la rate, il ÿ aurait sans doute avantage à le faire; l'anatomie pathologique nous enseigne en effet que là rate est le siège d'élection des parasites du paludisme comme des bacilles du charbon. Plusieurs observateurs italiens ônt pratiqué chez les paludiques des ponctions de la rate, et ils n’ont eu, je crois, à enregistrer aucun accident; cet exemple était tentant, je ne l’ai pas suivi, estimant qu'un médecin n'a pas le droit de pratiquer une opération qui n’est pas nécessaire et qui peut déterminer de graves complications. |

Les éléments parasitaires peuvent se rencontrer dans le sang provenant des hémorrhagies naturelles : épistaxis, hémoptysies, | hématuries, etc. Je les ai cherchés vainement dans la sérosité des vésiculés de l'herpès labial et dans les urines des paludiques:

3° Mode d'examen des préparations. — Un grossissement de 400 à 500 diamètres suffit pour observer tous les détails des. éléments parasitaires qui existent dans le sang des paludiques ; je me suis servi presque toujours de l’oculaire n° 2 et de l’objectif n° 7 (nouveau) de Verick ; j'ai aussi fait usage de l'ob-

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