‹ Traité des fièvres palustresChapitre 5 sur 166 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

vable dans un milieu artificiel, en dehors de l'économie ; 2° que le parasite puisse vivre et se reproduire sur quelques espèces animales ; or il paraît certain que beaucoup de maladies parasitaires de l'homme ne remplissent pas ces conditions.

A côté des microbes qui, comme la bactéridie char-

__bonneuse, ont une structure très simple, il est des para-

sites beaucoup plus compliqués dont la culture en de-

hors de l'organisme présente de grandes difficultés, si

même elle n'est pas impossible. Je citerai, par exemple,

les filaires du sang, qui sont la cause de l'hémato-chylu-

rie @£ qui accomplissent, dit-on, une des phases de leur

existence dans le corps des moustiques. D'autre part,

beaucoup de maladies de l'homme telles que la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, ne sont pas inoculables aux animaux, et le paludisme semble devoir être rangé parmi ces dernières.

© Nul n'admire plus que moi les beaux travaux de M. Pasteur ; mais je crois qu'il ne faut pas se bercer de l'espoir d'arriver à la connaissance de {ous les parasites, de tous les microbes pathogènes au moyen d'une seule et même méthode.

En 1881, j'ai publié un premier travail sous ce titre : Nature parasitaire des accidents de l’impaludisme ; description d'un nouveau parasite trouvé dans le sang des

malades atteints de fièvre palustre, Paris, 1881. En 1882,

NUS CURE bar nt à CU |

x INTRODUCTION

j'ai résumé mes recherches sur les parasites du palu-

disme dans une communication à la Société médicale des

hôpitaux (séance du 28 avril 1882) et dans un article sur la Nature parasitaire de l’impaludisme, publié dans la Revue scientifique du 29 avril 1882.

Dans ce nouvel ouvrage, je me propose d'exposer avec.

plus de détails que ie n’ai pu le faire jusqu'ici mes re- P que ]J P Jusq b

cherches sur les microbes des fièvres palustres en les.

complétant sur quelques points et de montrer combien la connaissance exacte du microbe pathogène a simplifié l'histoire de ces fièvres.

On peut dire sans exagéralion, ce me semble, que l'histoire du paludisme forme aujourd'hui ‘un des chapitres les plus clairs, les plus précis de la pathologie.

Sans doute il y a encore des inconnues, l’histoire naturelle des microbes du paludisme laisse certainement à désirer; mais les notions que nous avons dès maintenant sur ces parasites sont très suffisantes au point de vue clinique, et c’est ce point de vue surtout qui nous intéresse.

À côté des formes cliniques dont la nature n’a jamais été contestée et qui de tout temps ont fait partie du domaine du paludisme : fièvres intermittentes, accidents pernicieux, cachexie palustre, il en est d’autres en assez grand nombre dont les relations avec le paludisme n’ont jamais été bien définies. Il me suffira de citer les nom-

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