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208 MICROBES DU PALUDISME ment n'a pas saraison d'être pour des espèces aussi radicalement | différentes.
J'ajouterai seulement ceci: en 1882, lors de mon voyage à Rome, M. Marchiafava, professeur d'anatomie pathologique et collaborateur de M. Tommasi Crudeli, a bien voulu me montrer dans du sang extrait des veines depuis plusieurs. heures quelques-unsdes bacilli qui d’après MM. Klebs et Tommasi Crudeli sont la cause des accidents du paludisme, et je puis
certifier, que ces bâtonnets légèrement renflés à leurs extrémités, n’ont absolument rien de commun avec les parasites que j'ai trouvés dans le sang des paludiques, notamment avec les éléments que j'ai désignés sous le nom de filaments mobiles. Ces filaments mobiles se rapprochent plus des vibrions que des autres schizophytes; mais ici encore les différences sont nombreuses : lorsque les vibrions ont les dimensions de ces filaments (21 à 28 millièmes de millimetre de long), ils se composent presque toujours de plusieurs articles, et je n'ai
jamais observé de divisions transversales des filaments mobiles;
les vibrions sont animés d’un mouvement ondulatoire très uniforme, tandis que les mouvements des filaments mobiles sont extrêmement vifs et aussi variés que peuvent l'être ceux d’une anguillule, enfin les vibrions ne vivent pas, que je sache, à | l'état enkysté.
Faut-il s'étonner si le parasite du paludisme ne rentre pas, comme celui du charbon ou de la fièvre récurrente, dans la classe des schizophytes ? J'avoue que je ne comprends pas la surprise que quelques naturalistes ont témoignée à ce sujet; les parasites susceptibles de se développer dans notre économie appartiennent aux espèces les plus variées, la trichinose et la filariose, qui sont des maladies ayant, comme le
E ( paludisme, le caractère de malad es Rule ne gi pas 4 À duites par des schizophytes, mais par des êtres d'une he . sation plus complexe et plus élevée. se. : Ph À
Ilme paraît probable que les microbes du paludisme doivent un
re classés parmi les protistes ou protozoaires certains pro- ; “AE
listes présentent du reste la double forme enkystée et libre 25 © qu'on observe dans À parasites du paludisme, 10
, imicrobe du paludisme, cenomavaitl'avanta ge derappelerle mou-
L £- Aie 1 ET avais proposé le nom d'oscillaria malarice pour désigner le :
” . 4 * vement oscillaloire très remarquable que les filaments mobiles |
Ô impriment souvent aux corps n° 9, elaussi la ressemblance qui 2% existe entre les filaments mobiles et certaines oscillariées. Cette 14
£ é . rit ee , s$ , . Ÿ * dénomination a été critiquée ; j'y renonce d'autant plus volon- x
tiers que les oscillariées sont classées aujourd'hui parmi les vé-
gélaux, et que les parasites du paludisme me paraissent appartenir au règne animal bien plutôt qu'au règne végétal ; les mouvements si vifs et si variés des filaments mobiles
8 donnent évidemment à l'observateur l'idée d’un animaleule; il
fut aussi noter que les sels de quinine qui tuent rapidement
Nes! iicrobes du paludisme ont une action toxique très éner- EE
| | gique sur les protistes, tandis qu'ils n'agissent ni sur les | ne.
champignons, ni sur les algues, ni sur les bactéries ou vibrio- 3
; niens, au moins aux doses qui suffisent pour détruire les mi- | 1 ? | crobes du paludisme. (V. chapitre 1x, Traitement, action du
1 4 sulfate de quinine.)
di 4;
bn tolec: à fai & Le
LAVERAN, FIÈVRES PALUSTRES.
PS