ES UM
inflammatoire, Paris, 1878.) Je n'ai pas eu l'occasion d'étudier cette question, il serait donc très imprudent à moi de formuler ici un avis; je me bornerai à constater que la plupart des médecins qui ont observé au Sénégal et aux Antilles, n’admettent pas la fièvre bilieuse mélanurique comme entité morbide distincte de la fièvre bilieuse hématurique.
Pendant toute la durée demonséjouren Algérie, je n’ai observé qu'un cas de fièvre bilieuse pouvant être rapporté à la bilieuse hématurique bien qu'il n’y ait pas eu d'hématuries dans ce cas.
Il s’agit d’un soldat qui entrait à l'hôpital militaire de Constantine le 3 juillet 1883, dans le service d'un de mes collègues, pour fièvre intermittente, compliquée de vomissements bilieux incoercibles et d'épistaxis très abondantes. Dès le 4 juillet, la peau et les sclérotiques prenaient une teinte ictériqué, qui augmentait rapidement. L'anurie était complète dès le jour de l’entrée, et elle persista jusqu’à la mort, qui se produisit le 7 juillet. L'autopsie révéla : 4° les altérations caractéristiques du paludisme aigu : état diffluent de la rate, teinte brunâtre de la rate et du foie, existence d'éléments pigmentés en grand nombre dans le sang, principalement dans les petits vaisseaux de la rate et du foie ; 2° des hémorrbagies rénales interstitielles occupant des deux côtés la presque totalité de la substance corticale ; la vessie vide fortement rétractée, ne renfermait pas une seule goutte d'urine.
L'altération des reins observée dans ce cas présente évidemment la plus grande analogie avec celle qui se rencontre d’or-
dinaire dans la bilieuse hématurique, et qui a été décrite par
Pellarin sous le nom d'apopleæie des reins. (Archives de
médecine navale, 1865.) On comprend facilement que Îles éléments parasitaires en
TE, ai 2 Lis
s'accumulant dans les capillaires des reins, ét notamment dans les glomérules de Malpighi, puissent déterminer des hémorrhagies d'une part, et d'autre pert une anurie plus ou moins complète. | +
ACCÈS PERNICIEUX GASTRALGIQUE, CARDIALGIQUE. —- Forme rare, comparée aux précédentes. Le malade, qui est toujours un paludique ayant eu précédemment une ou plusieurs atteintes de
fièvre, éprouve à l’épigastre une sensation extrêmement dou-
loureuse de brûlure, de déchirement ou de torsion : la face exprime l'anxiété ; le malade, replié sur lui-même, se répand en plaintes continuelles et seroule dans sonlit, souventil est pris de vomissements ; au bout d'un temps variable, les douleurs se calment, et l'accès se termine en général par des sueurs abondantes.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur le pronostic de ces accidents. Maillot déclare qu'il n’a jamais vu l'accès gastralgique se terminer par la mort. Haspel et L. Colin rangent, au contraire, la pernicieuse gastralgique ou cardialgique parmi les plus redoutables. La mortse produit dans l’algidité.
Je n’ai observé qu'une fois: l'accès pernicieux gastralgique (observation XXXVIIL accès du 5 novembre 1880). Le malade, qui venait de faire une fièvre continue palustre grave avec état typhoïde, fut repris tout à coup de fièvre, et le ‘début de cette rechute fut marqué par une crise très forte de gastralgie. La douleur épigastrique était si vive, qu'elle arrachait des plaintes continuelles et des gémissements au malade ; les efforts de vomissement élaient incessants et très pénibles ; les matières vomies, composées d’abord de débris d'aliments et de bile, étaient, en dernier lieu, mélangées à une grande quantité de
dire CRE a on pres
AOCÈS PERNICIEUX | 28) était très petit, très fréquent. Les accidents se | idement, Jens penraaroir donné de vives À a: Ms qe RE) ; ÉIQuE. î L'accès Re est plus rare enà core q un in n' n trouve qu'un très petit nombre pi quelques-uns ne le mention-
| d'observations dans , É
. nent me as ; je n'en ai recueilli pour ma part qu'un rvation XL). Le malade, qui avait eu déjà plu-
s de fièvre intermittente, fut pris, le 10 août 1882, c ‘un nouvel accès de fièvre, et c'est pendant le cours de cet accès que j'eus l'occasion de constater les symptômes sui
De
| vais: anxiété très vive, sensation de constriction très forte à LR :
T4 3, base de la poitrine, le malade, assis dans son lit, respirait
k : à grand’ peine, il lui semblait qu'il allait étouffer. LR : L'examen des organes thoraciques ne révélait cependant rien ve 4 d'anormal, sauf l'accélération des battements du cœur. Sie ac. ÿ cidents disparurent rapidement avec l'accès de fièvre.
Chez un autre malade, j'ai observé, à la suite d’un accès pernicieux, une hémoptysie assez abondante. ROMAN 4x