‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 13 sur 103 · PALUDISME CHEZ LES AMMAUX · texte numérisé non relu

PALUDISME CHEZ LES AMMAUX

{Article danubienne {région) ; in Diction, encyclop. des Se. méd., \^ série, t. XXV, p. 594.)

Il n*y a pas, ce me semble, de motif suffisant pour voir dans cette hématurie des bœufs une forme du paludisme; il est bien probable qu'il s*agit d*une maladie parasitaire que les bœufs contractent dans les marais, mais qui est produite par d'autres parasites que ceux du paludisme.

Des bestiaux sont malades dans une localité marécageuse, on en conclut qu'il s'agit du paludisme, comme si le marais n'était pas un milieu très favorable à l'éclosion d'autres maladies et s'il ne produisait que le paludisme. On ne devra admettre l'existence du paludisme chez les animaux qu'après que le microscope aura démontré que les altérations du sang qui caractérisent le paludisme chez l'homme, peuvent se rencontrer chez les animaux. Lorsque j'étais en Algérie, j'ai demandé souvent à des vétérinaires dem'envoyer des fragments du foie et de la rate des animaux qu'ils soupçonnaient d'être morts de paludisme ; j'ni fail l'examen histologique des pièces anatomiques, en petit nombre, qui m'ont été remises, et je n'ai iamais constaté dans les petits vaisseaux du foie ni de la rate les éléments pigmentés qui, comme nous le verrons plus loin sont si caractéristiques du paludisme.

Des faits qui précèdent on peut conclure que l'existence du paludisme chez les animaux est encore à démontrer; il est intéressant de constater en outre que si les animaux domestiques qui vivent dans les marais jouissent d'une véritable immunité pour les fièvres palustres, ils contractent souvent dans ce milieu des maladies parasitaires : charbon, cachexie aqueuse, bronchite vermineuse, tournis, et que la plupart de ces maladies épargnent l'homme comme le paludisme épargne les animaux.

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Ce lait qu(! le paludisme est une maliidie paHiculifTe Ji riiomme, s'accorde donc très bien iivecl'idée.'de parasitisme, chaiiueespt'ce animale ayant ses parasites qui souvent sont incapiililes de vivre sui" d'autres espèces.

Le marais constitue un milieu essenliellemeiit propre au développement et ii h propagation des maladies parasitaires; aux parasites déj}\ cités nous pouvons ajouter encore la lilaire de Hédine, l'hêmopis sanguisuga, les ligules, qui se développent dans le péritoine de certains poissons, les tanches en particulier, et qui à certains moments déterraiuent une mortalité considérable che?. ces poissons. Ces vers, qui sont privés d'organes sexuels pendant leur séjour dans le péritoine des tanches, n'arrivent à l'état parfait que dans le lube digeslil' des canards, après avoir été absorbés par ces volatiles en mf^me temps que les poissons qui les renferment. (Ductiamp, cité par Magnin. Tlièse, Paris 187(i, p. 17.)

On trouve souvent des filaires en grand nombre dans le sang des grenouilles; j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'observer ce fait, alors que j'étudiais la circulation du sang dans la membrane interdigilale, dans \e mésentère ou dans le poumon des grenouilles à l'aide de l'appareil d'Holmgren et que je cherchais il vérifier les fait.^ annonces parCoiinhcim relativement à la diapédèse des globules blancs.

M. Mégnin a signalé récemment une épidémie qui régnait sur les gardons dans certaines pièces d'eau, épidémie produite par une algue microscopique qui se développe sous forme de moisissure d'un gris sale et d'une consistance gélatineuse sur la tête et surtout sur les yeux de ces poissons. La cornce devient opaijue et les gardons aveugles ne pouvant plus pourvoir îi leur subsistance meurent de faim. {Société de biologie.

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