‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 16 sur 103 · PARASITES DU PALUDISME. HISTORIODE · texte numérisé non relu

PARASITES DU PALUDISME. HISTORIODE

HM. Van den Korput et Hannon ont eu dessccèsde \'\!-.\rp intertnîtteale, après avoir couché dans une chambre è ci^it- de vases dans lesquels ils cultivaient des algues de différt?!!!!;» espèces, notamment des oscillariées. (Journ. de méd. et ilc ch/r. de la Soeiélédeate. méd. de Bruxelles, iWà, 42* vol., p ?im et *97.)

Le D* SchOrtz (de Zvïickau) a vu la fièvre inlermittenlr> sp développer, en dehors de tout foyer d'endémie palustre, iljr';' un naturaliste qui se livraità l'élude des cryptogames et qm nvail dans sa chambre à coucher vingt-quatre soucoupes renimiMnl des oscillariées en voie deculture. {Archio. derHeilkundc X^m. p. 69.) Ces Taits viendraient à l'appui de l'hypothèse émiM' pur Hallier sur la nature des parasites du paludisme, si on pniviiil démonirer que les vases dans lesquels ces naturalistes niiiivaient les oscillariées ne renfermaient pas un grand iminhrid'autres espèces animales et végétales ; mais c'est le c*iiiii;iiie qui est probaole, pour ne pas dire certain.

Le D'Baleslraa trouvé constamment dans l'eau des iii,u';iis Pontins, outre un grand nombre d'inrusoires, une algiic '(u il ^i renconlrëeégalementdansl'airdes localitésinsalubres rt <|iii lui parait 6tre la cause des accidents du paludisme. «Celte aigu >' surnage à la surface de l'eau ; elle est irisée si elle est jeuniMi i'<'produit l'apparence détaches d'huileX'est seulement quiunl < lli' se trouve au contact de l'air.expoEée aux rayons solaires n piv" sence de végétaux en décomposition, qu'elle se dévelopi'i i;i{iidément en laissant dégager de petites bulles gazeuses l.is spores très nombreuses sont ovoïdes, d'un jaune-verdiliM'. mesurant 1 millième de millimètre. Balestra a retrouvé les ^\<m-e< et lessporanges de cette algue dans l'eau produite par la rnii<l<'iisation de la vapenr d'eau à lasurface des marais. {Communie, mi

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Congrès médical de Florence en 1869, et à V Académie des sciences le 18 juillet 1870.) Il est très difficile de dire exactement quelle est l'algue décrite parBalestra; il s'agil en tous cas d'une espèce différente des palmelles de Salisbury. Balestra ne fournit d'ailleurs aucune preuve des propriétés fébrigènes de cette algue.

Selmi a communiqué également au congrès de Florence, en 1869, des recherches faites dans les localités palustres aux environs de Mantoue ; il a constaté que la vapeur d'eau condensée sur les parois d'un appareil Moschati donnait lieu, au bout de quelque temps, à un dépôt blanc formé par des algues de nature indéterminée.

MM. Balestra et Selmi ont cru pouvoir conclure de leurs recherches que l'agent du paludisme était une algue, conclusion hâtive et qui n'était pas appuyée de preuves -suffisantes, car la présence de spores en grand nombre dans une localité palustre ne suffit pas à démontrer que ces spores sont la cause des accidents du paludisme.

Gunningham a fait à Calcutta des recherches intéressantes sur les microbes de Tair, et il n'a pas réussi à découvrir de connexion entre la présence et l'abondance dans l'air de tel ou tel microbe etle développement des fièvres pnluslres^ (Microscopie examinations ofair hij D, Douglas Cannm^Aam. Calcutta 1872.)

Lichtenstein qui a procédé à une analyse microscopique minutieuse de l'air des rues de Berlin, croit, comme Ehrenberg, à l'innocuité des spores végétales, mais il fait de sérieuses réserves sur le rôle pathologique des infusoires et des bactéries (Berliner Klinische Wochenschrift, 187i.)

En 187â, pendant le congrès médical de Lyon, une commission composée de MM. Colrat, Magnin et Fochier, fut nommée pour rechercher dans les étangs des Bombes les palmelles de Salis-

PABASlTliS DU PALUDISME, HlSTOHIyli; ',[

bury. " Nous trouvâmes, dit M. Magniii, sur les bords tjt■^ étangs visités par nous près de Villars, des algues répondiini assez exactement aux palmelles de Sallsbury, autant du moi n> que leur description imparfaite permet une identification. Magnin. Reeherchen géologiques botaniques et sialistiqaif:< sur l' impaludisme dans les Dambes, TIièsr, Paris, 1876, p. %. Cette algue, quiserait le chlorococeum coceoma ou palmet/n cQccoma,iHé rencontrée, dit M. Magnin, dans beaucoup d'endroitsoù ne régnent pas les lièvres; des plaques déterre recotiverles de cette algue et transportées dans diverses tiabitations de Lyon n'ont jamais déterminé d'accès de fièvre chez les per sonnes qui occupaient ces habitations. M. Magnin conclut qin' les palmelles ne sont certainement pas les ageuls de la fiËvi <' palustre. (Thèse citée, p. 99.)

M. le D' Corre, qui afait l'analyse .microscopique des eain stagnantes et de l'air de quelques localités insalubres de h cûle occidentale d'Afrique, nolammentde Saint-Louis au Séni gai, a constaté que l'oii trouve dans toutes les localités oïi n>guf' la malaria, partout où il existe des eaux croupissantes, di"^ palmellées et des ôscillariées; il a vu aussi que certaines furmcs dominaient dans l'air au moment de constitutions médi cales particulières. M. Corre n'essaye pas du reste dedéterminn d'une façon précise quel est, parmi tous les organismes mi croscopiques qu'il a décrits et figurés {Arehiceade médecin' naoate, 1877, p. 430] le véritable parasite de la fièvre palustre, d la conclusion de son travail montre combien il reste indécis " Les observations qui précèdent semblent fournir, écrit-il, un nouvel appui à la théorie des miasmes llgurés. <•

M. le D'Corre fait remarquer avec raison que la présence de spores dans la salive,dans les urines et dansia sueur des malade-^

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donnée par Salisbury comme une preuve de la pénétration des palmellesdans rorganisme,ne prouve absolument rien, attendu que ces spores viennent directement du milieu extérieur et qu'on ne les retrouve pas dans le sang.

« C'est dans le sang, dit M. Corre, etdans le sang préservé de tout contact avec l'air, dans le sang recueilli par piqftre pendant la vie et aussitôt soumis à l'examen microscopique, qu'il con* vient de chercher la preuve affirmative de l'intoxication paludéenne par les éléments figurés des eaux et de l'air des marais. » {Loe. eit, p. 459.)

Le D' Fr. Eklund a décrit sous le nom de Umnophysalis hyalina, un champignon qui, d'après lui, serait le véritable parasite du paludisme. (iVo^ese^r/e miasme palustre. Archives de médecine navale, 1878.) Eklund recueillait le limon des marécages et des amas devareebs et deconferves sur les côtes de la mer où les fièvres intermittentessontendémiques, et il plaçait le tout sous des cloches de verre qui étaient exposées au soleil ; c'est dans la vapeur d'eau déposée à la surface interne des cloches qu'il aurait réussi à découvrir le mycélium et les conidies du Umnophysalis hyalina. Le champignon fébrifère se retrouvait aussi dans l'urine et dans le sang des malades atteints de fièvres intermittentes. Ces recherches n'ont jamais été confirmées, et la Umnophysalis hyalina doit être reléguée dans le cadre des parasites apocryphes du paludisme avec les palmelles de Salisbury et Valga miasmaUca de Balestra.

MM. Griffini,Lanzi et Terrigi, Klebs et Tommasi Crudeli, Ceci, ont essayé de résoudre la question de la nature du paludisme par la voie expérimentale ; avant de résumer les travaux publiés sur ce sujet, je crois devoir faire remarquer que la pre-

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