‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 36 sur 103 · ESSAIS DE CONSERVATION · texte numérisé non relu

ESSAIS DE CONSERVATION

terme des éléments parasitaires une goutte d'une sotulioit même très faibie, d'un sel de quinine pour voir ces éléments prendre aussildt leurs formes cadavériques. L'expérience peut se faire de la manière suivanle : on choisit un malade dont le sang est riche en éléments parasitaires et contient nolamment des corps n* 3 munis de filaments mobiles; on recueille du sang de ce malade sur deux outrais lamelles porte-objet. Une des gouttes de sang est examinée pure, afin de constater de nouveau l'existence des éléments mobiles ; aux autres préparations on ajoute une goutte d'une solution de sel de 'luinine au millième, puis on procède h l'examen bistologique. II est facile de constater que les corps n* 1 et n* 2 se déforment rapidement dans les préparations mélangées à des solutions quinîqnes même très étendues, et que dans ces conditions il est impossible de constater l'existence des filaments mobiles.

Nous verrons plus loin que les éléments parasitaires dii-paraissent assez rapidement du sang chez les malades soumise la médication quinique.

Il était très intéressant de chercher à colorer et à consenvr les éléments parasitaires du sang des palndiques. J'ai fait tintis ce sens des tentatives oombreuses» qui ne m'ont pas dount'. je dois le dire, des résultats très satisfaisants.

Les difficultés sont deplusieurs sortes: en premier lieu les l'Ii'ments parasitaires sont en général peu nombreux dans le sim^, aussi lorsqu'on a mélangé le sang à différents liquides pour colorerles éléments parasitaires et pour obtenir des préparatiuns persistantes, il arrive le plus souvent que dansées préparaiions on a beaucoup de peine à retrouver les éléments parasilairr^. En second lieu, les substances colorantes que j'ai employ-es et qui donnent d'excellents résultats pour l'étude des bactiries

iB8 MICROBES DU PALUDISME

colorent très mal les éléments parasitaires du paludisme; enfin les éléments les plus caractéristiques sont assurément les filaments mobiles et leur étude ne peut être faite avec fruit que dans le sang frais et vivant, pour ainsi dire.

Lorsqu'on conserve une préparation histologique de sang pur faite par le procédé indiqué plus haut, eu ayant soin de la border ù la paraffine, on constate qu'au bout de vingt-quatre ou même de quarante-huit heures les éléments pigmentés se reconnaissent encore ; toutefois ces éléments se transforment de plus eu plus, ils deviennent granuleux ; des bactéries se développent dans le sang.

La dessiccation finit par se faire maigre la paraffine, la prépa* ration devient alors transparente, on ne voit plus les hématies, et, des éléments parasitaires, on ne distingue plus que les grains pigmentés.

Lorsque la préparation ne peut pas se dessécher, lorsqu'on .ra bordée par exemple avec de la cire à cacheter dissoute dans l'alcool ou avec du baume de Canada, elle se conserve mieux, mais on constate presque toujours au bout de quelque temps qu'elle devient opaque et qu'elle est envahie par des champignons qui n*ont rien de commun avec les parasites du paludisme.

La dessiccation lente des préparations ne donne donc que de mauvais résultats, il n'en est pas de même de la dessiccation rapide. On recueille une goutte d'un sang riche en éléments parasitaires, on l'étalé sur une lamelle porte-objet de manière à ce que le sang forme une couche très mince et on passe rapidement la lamelle au-dessus de la flamme d'une lampe à alcool de manière & déterminer une dessiccation très rapide* La préparation recouverte avec une lamelle couvre-objet que l'on i\xe

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