FIÈVRES CONTINUES
les localités où règne la malaria, ce qui prouve bien qu'ils ont emporté avec eux le parasite du paludisme.
On observe aussi de véritables récidives chez des malades qui, guéris d'une première atteinte de fièvre, retournent dans les foyers palustres et contractent de nouveau la fièvre; contrairement à ce qui arrive pour la plupart oes maladies infeclienses, une première atteinte de fièvre palustre, loin de donner rinimunifépour le paludisme, crée une véritable prédisposition.
On acherclié à déterminer exactement les intervalles auxquels se font les rechutes dans les fièvres inlerniiltentes des différents types; d*après M. Barudel, la rechute dans la quotidienne se ferait au septième jour, ù partir du dernier accès; dans la tierce, au quatorzième jour; dans la quarte, au vingtième. {Recherches sur les réeidioes et le traitement préoentif des fièvres intermittentes, Rec. mém, de méd, milit.j 1864.)
Il m*a semblé qu*on ne pouvait pas établir de règles précises à cet égard et que la longueur des intervalles d'apyrexle qui séparent les rechutes dépendait surtout : l"" du traitement, qui, lorsqu'il est énergique et bien dirigé peut éloigner beaucoup les rechutes, sinon les supprimer; â^" de Télat général du malade, les rechutes étant beaucoup plus à craindre chez les individus anémiés, affaiblis par les privations ou par des maladies antérieures, que chez ceux dont Tétat général est satii^faisant; Z"" de circonstances accidentelles : fatigues, excès de toute sorte, insolation, qui contribuent fréquemment [i provoquer le retour de la
fièXTC.