OBSERVATION XXXIII
PIBVRB PALUSTRB DB RÉCIDIVB. FIÈVRB CONTINUB MICROBES DU PALUDISlCB
Per..., âgé de vingt-trois ans, soldat au 3* zouaves, entre à l'hôpital militaire de Constantine le il novembre 1882. Per... a deux ans de service, il est en Algérie depuis un an. Depuis Page de quinze ans Per... est sujet aux bronchites, il en souffre presque chaque hiver ; depuis son arrivée en Algérie, il a eu plusieurs rechutes de bronchite, pour lesquelles il a été soigné à l'infirmerie.
Per... a pris la fièvre intermittente pour la première fois le 20 septembre 1882, après avoir été détaché à la garde des forêts; fièvre intermittente quotidienne, accès réguliers qui ont cédé assez facilement au Fulfate de quinine. Per. . . est rentré à Constantine le 1 9 octobre ; la fièvre a reparu le 17 octobre pendant la route de Philippeville à Constantine. Fièvre intermittente quotidienne, trois accès. La fièvre cède facilement au sulfate de quinine.
Nouvelle rechute de fièvre le 5 novembre, en même temps il y a un peu de bronchite. Per... dit n^avoir pris qu'une seule dose de sulfate de quinine du 5 au 11 novembre.
11 novembre. Fièvre très vive, 41%3, à une heure du soir; à quatre
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heures du soir la fièvre persiste aussi forte. Céphalalgie inlease, prostration, faiblesse générale, langue humide, saburraie, diarrhée légère, pas de douleur dans la fosse iliaque droite. Pas de taches rosées. La matité splénique mesure 10 centimètres de haut sur 12 de large. (Diète, limonade, sulfate de quinine 1 gramme le 11 au soir.] Examen du sang fait le 11 novembre, à deux heures du soir : corps n* 2 en assez grand nombre, libres ou accolés à des hématies. leu« cocytes mélanifères.
12 novembre. La fièvre persiste : 39% 7 le matin, 40% 8 le soir. Insomnie. Céphalalgie très forte. Malaise général. Langue rouge et un peu sèche à la pointe ; cinq à six selles diurrhéiques dans lès vingtquatre heures; bronchite lè£:ère. (Diète. Limonade. Sulfate de quinine 0,80 matin et soir.)
13 novembre. La fièvre persiste : 39% 7 le matin, 40% 5 le soir. L'état général est le même que le 12.(Bouillon. Limonade. Sulfate de qu^ne 0,80 matin et soir.)
14 novembre. La fièvre est moins vive : 38*,5 le malin, 39%1 le soir. Mêmes prescriptions.
15 novembre. 37*,3 le malin, 38*,2 le soir. L*état général est plus satisfaisant, la céphalalgie a disparu. (Mêmes prescriptions.)
16 novmbre. 36*5 le matin, le soir Tapyrexie persista. Langue saburraie, anorexie complète. (Sulfate de quinine 0,80 le matin. Ipéca 1>%50 dans la journée.)
17 novembre. L'apyrexie persiste. (Potages. Sulfote de quinine o,$o}
18 novembre. L'apyrexie persiste. Anémie profonde, faiblesse générale, vertiges dans la station debout, un peu d*appétit. La dia^ rbée et la bronchite ont disparu^ (Une demi*portion. Sulfate de quinine 0,60. Vin de quinquina.)
Le sulfate de quinine est continué à la dose de 0,60 jusqu'au 20 novembre.
Examen du sang fait le 20 novembre : je ne trouve plus aucun éiément pigmenté. Je rends encore quelques doses de sulfate de quinine du 23 au 29 novembre et du 2 au 6 décembre. Pas de rechute de fièvre.
Le malade sort le 8 décembre 1 882 avec un congé de conTalescence.