DIAGNOSTIC. PRONOSTIC
Principaux signes des affections palustres. — Importance capitale de l*exaubir histologique du sang au point de vue du diagnostic. — Diagnostic différentiel des fièvres palustres
AVEC LES fièvres DITES CLIlfATIQUES, AVEC LA FIÈ^'RB TYPHOÏDE,
l'insolation, etc. etc. — Mortalité. — Pronostic du paludisme.
Le diagnostic des différentes manifestations cliniques du paludisme est souvent entouré de difficultés sérieuses ; il arrive
au praticien le plus expérimenté d'hésiter au lit du malade; mais ce qui prouve surtout la difficulté de ce diagnostic, c*est que le groupe des maladies palustres a été très mal délimité
jusqu*ici.
A côté des formes cliniques bien caractérisées, telles que les fîi*'vres intermittentes dont la nature ne fait de doute pour personne, on en trouve d'autres telles que les fièvres dites rémittentes, qui n'occupent qu'une place discutée dans le cadre du paludisme.
Certains observateurs ont élargi au delà de toute mesure le
domaine du paludisme, et ont été conduits à ne plus voir, dans les maladies des pays chauds, que des formes variées de l'endémie palustre ; d'autres, au contraire, ont cberclié à restreindre ce domaine au profit des affections climatiques.
En pays palustre, malades et médecins ont une grande tendance à rapporter toutes les maladies au paludisme, et à considérer le suirate de quinine comme la panacée universelle : j'ai déjà eu l'occasion de dire dans quelles exagérations od était tombé à cet égard. Quelques-uns des partisans des fièvres climatiques se sont montrés plus exclusifs encore, puisqu'ils ont été jusqu'à nier l'existence du paludisme, et à soutenir, comme B. Faure {Traité de» Jlèores intermitientt») A Armand {Traité de ciimatalogie,V&ni, 1873) que toutes les lièvres dites palustres étaient des fièvres climatiques, et qu'en admettant l'existence d'un miasme palustre on faisait une hypo- . thèse inutile.
Ces opinions extrêmes n'ont jamais eu grand crédit dans la science ; personne ne songe plus à contester au paludisme son trop vaste empire, on ne discute plus que sur quelques tncés de frontières.
Faut-ll admettre à côté des lièvres palustres proprement dites, des fièvres spéciales aux pays chauds, nées sous l'influence seule du climat ? Quelle est la fréquence et la gravité de ces fièvres climaliques ? Faut-il admettre l'existence de poeumanies, de dysenteries et de lièvres typhoïdes palustresf Quel est le râle de l'insolation dans la patbogéuie des maladiei det pays chauds t
On voit que pour le paludisme le chapitre du diagnostic h complique de problèmes nosologiques tW's importants; j'ai déjà essayé dans le chapitre précédent do résoudre quelques-