PATHOGÉNIE
convenable et en empêchant la désoxygénation du sang, d'obtenir des cultures des microbes du paludisme ; je n'ai pas pu faire cette expérience à Constantine dans de bonnes conditions, faute d'une installation convenable ; le sang s'altérait toijyours dans les tubes et mon étuve était très insuffisante. De nouvelles tentatives faites dans de meilleures conditions réussiront peut-être, il est probable que le meilleur liquide de culture sera foorn par le sang lui-même.
Je crois inutile de m'arrèter à démontrer que la non-transmi»sibilité du paludisme ne prouve absolument rien contre sa iiature parasitaire.
Les maladies occasionnées par des parasites vivant à la surface du corps, comme la gale et les teignes, sont contagieuses parce que les parasites qui les produisent : sarcoptes, acborion, trichopbyton, sont facilement transportables d-un individu à un autre, mais celles qui relèvent de parasites vivant à Tinténeur du corps, comme les tricbines, les échinocoques, les Glaires da sang, ne sont nullement contagieuses; on conçoit que le paludisme prenne place parmi ces dernières, puisque les parasites qui le produisent se développent dans le sang.
A quel état les microbes du paludisme vivent-ils dans le milieu extérieur, sous quelle forme et par quelle voie sUntroduisentils dans notre économie ?
J'ai cherché à plusieurs reprises dansTeau et dans le soi des localités les plus insalubres, des éléments analogues à ceux que j'avais trouvés dans le sang des paludiques, j'ai examiné tout spécialement à ce point de vue l'eau stagnante et la vase recueillies en été dans les flaques d'eau voisines du Rummel au Bardo.
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La moindre goutte d'eau provenant de ces flaques d'eau ron- (erme une très grande variété d'infusoires, d'amibes, de bacléries et de spores de toute espèce.
J'aî constatéà plusieurs reprises dans ces préparations, notamment auimois de juin et d'octobre 1881, l'existence de filaini'nls mobilesayant la plusgrande analogie avec les microbesquel'on trouve dans le sang des paiudiques; mais je n'ai jamais rencontré d'éléments pigmentés analogues aux corps kystiques n* 1 et n* 2. il est probable que les microbes ne s'enkysleai que quand ils pénètrent dans l'économie et que le pigment provient delà destruction des hématies.
On conçoit facilement que les microbes du paludisme puissent se rencontr($r dans le sang avec des formes qui diflèriMit notablement de celles qu'ils présentent dans les milieux exlérienrs. L'histoire des parasitesnousoffredenombreuxexemples de ces transformations. Je me contenterai de rappeler les faits si cnrieui qui ont été découverts dans ces dernières années au sujet de la filanose.
Les fliatres embryonnaires qui existent dans te sang des malades atteints de filariose sont absorbées par les moustiques qui viennent sucer le sang de ces malades, les fiiaires subissent une transformation dans le corps des moustiques el lorsque ces derniers vont mourir & la surface d'un ruisseau, les fllaiios s'échappent dans l'eau et sont absorbées ensuite avec l'eau potable. (Bourel-Roncière, Arch. de méd. nao., 1878. — H. Barth, Annalea de dermatologie et de ayphiligraphie, tSSl. — H. Nielly, Éléments de pathologie exotique, l'util, p. 36Q.]
Les moustiques jouent-ils un râle dans la pathogénie du paludisme comme dans celle de la filariose? la chose n'est pas