‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 79 sur 103 · MODES D'INFECTION (SU · texte numérisé non relu

MODES D'INFECTION (SU

Hippocntte parlant des bomnies qui boivent des eaux marécageuses, dit : u Ceux qui en font usage ont toujours la raie volumineuse et dure. » (Bippocrate, Œuorea eomplètea. Trod. de LiUré, t. II, p. 37.)

Virey attribue aux eaux potables et aux infusoires qu'elles renrenoent une grande part dans la production des fièvres palustres. [J.-S. Virey, Dea animalculea infiuoires eomidéréa comme la principale cause du danger des eaux corrompues priaea en l/oiaaon, in Journ. eomplém. da Dictionnaire dea aeieneeë médicales, t. XIV.)

Raymond, cité par Alibert (Traité dea Jléore» pernicieuses, Paris, p. 388), attribue les fièvres pernicieuses qui régnent à Middelbourg et aux environs à la mauvaise qualité des eaux potables. « En effet, l'tle de Walcheren dont cette ville est la capitale est plus basse que la mer et manque absolument de ruisseaux et de fontaines. On n'a pour les usages domestiques que l'eau de pluie que l'on conserve dans des citernes, si l'on néglige d'en prendre soin, elle ne larde pas à se corrompre par le mélange des insectes, des vers, des germes, et d'autres substances qui s'y putréfient. ■

Pringle signale parmi les causes des fièvres des pays marecageox l'eau malsaine qu'on y boit communément. (Prin^He, Maladies dea arméea, traduction française, Paris 1837.)

Félix Jacquot cite plusieurs faits qui prouvent que les eaux potables jouent an râle important dans la pathogénie du paludisme. <Z)« l'origine miaamatique des fièvres endénuhépidcmiques, Annalea d'hygiène, 1854.)

Pereyra de Bordeanx, cité par Jacquot, signale le fait snivnnt : es habitants des Landes bordelaises et de plusieurs points i)u département de la Gironde boivent de l'eau marëcagense ; or

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ceux qui filb^nt celte eau sur des filtres en charbon ne contractent pas la Rèvre palustre, qui sévit au conlraîre avec intensité sur ceux qui ne prennent pas cette précaution.

BeUington et Hoore ont observé aux Indes des faits qui témoignent dans le même sens ; dans tel village la fièvre a disparu depuis qu'on a creusé un puits et qu'on ne fait -plus ufiage de l'eau des marais ; dans tel autre , les babi- 1anls qui boivent de l'eau de source sont épargnés presque complètement, tandis que ceux qui boivent de l'eau stagnante sont très éprouvés par les fièvres ; Blower a relevé pour certaines communes d'Angleterre des faits analogues. (Cités par Parkes, Traité d'hygiène, 1869, el par M. ValMn. Art. marais, in Diction, encyelop. de» aeieneea médi- ■eales.)

Boudin rapporte le fait suivant, qui est célèbre : Au mois de juillet 1834, cent vingt militaires s'embarquent à Bone sur un navire sarde, l'Argo : pendant la traversée, qui est longue et pénible, CCS militaires sont obligés de faire usage d'une eau 1res mauvaise, puisée près de Bone, dans un endroit maréesgeux, tandis que les hommes de l'équipage boivent une eaa -de bonne qualité; treize militaires meurent pendant la Iraverlée et b l'arrivée à Marseille quatre-vingt-dix-huit sont déposés ï l'hâpital du Lazaret, « offrant, dit Boudin, les signes les moins équivoques de l'intoxication paludéenne sous tontes les -formes, sous tous les types et portée sur quelques-uns au plus tiaut degré de gravité, ou, si l'on aime mieux, de perniciosilé; au contraire, les matelots sont épargnés. » Ce fait démontre d'une façon pcremptoire, ajoute Boudin, que la matière paludéenne, k l'état liquide comme k l'état gazeux, absorbée par la surface gastro-intestinale comme par la surface bronchique

UO[«S D1NFBCTI0N provoque ^galemenl l'iDloxication. » ( Traité des Jléorea intermiitentea,iSi8,p.66).

Parkes, dans son Traité d'hygiène (3* édit., Londres, 1869, p. 71), insiste sur ce fait, qu'en Angleterre les lièvres palustres ont disparu dans beaucoup de localités à partir du moment où les habitants de ces localllés ont pu se procurer de l'eau de boDue qualité et n'ont pas été contraints de faire usage pour la boisson d'eaux stagnantes, marécageuses. i> C'était de leau ayant cette origine, c'était l'eau des fossés qu'on buvait tout n'^cemmeiit encore à Sbeerness, à l'embouchure du Medway, où la fièvre intermittente était si fréquente. » (De Ctiaumont, Su.r la trangmitaion dt la Jléere palustre par les eaux potable». Revue d'hffgiéne, 1879, p. 102.)

Les médecins et les voyageurs qui ont parcouru des contrites marécageuses ont souvent constaté qu'on arrivait presque sAremenl à se préserver des fièvres palustres en ne faisant usage que d'eau bouillie.

Le D' Cb. Blanc oui a parcouru des régions très insalubres, en Abyssinic, insiste beaucoup sur l'excellence de cette mesure prophylactique; un oiScier anglais qui se soumit & la m^me règle que lui, et qui ne but que de l'eau bouillie ou filtrée avec soin fut préservé comme lui, tandis que toutes les autres personnes faisant partie de la même mission furent atteintes de fièvre ou de dysenterie. {Soles médicales recueillies pendant un ooyage en Abyssinie. Gai. hebdom. , iO avril 1874.)

M. le D' de Cbaumont, professeur d'hygiène, à l'école de médecine de Netley, a signalé les deux faits suivants comme très probants en faveur de la transmission des fièvres palustres par les eaux potables. ( Revue d'hygiène , 1 S79 , p. 103).

lier- H

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Le premier de ces faits est dû à M. Taught, mèdecjn-mijor de l'artillerie anglaise lArmy med. Reporta, t. WII.)

La compagnie d'artillerie qui tient garnison à Tilbury Fort (circonscription de Cravesend) est en général très éprouvée par la Rëvre inlermtltente, qui épargne au contraire les individus habitant au voisinage du fort, les employés de lagare du chemin defer.lesgardes-ciMesetleursfamilIesàbordduvaisseauamarré tout près du fort. La principale cause de la préservation des Individus n'habitant pas le fort paraît être que les troupes boivent l'eau de pluie recueillie sur le toit de la caserne et amassée dans des citernes souterraines, tandtsque lesantresbabilants font usage d'une eau de source. Le fort est situé dans un marais salant et les citernes y sont exposées a rinflltralion ainsi que M' de Chauroont a pu le constater, tandis que l'eau de source est à l'abri de cette influence.

En 1872 et en 1873 les troupes souffrirent beaucoup de la fièvre intermittente, le nombre des malades atteints de cette affection fut de 66 pour 100 en 1873 et de 31 pour 100 en 1873. Du mois de décembre 1873 au mois de juillet 1874 les citernes furent en réparation et ies troupes firent usage de Ir même eau de source que la pooulation civile : pendant Cette période il n'y eut qu'nn cas de fleyre sur 90 hommes présents. La fièvre intermittente recommença à sévir d^sque les troupes firent de nouveau usage de l'eau des citernes.

h crois devoir faire remarquer que la période qui va de dccembi-e à juin est précisément celle pendant laquelle on n'observe guère, mfime en Algérie, de fièvres palustres de première invasion, c'est l'époque d'hibernation des parasites du paludisme. II n'y a donc pas lieu de s'étonner beaucoup de ladisrltlon des fièvres à Tilbury Fort pendant cette période.

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Le second Uni est dû ao docteur Ch. Smart, capitaine aide- Biajor de l'année des États-Unis, et se rapporte à la tiè- Tre palustre dite des montagnes. Il paratt qu'fi certaines époqaes, qai coïncident STec la fonle des neiges, les lièvres palBslres sévissent dans des localités très saines d'ailleurs, nnlieinenl marécageases et situées à une altitude qui devrait les mettre à l'abri du paludisme. Le D' Smart constata que l'eau était 1res impare an moment de la fonte des neitres, il en conclut que la matière or^nique et les germes du paludisme, entrabiés par les vqnts, pouvaient s'accumuler sur les montagnes avec la neige et souiller l'eau des torrents au printemps ou en été.

Il est bien difficile d'accepter cette explication et d'admettre qne les microbes du paludisme puissent être transportés â de si grandes distances, h des altitades aussi considérables et se conserver dans la neige.

Pendant l'été de 1882 j'ai observé lofait suivant, qui me paraît tris significatif. J'ai dit qu'on ne contractait presque jamais la fièvre palustre dans la ville de Gonstantine ; cela est vrai surtout de la Casbab, qui occupe ta partie la plus élevée de la ville. Pendant les mois d'août et de septembre 1S89. je reçus dans mon service plusieurs ouvriers d'administration employés ft la manutention, située dans l'intérieur de la Ciisbali ; ces bommes étaient atteints de fièvre intermittente pour la première fois, et ils afiirmaient que depuis longtemps ils n'étntent pas sortis de Gonstantine. Ces malades, employés au four, avaient eu beaucoup k souffrir de la cbaleur.qui, à l'extérieur, atteignait déjà 39* à 10* à l'ombre, et qui, dans la chambre attenant au four, dépassait ceriainemenl 50-; pour lutter contre la chaleur, ils buvaient six on sept litres d'eau pure par jour, en

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dehors des repas. Il est bien probable que c'est l'ean qui, dansce cas, a. servi de véhicule aux germes du paludisme. C'est seulemenl ainsi que je puis m'expliquer que des cas de fièvre inler> niiilcnte se soient produits chez des hommes qui n'avaient pas (]iiiiié la Casbah et que, parmi les troupes easernées & la Casbah, les seuls militaires ayant pris la fièvre aient été ceux qui buvaieat de l'eau pure en très grande quantité.

M. le professeur L. Colin a soumis à une sévère critique qiiel(iueft-nns des faits cités plus haut, notamment le fait de iArgo.{De fingettion de» eattx marécageuse» eomrM eaute de la dysenterie et des fièorei. Ann. d hygiène publique et de mc-d. tég., 2* série, 1873, t. XXXVIII.) Les objections que M. L. Colin fait au récit de Boudin et & ses conclusions, ont cerlainement une grande valeur; il est cependant difficile de croire que Boudin se soit mépris complètement, grossièrement, sur la nature des accidents qu'il observait, et que ces militaires qui présentaient, selon lui, « les signes les moins équivoques de l'intoxication paludéenne sous toutes les formes,sous tons les types », n'aient été que des typhoïdiques.

>t. L. Colin fait remarquer avec raison que, lorsqu'un individu h^)l)itaiit un pays palustre et faisant usage d'une eau stagnante pour sa boisson, prend la fièvre intermittente, il est impossible (1 eu conclure que l'infection s'est faite par l'eau plutôt que par l'air; mais cette objection se retourne contre les partisans de riiil'i'cLion par l'air, attendu qu'un malade qui contracte la tiùvre dans une localité a presque toujours fait usage de l'eau de cette localité en même temps qu'il en respirait l'air.

Même en écartant les exemples douteux d'infection par l'eau pot;it]le, on peut encore établir sur un nombre de faits très respectable les propositions qui suivent :

1* Il penl irnverqw. dans une m^B« localité, des individi vi\-aD( dans d« coodiiloiis idcott-^oes, mxis Eusant nsap poula boisson d'eaux de firovenance diffétmle soient les ans aHeinls dans Dn•^ forte proportion, les antres épai^és par les fit-nrs palustres.

2 Dans beaucoup de loiralités autrefois insalobres. il a sttfti de mettre à la dispositioD des ttabitants une eau pore à la itia<.v de l'eau stagnante qui servait primilÏTenient à la boisson, p<>ur voiries fiiTTcs palustres disparaître.

3' Dans des localilés th-s saines d'ailleurs on peut contracter la ûèvre palustre quand on boit l'eau provenant de localiU's insalubres, et les individus les plus eiposês à contracter la fièvre daus c«s conditions sodI ceni qui font la plus granilc consommation d'eau pure.

4* Les voya^urs qui parcourent des contrées très malsaines ont beaucoupde chances de se préserver des rit'\TeSf s'ils ne boivent que de l'eau bonlllie : ceux qui ne prennent pas cette pn'caulioD sont atlcints dans une tri''s forte proportion.

La petitesse des microbes du paludisme, lenr transparemi' parfaite, leur dissémination dans les eaui ulilisées pour la l)i<i>son rendent évidemment leur recherche trt'S difficile par lt'!< procédés ordinaires.

M. Certes a conseillé, pour mettre en évidence les indisoin's renfermés dans les eaux potables, la méthode suivante, i|iii pourra peut-être faciliter la reclierche des microbes du jinliidisme

On recueille dans une éprouvette 30 centinii'trcs cultos de l'eau à analyser, on y ajoute l«sSO environ d'une s<>lii Uon d'acide osmique k un pour cent, et on laisse déposer. I < s infusoires tués et durcis par l'acide osmique gagnent le foiiil Uc

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réprouvette et on les trouve facilement en recaeillant quelques gouttes d'eau à la partie inférieure du vase au moyen d*une pipette, on peut aussi colorer à Taide de différents réactifs les infusoires qui sont précipités. (Certes, Analyse micrographique des eaux. Académie des sciences, 14 juin 1880.

M. Maggi, en se servant de ce procédé, est arrivé à mettre en évidence dans Teau la plus pure en apparence des êtres microscopiques qui sont invisibles quand on ne fait pas usage de réactifs et qu'il désigne à cause de cela sous le nom d!afaneri (invisibles).

A ceux qui s'étonneraient de la difficulté qu'on a à trouver dans l'eau des localités où règne la malaria les microbes du paludisme ou leurs germes, je rappellerai que celte recherche est très difficile, même pour des parasites relativement volumineux, comme les oxyures, les ascarides, les ténias, les échino* coques; d'optant que ces parasites se trouvent dans le milieu extérieur sous des formes absolument difiérentes de celles qu'ils prennent dans notre économie-

Si nous avions à noire disposition un animal susceptible de contracter le paludisme, cela faciliterait beaucoup l'analyse des eaux potables au point de vue des germes du paludisme, mais l'animal pouvant servir de réactif n'a pas encore été découvert.

On a dit que les microbes du paludisme ne pouvaient pas pénétrer dans l'économie par les voies digestives, attendu que, introduits dans l'estomac, ils seraient rapidement digérés et détruits ; et à l'appui de cette assertion on a cité quelques expériences faites sur des infusoires et des amibes et démontrant que ces animalcules étaient détruits quand on les soumettait à des digestions artificielles.

J'admire avec quelle aisance certains auteurs tranchent les

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(|ueâtioQS les plus diriicilos. Ou ne sait pas eticoi'e e\;j<.'li?ment sous <|ueile forme les microbes du paludisme s'iiil.odiiisent dans l'organisme humain; n'importe; on expérimenlL' sur les premiers infusoires venus; on assimile dus digestions nrliflcielles auxpliénomi'nes de la dii^eslion nalurelle, et en d<'clarc par analogie r|ue les microbes du paludisme doivnii si.^ comporter de même, être détruits sous l'influence des nirmes causes que ces infusoires.

Il est pi'obable (|u'en effet les sucs gastro-intestinaux iiAlrtil< sent souvent les microbes du paludisme qni pcnètrcntparkiviiic digestive, c'est même ainsi qu'on peut s'expliquer pi>iii.|iioi tous les individus qui font usa[{e de la même eau saunjflic*.' ne sont pas atteints de paludisme; parmi ces individus les uns, et c'est ordinairement le plus grand nombre, digèrent les microbes et n'ont pas la fièvre, mais les autres ne rénssisseni pas h digérer les microbes, soit parce qu'ils sont affaiblis et que leurs sucs gastro-intestinaux ont perdu une partie de leur activité, soit parce qu'ils ont absorbé une trop grande quiinilti'' d'eau, qui dilue fortement les sucs gastro-intestinaux l'I ti's rend inai'tifs, surtout si l'ab'^orption d'eau a lieu dans 1 inli'cvalle des repas; les microbes du paludisme se développcnl i/lic/. ces derniers malades et produisent la fièvre.

La plupart des germes des parasites s'introduisent dani; im- Ire économie par la voie digeslive ; sans parler des liclminlhr*, les trichines et les filaires du sang pénètrent évidemment |i;ir celte voie et ne sont pas digérés par le suc gastrique.

Il est probable que les microbes desséchés ou leurs ;;cimes peuvent aussi être transportés par l'air et pénétrer piir lu voie pulmonaire.

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Il me reste à dire comment les microbes, après s'être introduits dans réconomie, se comportent dans le sang et comment ils produisent les différents accidents du paludisme.

Nous avons vu que les éléments parasitaires primitifs, ceux qu*on rencontre avec le plus de fréquence dans le sang des paludiques atteints de fièvre de première invasion, sont de petits corps sphériques et pigmentés (corps n* 2 de petit volume, chapitre in, p. 167), qui sont le plus souvent accolés à des hématies aux dépens desquelles ils se nourrissent; on trouve quelquefois sur une même hématie trois ou quatre de ces parasites. A mesure que les éléments parasitaires s'accroissent, les hématies qui les portent pâlissent de plus en plus et unissent par disparaître. Les corps kystiques grossissent rapidement^ enfin les microbes adultes s'échappent de leur enveloppe et

deviennent libres.

On conçoit que, suivant la quantité desgermes introduits dans

le sang, suivant la rapidité avec laquelle ces germes se reproduisent, suivant aussi la susceptibilité du malade, Tintenalle qui s'écoule entre l'instant où les germes se sont introduits dans le sang et celui où apparaissent les premiers symptômes du paludisme, autrement dit la période d'incubation, soit très variable.

Les microbes du paludisme vivent dans le sang et circulent au milieu des hématies dans tous les organes, dans tous les tissus, au moins chez les paludiques qui sont sous le coup de paroxysmes fébriles ; ils ont du reste des habitats de prédilec* tion en tête desquels il faut citer la rate. C'est dans la rate que es microbes chassés de la circulation générale vont se refaire comme dans un camp retranché et préparer de nouvelles attaques

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