‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 90 sur 103 · L.1VU1H, FIÉVBRS FALLdTRKa · texte numérisé non relu

L.1VU1H, FIÉVBRS FALLdTRKa

5U laAiTtïEsr

•ont atti:;i[iU d liypertrijphiy (iu fuie et de U ralt op.cii., p. NT .

Le* eaui miiii'rralGS alcalines, celles de Vicliy Dotammeat. donm-nt souvent de bons n'^sullaLs, mais le mé'Jecin 'lui envoie un paiudi'iue k Vichy, doit savoir que l>icilHlioa produite par les eaiii, principalement par les bains, di-liTimn»; s'>iivent une rechute de bùtre; on pourra donner le sulTate de '|uiniae de manière à pn-vt-nir cette rechute, ou bien se contenter de faire prendre Icaii de Victiy à lintérieurel à petite dose.

Les hydropiates i]ui ne se rattachent pas à une altération d^s reins et qui ne s'accompa^^nent pas d albuminurie, se dissipent en B>''n«ral rapidement, d'-s i|ue IVtat général s'amiliorc: on peut hdter leur di^paritioa à l'aide des diuréliques-

Lorsipi'il existe de l'albuminurie et i^ii il y a lieu de penser que le malade a une néphrite aiguë on subaigué, le régime laclc estindiiiué, et il donne souventd'excellents résultats.

La médication spcciliiiuedu paludisme réussit d'autant mieui que le malade est placé dans de meilleures conditions hygiéniques.

Parmi ces conditions, la plus importante est de sonstrtirele plus rapide: ment possible le malade à l'action du paludisme. On conseillera aux personnes iiui habitent des localités insalubres d'abandonner ces localités au moins pendant ta saison cndémoèpidémiiiuc d<<s Hèvres. Un changement de climat produit en général les mi'illeurs résultats.

Il ne faudrait pas croire toutefois qu'un malade qui a pris la Algérie, par exemple, se trouve Ruéri par le seul lail qu'il rentre en France: la fièvre récidive souvent pendant plusieurs mois ou même plusieurs années, apr^s que le malade a quitté lc!i localités fébrigcnes, et le changement de climat oepeul

CINCBONINE SIS

figurer que parmi les condilions adjuvanles du trailement n(me titra que la médication tooique et reconGliluante.

Les individus affaiblis, auémlés par une ou plusieurs atteintes de fièvres palustres doivenl éviter les fatigues et toutes les causes débilitantes ; nue bonne alimenlation leur est nécessaire.

Aucun des nombreux médicaments qui ont été préconisés comme ëueeédanéê de la quinine, ne mérite véritablement ce titre : aucun d'eui ne possède une efficacité comparable i celle de la quinine dans le traitement du paludisme , aussi est-ce à la quinine qu'on a recours toutes les fois qu'il s'agit de fièvres graves.

L«s prétendus succédanés de la quinine n'ont jamais eu de vogaa dans les pays chauds, là où l'endémie palustre sévit avec force ; c'est sortonl dans le traitement des fièvres intermittentes légères des pays tempérés que ces médicaments oni été employés et qu'ils ont donné de fticilei succès.

haaul/aie de einehonine a l'avantage de coûter moins cbei que le sulbte de quinine; malheureusement son action febri- Uiga ne peut pas être comparée à celle de la quinine, ainsi qu'en témoignent les expériences faites dans les hâpitaux militures de l'Algérie et de Rome par L. Laveran, Goze, Wabu. Barby, Rouis, Folie-Desjardins, Vital, Haignen, Mayer, Hicbcl Lévy. (Voir lo résumé de ces travaux in Rte. de mém. de méd. militaire, 5* série, t. II.}

A Blidah, quatre-vingt-huit malades traités par l'expectalion ont donné deux cent trente-cinq accès, en moyenne X,58 ; cinquante-six, traités par le sulfate de quinine, ont donne cinquante accès, soit 0,9 en moyenne ; avec le sulfate de ciucbontne, la moyenne des accès a été de 2,4a c'est-à-dire ii

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peine inférieure à celte de l'expcclalion pure et simple. » L'action du sulfate de cinclionine, dit mon père, m'a paru d'autant moins oflitacc que les fièvres étaient et plus récentes et plus intenses. Pendant la saison épidérai(|ue son défaut d'efficacité ressortait de la simple observation et était d'autant plus frappant que je me suis abstenu de le donner dans les accès graves oii le caractère pernicieux était imminent, h (L. Laveran. Étude sur l'action comparée du sulfate de quinine, du sulfate de cinehonine et du quinium dans le traitement des Jléores intermittentes d'Afrique, in Gatette inèdieale de Paris, I8,1ti.)

Le quinium s'est montre encore moins actif que le sulfate de cinctionine; trente malades atteints d'accès récents et traités par le quinium ont eu soixante-quinze accès, ou 3,30 en moyenne, rapport très peu éloigné de celui qui avait été fourni par l'expeclaliou.

En 1872, M. Briquet a essayé de réhabiliter le sulfate de cin> clionine; M. Briquet reconnaît que le sulfate de cinehonine ne peut pas remplacer le sulfate de quinine dans le trailementdes fièvres palustres des pays chauds; mais il pense qu'on peut utiliser ce sel pour le traitement des fièvres de France ; voici les réelles qu'il trace pour son emploi (Académie de médecine, séance du ("octobre, 1872):

1° Donner le sulfate de cinehonine en solution, ou, si on le donne en poudre, faire prendre aussitôt après l'ingestion un verre d'uno boisson acidulée ;

3" Toujours fractionner les doses et les faire prendre en cinq ou six lois d'heure en heure ;

'■i- Laisser entre la dernière prise el l'accès futur un intervalle de huit ù dou7.e heures.

{puissance loxique du sulfate de cinchoiiine est à peu pri^s ! & celle du sulfate de quinine, on ne peut donc pas sans Inconvénient augmenter les doses (I).

Varsenic peut certainement rendre des sen'ices dans le traitement du paludisme ; j'ai déjà eu l'occasion de dire que l'acide «rséirieux pris h petites doses était très utile dans le traitement de la racbexie palustre, mais il ne mérite nullement le titre de succÊdané du sulfale de quinine.

Boudin, qui a préconisé le traitement arsenical dans le paludisme, reconnaît du reste qu'il ne faut pas se contenter de snbsliluer larsenic au sulfate de quinine. " Notre médication, dttril, ne consiste nullement dans la simple substitution des préparations arsenicales 5 la quinine, mais bien dans une médi- Olioncomplexe, dans laquelle l'arsenic est secondé par deux inilssanls moyens: les vomitifs et le régime alimentaire. Les Tomilifs combaltenl l'embarras gastrique et hâtent le retour de l'appétit: le régime alimentaire abrège la convalescence, combat ta li'ndance aux récidives et les accidents consécutifs nulliptes qui se lient à l'appauvrissement du sang. - (Boudin, Traité de géographie et de statistique médicales.)

Voici les règles posées par Boudin:

t» Faire vomir le malade au début ;

4* Donner l'arsenic h dose fractionnée, c'esl-îi-dire en plutÎBUTi prises, dont la dernière deux heures au moins avant Ptcébs k combattre :

m Voyot WauUTd-yitviïa. U/moireitir la valeur du lutfaU de einehoéfaw rfon* '• Irailement ifet fiiitet inlermittenlei. 1860. In Mém. de tAttdèmif dr midecine, IXXtV. p. Ht. — Uite^iuion »ur le lulfale de ^bulwnine. BuUelin Je CAradèmie dt médecine, I. XXV. p. 56I. l'BttlMt lia SHViçnne. nrt. Cinchoninr in Dîclinn. Encijelop. des ac mèd, — UbdrJ'. Voir J, .Simon, les SuetManèt en Ihèiipeulique, Thèse. Paris,

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