‹ Traité des fièvres palustres, avec la description des microbes du paludismeChapitre 94 sur 103 · PROPHYLAXIE INDIVIDUELLE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE INDIVIDUELLE

L'exemple des marais Pontins montre combien il est difficile de triompher de Tendémie palustre quand elle s'est fortement implantée dans une contrée aussi favorable à son développement que Test la campagne Romaine.

Les nombreuses tentatives faites à diverses époques pour assainir la campagne Romaine, n'ont donné que des résultats partiels et incomplets. La plus grande partie de cette vaste plaine reste inhabitable; le voyageur qui la traverse y cherche en vain un village florissant et il s'étonne de trouver ce désert aux portes d'une grande ville; à l'époque de la moisson, les travailleurs descendent des montagnes de la Sabine et, leur travail fini, les regagnent au plus vite. (De Tournony Études êtatisiiques sur Rome. — L. Colin, Traité des fièvres intermittentes, p. 484.)

pROPMYLAXiB iNDiviDUBLLB. — Le premier conseil à donner à une personne qui est appelée à vivre dans un pays palustre est de bien choisir son habitation.

Nous avons vu (chapitre i) que dans une même ville on trouvait souvent des quartiers très sains, à côté de quartiers notoirement insalubres ; les parties les plus élevées d'une ville, les rues les plus centrales, les plus habitées, donnent le maximum de préservation contre les maladies palustres et doivent êlrc par conséquent recherchées ; on évitera au contraire les habitations qui sont situées dans les parties basses des localités palustres, sur les bords des cours d'eau, et celles qui sont isolées dans la campagne.

Le voyageur et le soldat qui sont obligés de traverser les lo* calités marécageuses, et souvent d'y camper, doivent choisir avec soin les lieux dans lesquels ils dresseront leurs tentes :

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