CHAPITRE VIII
lier, on a généralement
faf-^dx{i — xy-'
/? + y— i./^ + g' — 2... /)+ I p Mais dans la même hypothèse on a, par l'équation (i),
Fç' = 1.2,5 9^ — 1,
donc la valeur de l'intégrale trouvée peut se mettre sous cette forme
On aurait trouvé le même résultat en supposant p entier et ^ un nombre quelconque, ce qui d'ailleurs se voit immédiatement en mettant i — x à la place de x.
62. L'équation précédente ne contenant plus de facteurs en nombre indéfini , acquiert une plus grande généralité , et ne suppose plus que l'un des deux nombres p et q est entier ; car d'ailleurs chaque membre doit se réduire à une même foiictioji de ;? et 9^, laquelle est
Nous aurons donc, quels que soient ;? et y, l'équation
rprq
qui sert à exprimer généralement la fonction [py q] au moyen des fonctions F.
65. L'équation (5) simplifie considérablement la théorie des fonctions [Pi 9] puisqu'elle fait voir que ces fonctions, qui dépendent en général de deux variables, peuvent se déterminer par la fonction F qui n'en contient qu'une. Cette même équation, en établissant une relation entre les fonctions [/?, y] et les fonctions F, va donner les moyens de découvrir les propriétés des unes et des autres. Et d'abord on voit que dans la fonction [.Pj 7] y 'es quantités p et q peuvent être échangées entre elles , puisqu'il en résulte toujours la même valeur de [;?, ^]. On a donc la formule
[Py 9] = [.9yPl (4)
On a ensuite, d'après l'équation (5),
4i8 INTÉGRALES ELLERIEMES ,
et celles-ci étant multipHées entre elles donnent
Si l'on observe maintenant ([lie dans le second membre de celte équation deux des lettres ;?, ^ , r, peuvent être échangées entre elles à volonté, on en conclura celte nouvelle formule :
[Py 9I [P + 9y '•] = [Py ^1 [P+^y 71 = [7> ^1 If + ^y Pl y (5)
laquelle contient une propriété fondamentale des fonctions [/?, 7].
Ces propriétés, au reste, s'accordent avec celles que nous avons démontrées dans les Chapitres I et II, relativement à la fonction désignée par
^jl mais elles ont dans notre nouvelle notation une plus grande généralité, puisqu'elles ne sont pas restreintes à la supposition que p et q soient des nombres entiers ou seulement rationnels.
64. L'intégrale [p, q"] peut être déterminée exactement lorsque p'i^qzzz: i j en effet, considérons la formule
[a, I — ^i] = faf^dx (i — • x)"* ; si. l'on faiti— x = -, ou a:== , l'intégrale aura pour transformée
, , laquelle devra être prise entre les limites 5=0, z = qo. Or, Euler a prouvé que cette dernière intégrale = . ^ ■■ ; ainsi on aura généralement
*• ' J cil
SIQ a^
Mais par l'équation (3) on a aussi
[a, I — a] = )^^ i-^TaT (i — a).
Donc entre les fonctions Ta, r(i — ^i), on a cette équation très remarquable
r<0-«) = iST,= (6)