‹ Traité des fonctions elliptiques et des intégrales eulériennes, avec des tables pour en faciliter le calcul numérique; (volume 5)Chapitre 30 sur 318 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

OL f on connaîtra les dîfierences successives de u. D'après ces différences , il sera possible de déterminer en général la valeur de J^U.

En effet , soit ami = i? et 77 — ; — r ou

; — -J^— z=i+k'x + K'x^ + k"'x^ + etc. ,

I— i* + 3*^— etc. I • r • >

l'équation précédente donnera

J^U = ;? + A'J)? -I- k'S'^p + A'V> + etc.

Ainsi cTm se déduit des quantités données p^ ^p ^ S'^p y etc. y par une suite dont la loi est connue.

Cette même suite donnerait les différences ultérieures J^^U , cT^U , etc. , par les formules

<r*U = <r/? + k^y -I- k'^^p + etc. , <r«U = S'y -H A^cTV 4- etc.

Mais ces suites, pour déterminer cTU, J^^U^ J^'U , etc., peuvent être rendues plus convergentes par un moyen très simple.

693. Soit V ce que devient la fonction Uy lorsque au lieu de ^ on met ç + > ^ 9 on aura suivant la notation précédente ,

pourvu qu'après avoir fait le développement du second membre suivant

les puissances de S'y on remplace chaque terme a^"* par -^-^^ .

De là résulte av = aa (i + à^Yy et parce que etu ^s VI (i + cT) ,

on aura

Mais en effectuant le développement jusqu'aux a:^, on a

(i+a:f l(i+x) =ar r-^ + A^ — 7^ -^ + r^JC* — etc.;

donc

Conservons le premier terme ^U de ce développement, mais substituons dans les termes suivans la valeur U= U^ + cTU'', nous aurbns ' ' '

46 Construction des tables elliptiques,

Dans cette suite, conservons les deux premiers termes J^D — —. ^^\^^ ^ et

substituons dans les suivans U** -}- cTU®* à la place de U* , nous aurons de nouveau

*" = ^U - ^ J^»U- 4- 815 «r»U" - etc.

Cette suite prend ainsi une forme très convei^ente, mais il reste à s'assurer de la loi que paraissent indiquer les premiers termes, et à déterminer d'une manière générale celle de leurs coefficiens. Il faut donc faire voir qu'au moyen des coefficiens ri ^ ri^ ^ n"*^ etc., dont la loi sera déterminée, on aura généralement

etp = cTU — n'cT^D^ 4- /t'^cT^U** — «'''cT'U^'* + etc.

694. Reprenons pour cet eflfet l'équation symbolique (t -^=UZ(iH-if) ou rttt = U / ( I -f- J^) , on en tire

Mais d'un autre côlé on a

donc

TTC H. TTo» — — — U""* — Pic •

JVSTTo — -

JNSIlOo » *"^

De là on voit que la suite «TU — n'^^X]" -f- «VU*» — etc. , est représentée par

?ïï+3) •(H^f?(îT3ô"^'* 'UTSrïU+F)'^ •ô+îFïïrp)*^®'*'-

Si d(Hic on veut cpe cette suite soit équivalente à av qui est représenté

j par cui ( I -f- cT)*, il &udra qu on ait l'équation identique

/(i + <r) = — ^— »'.-^+i»".— ^1-»'".— ^ + etc.

CHAHTRE IIL 47

Soit jj^j = a*> le second ineoibre devient % — n'z^ -|- «V — etc. , et le premier se réduit à 2/ [^ z + {/{i + ^ z*)]. Or on sait que

et qu'ainsi la quantité 2 log [^ 3 + ^^(i + 5 ^*)] se développe en cette

suite "y

donc l'équation supposée a effectivement lieu en donnant aux coefficiens /i', n", n'", etc., les valeurs

, I I ff r . 3 1 ,/. 1.3.5 I

donc on a en général,

i.,, 1 iT^U^ , 1.3 J^^U**» 1.3.5 /'U««« , , ap = J^U--.3— +^.-5-^-5^.— ^ + etc.,

série qui procède saivant une lot évidente, et dans laquelle chaque coefii* cient est moindre que le quart du précédent.

695. Si on fait a(^ = P, et qu'on désigne par P*, P***, etc., ce que devient la fonction P lorsqu'au lieu de ç on met (p — ot, ^ — 2a, etc., on déduira de l'équation précédente une valeur de J^U de la forme

J^U = P + m' J^*P- + m"J^P^ H- m'V^P"** + etc. ,

et les coeiBciens mfj /?/*, m'", etc. , se déduiront des coefficiens «', n!'y n'", etc.^ au moyen du développement de la fraction

; ^ ' ^ , , , = I 4- m'x + m^'x* + w'^x^ + etc. ,

I — /lX+7» X* — » JT+etc. • ' '

de sorte qu'on aura

m"' = /rf'/i' — mV + /r^^' = J^-.

etc.

Ainsi la valeur de J*U s'exprime par la fonction P, au moyen de l'équation générale

/U = p + -l-^ <r-P- - ^ ^*F" + ^- ^^- - etc. ,

laquelle pourrait être continuée , suivant la même loi , aussi loin qu'on voudra.

696. L'équation par laquelle la fonction au se déduit de U, peut être représentée ainsi y

cti' = au /[i«r+»/(iH-i<r«)],

pourvu qu'après avoir développé le second membre suivant les puissances de J^, on change U J^ , UJ^% UJ'*, etc., respectivement, en «TU, J^U*, J^^U"% etc.

Au moyen de cette équation , on en peut former d'autres non moins remarquables.

Désignons par U(^ + 7a)ce que devient la fonction U ou U (^), lors-

qu'au' lieu de ^ on met ^ -f- f a ; alors on aura u = ' ^ ? ^^ ^'^"

quation précédente donne

Dans celle-ci mettons encore ^ -f~ t ^ ^^ lî^u ^ 9 ) nous aurons

diSérentiant de part et d'autre par rapporta (p, et observant que U ( ^ -f- a) n'est autre chose que U', on aura

OU en substituant dans le second membre la valeur de — LllilLfJ

«•^ = 4u^[i<rH-»/(n-i<f-)].

Mettant dans celle-ci (p^^a^u lieu de ^ , on a enfin

Supposons donc qu'on ait 4^* [i J^+ V^C • + i «J^')] > «u

4 STa* 2T4T6 * 5 et la vraie valeur de ** jj ? déduite de notre équation symbolique, sera

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