‹ Traité des fractures et des luxations (volume 2)Chapitre 11 sur 21 · ET DU PÉRONÉ, ET ÉCRASEMENT DU CALCANÉUM · texte numérisé non relu

ET DU PÉRONÉ, ET ÉCRASEMENT DU CALCANÉUM

Fig. 1 et 2. — Fracture par écr.asement de la partie infébieuee de la j-Ambe. —Le sujet était un vieillard qui s’était jeté par une fenêtre du troisième étage, et-avait succombé .quelques heures après.

La & 1 montre le tibia et le péroné vus de face. La malléole interne est séparée de l’os, et la fig. 2 fait voir que cette fracture s’étend directement d’avant en arrière. Le tibia est fracturé dans sa portion spongieuse d’une maniéré fort irrégulière, et présente de grandes dentelures déchirées, avec deslacunes laissées par le départ de plusieurs petites.esquilles. Le fi'agment inférieur était lui-même divisé verücalement de droite à gauche, jusque dans sa surface articulaire, fig. 2. Enfin, le péroné était brisé un peu au-dessus de la fracture du tibia; sa malléole, demeurée intacte, avait aussi gardé toutes ses r'nnnpvinns avec ce dernier os. Il y avait un déplacement angulaire très-prononcé ; le fragment supérieur du péroné faisait le sommet de l’angle saillant en dedans, et offrait là une pointe aiguë qui soulevait fortement la peau.

Fin. 3. - Fractures des extrémités inférieures du tibia et du péroné, et de l’extrémité postérieure du.calcanÉüm (musée

DES hôpitaux). 3, t, j

La pièce est vue par sa face externe pour montrer la fracture du calcanéum. La portion postérieure de cet os est d abord séparée parune fracture verticale qui va d’un côté à l’autre; déplus, onvQÎt des esquiUes larges, mais fort minces, détachées

de la face exterué. La gartié antérieure de Tos est parfaitement intacte. ,

La fracture du péroné siège un peu au-dessus du niveau de l’articulation même, la malléole restant intacte. On voit en avant une forte esquille déta'chée de la partie antérieure du tibia ; une autre esquille, plus considérable encore, comprenait la malléole interne tout entière; une troisième, beaucoup plus petite, était constituée par une portion delà surface articulaire et se trouvait enfoncée dans le tissu spongieux de Tos. La surface articulaire préséhtait donc une division d’avant en arrière et une autre transversale, comme dans la fig. 2, plus un enfoncement d’une esquille découpée dans sa moitié antérieure ; mais la moitié postérieure demeurée intacte faisait corps avec le reste de Tos : l’écrasement n’avait eu lieu qu’en avant.

4, Fracture-DE l’exteébiité inférieure du péroné par abduction (musée des hôpitaux). — Kèce donnée par

M. Maisonneuve , qui a publié l’observation dans son mémoire Sur les fractures du péroné, Ai-chiv. gén. de Médecine, 184-0, ■ t. III, p. 177. J’en ai donné la description 1.1, p. 809 et 814.

Fig. 5. — Fracture de l’extrémité inférieure du péroiîÉj présumée par adduction (musée des hôpitaux).— Lapîèeeentiêre comprenait les deux os de là jambe avec l’astragale et le calcanéum ; mais tous ces os étant parfaitement intacts, sauf le péroné, je me suis contenté de montrer l’aspect de la fracture.

Elle commeuee en dehors à 6 centimètres de la malléole, et offre d’assez fortes dentelures, dont la plus considérable forme le sommet du fragment inférieur. De là elle descendait très-obliquement en dedans, de-manière à se terminer à peu près au milieu de l’articulation péronéo-tibiale, à la distance de 2 à 3 millimètres de Tartieulation tibio-tarsienne. Les deux frag-

EXPLICATION DES PLANCHES

de l’autre, mais en masse et sans aucune inclinaison. Il semble aussi que le supérieur ait été séparé par diastase de'son articulation avec le tibia. Enfin, on Toit naître de la face antérieure de l’os, vers la partie supérieure de la fracture, une stalactite osseuse qui rappelle par sa forme l’apophyse, styloïde du temporal, et qui se dirige transversalement en dedans.

Fig. 7. —Fkaciuee double du PiEONÉ droit, PEOBAELEsiEsr par cause nniEciE (MoséE dupoyteen n” 230). — Le péroné est tu par sa face interne. A 6 centimètres du sommet de la malléole se voit une fracture presque transversale, avec déjètement en arrière du fragment supérieur. H y a au milieu une fente que le cal n’a pas remplie. A 9 centimètres pins haut existait une deuxième fracture qui ne s’est pas consolidée ; le bout du fragment est arrondi et le canal médullaire oblitéré. La partie supérieure de l’os manque.

Fig. 8 et 10. — FbactBùS par ïcsasement du CAtaMÉOM, ad iS‘ joue.— Un aliéné, âgé de 4-5 ans, sauta d'une hauteur de 7 à 8 mètres, et tomba sur les deux talons; de là une fracture des deux ealcanéums. J’appliquai des attelles latérales qui.furent laissées en placé jusqu’au 33' jour. Une affection étrangère aux fractures l’emporta le 48* jour.

La fig. 8 représente le calcanéum droit; -il est surtout écrasé au niveau de sa grande facette articulaire, où sa hauteur était réduite à 3 centimètres, ha fig. 10, où on le voit scié horizontalement, montre quelle largeur anormale il a atteint.

. Sur la pièeè, au niveau.de sa petite apophyse, il offrait 6 centimètres et demi, et cet élargissement s’était presque entièrèment opéré du côté i'nternecL.a /îj. 10 fait voir encore lés lacunes.que'laisse le cal, même au bout de quarante-huit jours; les intervalles des fragments étaient à peine remplis par un tissu spongieux plus ronge, plus rare et plus tendre quele tissu déçljos; dans plusieurs endroitsmême, la réunion ne s’était faite que par un tissu mou, tomenteux, membrani- .forme. O'û.troüvera du reste l’observation dans mon Mémoire sur la fracture •par écrasement du calcanéum, Journal de ehirurgie, t. li-p- 6-

Fig. *9. — Feacidee PARÉCRASEMEmDDCALCjjiÉuM AD 13® jODEi •—Oéllé-ci provenait d’iine simple chute d’une fenêtre à hauteur d’appui, mais chez un homme de 60 ans. La fracture a été suffisamment décrite tome I, p. 831, et j’ai donné robservation dans mon Mémoire précité, p. 2.

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