EEACTDBES DE LEXTBÉMITÉ IISFÉRIEÜRE DD FÉMUR ET DE LA ROTULE
Fig. 1. — Feactdee siis-condyliesse dü féhor(mdsêe ddpdîtben, n» 150).^Cette fracture est oblique en bas, en dehors et un peu en avant; le fragment supérieur, glissant dans ce triple sens, a refoulé la rotule en bas jusque sur le tibia, de telle sorte qu’elle estréellement luxée en bas sur le fémur- Le fragment inférieur est resté parallèle au supérieur.
Fig. 2 et 3.— Feactoee tb.insvees.u.e de la kotule avec consolidatios osseuse. — J’ai trouvé cette fracture sur la rotule droite d’un homme qui portait à gauche la fraeture bien plus grave représentée/?p. 7. La première n’avait pas été soupçonnée pendant la vie. On voit à la face articulaire, fig. 2, une solution de continuité du cartilage occupant toute sa largeur et son épaisseur; aux deux extrémités, la réunion paraît s’en être faite dans l’étendue de 1 â 2 millimètres; au centre, il n’y a rien de semblable. A la face antérieure (jîjl. 3), Tos présente une gouttière transversale peu profonde, d’environ . 5 millimètres de largeur, interrompue seulement vers le bord interne, et qui accuse un écartement .qui a été rempli par Un cal osseux.
Fig. 4..— Fracture transveksale.de la rotule réunie par un-tissu fibreux. — Pièce provenant d’un vieillard de Bieêtre qui, deux ans avant sa mort, s’était fracturé la rotule par l’effet d’une chute dans laquelle le genou avait porté contre une’ marche d’escalier. L’écarteinent sur le cadavre était de trois travers de doigt; la dissection l’a donc beaucoup accru. Le ligament rotulien très-épaissi n’offre que.3 centimètres de longueur à sa face interne ; à l’autre-genou, il en avait 6.
J’ai indiqué, t. I, p. 754, la composition du tissU fibreux qui réunissait les deux fragments, et j’ai décrit également, p. 755, le renversement si curieux-du fragment inférieur dont la face cartilagineuse regarde presque'directement en haut. J’ajouterai ici que si l’on compare la hauteur des deux fragments et leur épaisseur à la hauteur et à l’épaisseur d’une rotule saine (la figure a été dessinée de grandeur naturelle), on trouvera une hypertrophie notable des deux fragments. J’ai d’ailleurs donné une description très-minutieuse de cette^ièee dans mon mém6iK Sur quelques dangers du traitement généralement adopté pour les fractures de la rotule ; Journal de chirurgie, i 843, p. 236.
Fig. .5.—Fracture transversale de la rotule, réunie par un tissu fibreux (musée dupuytren, n» 202). — J’ai fait dessiner cette pièce pour montrer de face l’inclinaison en avant du fragment inférieur; la surface fracturée présente un plan déeliyè en avant et en bas, qui ferait croire, sans la lumière apportée par la figure précédente, que la fracture a découpé l’os én biseau dans ce même sens. On reconnaît sur la pièce que ce résultat est dû à l’inclinaison du fragment, parce que la pointe de la rotule a basculé en arrière.
Le fragment supérieur semble lui-même s’être, incliné en. arrière par sa partie supérieure, comme si la fracture avait été traitée par un appareil à double pression. Enfin, il présente à sa face antérieure des saillies osseuses de formation nouvelle, qui lui donnent une épaisseur de 2 centimètres et demi.
Fig. 6. — Fracture comminütive- de la rotule, réunie par un cal fibreux.
Fig. 7. — Fracture de la rotule réunie d’abord par’un cal fibreux, avec double récidive suivue de mort.— Dehtu; âgé de 61 ans, portait depuis plusieurs années une fracture en travers de la rotule gauche, réunie par un cal. fibreux qui s’était déjà rompu une fois et de nouveau réuni, lorsque le 7 février 1839 il fit un faux pas et tomba â la renverse ; le cal s’était rompu pour la secondé fois. Mais en même temps la peau du genou, était fortement eechyiriôsée ; il s’y forma une escarre dont la chute ouvrit l’articulation, et le sujet succomba le 2 mars.
Les deux fragments étaient séparés par un intervalle de 5 à 6 centimètres, où Ton retrouvait àpeine des débris du cal fibreux. La figuré les montre par leur face articulaire. Le fragment supérieur est déformé; une zone en forme de croissant, revêtue de périoste, occupela partie supérieure dans une largeur de 8 à 15 millimètres; la-portion restée cartilagineuse est limitée en haut.parla zone susdite, en bas par un rebord osseux saillant, courant tout le long de la fracture. Le fragment inférieur est presque entièrement dépouillé de cartilageet érodé par l’effet de la suppuration. D paraît formé de deux portions; Tùnè, représentant sa forme primitive, offre 2 centimètres et demi de hauteur; l’autre, qui surmonte la première, est un prolongement osseux de 2 centimètres et demi de largeur sur 1 de hauteur, qui semblait aller à la rencontre du fragment supérieur; et comme lahauteur du fragment supérieur est de 3 centimètres, Tos avait donc acquis une hauteur totale de 6 centimètres et demi, tandis que la rotule droite du même Sujet,/îg. 2 et 3, n’en a que 4 et demi tout au plus. J’ai donné l’observation entière dans mon Mémoire déjà cité, Journal de chirurgie, t. 1, p. 244.