DES OPÉRATIONS POUR LA CDRE DES PSEDDAETHROSES
de l’humérus et du fémur que la comparaison offre un grand intérêt. Or, voici ce que les faits apprennent à cet égard :
Dàièe du s6ton. Fractores traitées. Résultats.
8 à 10 iours f ^ fï^olures de l’humérus 2 guérisons.
du fémur 1 —
de l’humérus 1 —
du fémur non giiéries.
de l’humérus 3 guérisons,
du fémur 3 —
Une ou deux semaines a donné, sur 6 cas, 5 guérisons; — et de trois semaines à treize mois, sur 14 cas, 7 guérisons ; si la faiblesse des chiffres n’autorise pas à tirer une éonclüsion rigoureuse, il est cependant difficile de ne pas être frappé de ces résultats.
Le séton , de mêffie que les aiguilles, ne peut pas toujours être passé entre les fragments; cette circonstance a donne naissande à un autre procédé qui mérite une attention sérieuse. Ôppenheim recommande alors de passer deux sétons , l’un d’un côté, l’autre de l’autre, tout près de l’extrémité de chaque fragment, et de les retirer aussitôt que la suppuration est établie; il a ainsi obtenu la consolidation d’une fracture de l’humérus et d’une fracture de l’avant-bras. Saaurer, en 1 833, passa un séton autour d’une fracture du tibia de la manière suivante. Il fit une mcision au côté externe et une autre au côté interne de l’os ; et de l’une à l’autre il fit passer par-dessous -l’os une aiguille à séton large d’un demi-pouce et un peu recourbée. Il y eut une inflammation et une suppuration considérables ; le séton fut retiré le dixième jour ; et trois mois après le malade pouvait reprendre ses travaux des champs *.
Ces résultats sont bien faits pour exciter l’attention des chirurgiens. Quel' est en effet l’objet du séton? De produire une inflammation suffisante autour des fragments. Le procédé d’Oppenheim ne va-t-il pas plus droit au but que celui de Pbysick? Nous reviendrons sur cette question tout à l’heure.
4“ La ligature.^— Entre le séton et la ligature il y a beau-
i Norris, loc. cilat.
-13 à U Jours î 2 22 à 30 Jours
En résumé, le séton gardé
DES ERACTUfiES.
coup de ressemblance ; la dernière cependant diffère de l’autre en ce qu’elle se propose de diviser peu à peu le tissu fibreux intermédiaire aux fragments.
Sommé, d’Anvers, en a eu le premier l’idée. Il avait affaire à une fracture oblique du fémur gauche, avec chevauchement des fragments, l’inférieur en dedans, le supérieur en dehors. « Le malade étant couché sur le dos et bien maintenu, j’enfonçai, dit l’auteur, un long trocart avec sa canule, d’abord en bas, au côté interne du fragment supérieur, et je le fis sortir en arrière et un peu au côté externe; le poinçon fut alors retiré et un fil d’argent porté à travers la canule jusqu’au delà de l’ouverture postérieure. Puis, la canule retirée et rajustée sur le trocart, j’introduisis celui-ci de nouveau au-dessus et au côté externe du fragment inférieur, et je le fis ressortir parla meme ouverture en arrière. Le poinçon ôté, l’autre extrémité du fil d’argent fut passée à travers la canule, de telle sorte que les deux bouts du fil se trouvaient en contact en arrière, laissant une anse en avant. Je réunis alors par une incision les deux ouvertures faites en avant par le trocart, et tirant les deux bouts du fil à travers la plaie, je portai l’anse entre les deux fragments, et je rapprochai les bords de l’incision cutanée avec un emplâtre agglutinatif. » Le membre fut placé dans une boîte à fracture. A chaque pansement on tirait davantage sur les bouts du fil d’argent, de manière à enfoncer l’anse plus avant dans les chairs. Il n’y eut aucun accident. L’opération avait été faite le 12 août 1828; six semaines après, l’imion était facile à constater; cependant on ne retira le fil d’argent que le 2 octobre. L’appareil fut maintenu jusqu’au milieu de novembre ; et le malade guérit même, dit-on, sans raccourcissement'.
C’est aussi une véritable ligature qu’a employée Seerig sous le nom de séton , et la confusion était d’autant moins possible qu’il y avait joint l’action du serremoeud. Chez son premier sujet, il s’agissait d’une fracture du tibia vers la partie moyenne. Deux incisions longitudinales de deux pouces d’étendue furent pratiquées sur les côtés et parallèlement aux bords du tibia; une aiguille en S conduisit autour de la pseudarthrose, d’abord d’arrière en avant et de dedans en dehors, puis d’avant en arrière,
* Medico-Chir. Transactions, 1830, lome XVI, page 36.