‹ Traité des greffes humainesChapitre 182 sur 188 · OBSERVATION CLXXXVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION CLXXXVIII

DeuTSsCHLANDER (Hambourg). — Sur la greffe articulaire totale du genou. (Présentation à la Société des Chirurgiens de l'Allemagne du Nord-Ouest, 8 novembre 1915, in Zentralblatt für Chirurgie, tome XLI, n° 1, 3 janvier 1914, p. 20.)

D. présente un jeune garçon de treize ans, chez qui il a exécuté une transplantation totale d’un genou provenant d’un autre enfant atteint de paralysie infantile et auquel il était indiqué de faire une arthrodèse. Le transplant comprenait, outre les extrémité articulaires du fémur et du tibia, la plus grande partie de la capsule articulaire, les ménisques, tout l’appareil ligamenteux, enfin la rotule avec son ligament rotulien et une partie du cul-de-sac supérieur. L'opération eut d’abord des suites absolument aseptiques ; mais, au quinzième jour, on assista à la nécrose des parties conjonctives du transplant qui s’éliminèrent par suppuration. Par suite de cette suppuration, la surface articulaire tibiale transplantée perdit toute fixation et se luxa dans la partie postérieure de l'articulation, où elle se comporta comme un corps étranger, empêchant tout jeu de l'articulation. La rotule se nécrosa sans doute et s’élimina également peu à peu; en tout cas, dans la suite, on n’en trouva plus traces. Par contre, malgré la suppuration, les condyles fémoraux se maintinrent, empêchant, par leur interposition, l’ankylose par soudure des extrémités réséquées.

Le résultat est que, dix mois après l’opération, on constate l'existence d'une néarthrose mobile dont les mouvements sont, il est vrai, très peu étendus et même pratiquement peuvent être considérés comme nuls par suite de la présence du plateau tibial luxé en arrière. Mais l’auteur se propose d'enlever ultérieurement ce fragment du transplant et il espère ainsi rendre à son opéré une articulation plus utile.

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