‹ Traité des greffes humainesChapitre 65 sur 188 · OBSERVATION LVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION LVI

Barnexmeuer (de Cologne). — Greffe d’un fragment de l'omoplate pour réparer une perte de substance de l’humérus. (Centralblatt f. chir. 1896, B. 31.)

F..., onze ans, destruction de la moitié supérieure de l'humérus par ostéomyélite, bras ballant. ;

(Quatre mois après la résection diaphysaire, la moitié inférieure de l'humérus s'est reformée, terminée en pointe en haut, la restauration est stationnaire depuis deux mois. quand on opère, la moitié supérieure ne s’est pas reformée.)

Opération : le 2 février : mise à nu de l’épine de l’omoplate, désinsertion du deltoïde et du trapèze, incision branchée sur le bord postérieur du deltoïde, mobilisation au ciseau de l'épine et de l'acromion, avec le tiers supérieur de la cavité glénoïde et du col de l’omoplate. |

Les rotateurs externes sont fusionnés au niveau de l’ancienne insertion humérale, on les sépare artificiellement pour ménager une fente par laquelle on fait passer Île transplant pivotant autour de l'articulation acromio-claviculaire, il passe par-dessus le nerf circonflexe qu’on a isolé et récliné en bas, fixation de l'épine au moignon huméral par deux fils d'argent, suture musculaire, drainage en bas, plâtre.

Consolidation complète en un mois.

Depuis fonction revenue dans de bonnes conditions, peut lever le bras jusqu'à l'angle droit, force normale.

Une autre opération à peu près identique après résection de la partie supérieure d'un humérus détruite en grande partie par la tuberculose. |

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