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OBSERVATION LXX VII

BrADE (de Breslau). — Greffe d’un lambeau de périoste pris sur le tibia droit pour consolider une pseudarthrose du tibia gauche. (Beitr. z. klin. chir. (J. de chir., mars 1909.)

H., treize ans, ostéomyélite ancienne tibia gauche, évidée largement.

Fracture secondaire à la partie supérieure sans consolidation depuis un an.

Opération : avivement, suture au fil d'argent, on entoure le foyer avec un lambeau de périoste, sans os, pris sur la face interne du tibia droit.

Cal volumineux et solide en deux mois.

OBSERVATION LXXVIIIT

C.-J. Bon. — Greffe d'un segment de péroné pour réparer une perte de

& substance du tibia. (The British Journal of Surgery t. [, n°4, avril 1914, p. 610 à 624.)

Cas I. — Fillette de quatre ans. En juin 1904, ostéomyélite aiguë grave qui détruit la diaphyse tibiale droite et frappe fortement les cartilages épiphysaires, surtout le supérieur. Il se forme également dans le tiers inférieur du péroné un petit foyer de nécrose d’où l’on retire un séquestre. En mai 1905, intervention. Section du péroné juste en dessous de sa tête et de son cartilage épiphysaire qui sont laissés en place. L’extrémité sectionnée est refoulée en dedans, insérée dans la face inférieure de l’épiphyse tibiale supérieure et fixée là par un fil métallique. On éprouve quelques difficultés à placer les os suturés en bonne position à cause de la friabilité du tissu osseux et à cause de l’action des muscles qui tendent à ramener le péroné en dehors. On est obligé de réintervenir pour placer un second fil métallique.

En l’espace de deux mois, la consolidation se fait. Les radiographies prises successivement montrent que l'extrémité su-

Fig. 41. — Résultat, trois ans et demi périeure de la diaphyse péronière s’est

apres l'opération. élargie, prenant à peu près la forme de la

portion du tibia qu’elle remplace, L’épi-

physe péronière, laissée en place, a poussé une colonne osseuse qui s'est dirigée vers la diaphyse transplantée et s’est fusionnée avec elle. En raison d'un foyer de nécrose situé à la partie inférieure de l’os, ce n’est qu’en 1907 qu’on peut scier le péroné juste au-dessus de la malléole externe, le refouler en dedans et l'insérer dans l’épiphyse

tibiale inférieure. Épaississement progressif (visible sur les radiographies) de l'os transplanté et débutant aux points où il à été enfoncé dans les épiphyses. D'autre part, on voit également la modification en longueur de l'os transplanté de 1907 à aujourd'hui. Contrairement à la tête du péroné, l'extrémité inférieure, malléolaire’ n’a poussé qu'un petit noyau osseux.

L'enfant a actuellement treize ans, Court, joue, sans grande boiterie, grâce à un soulier surélevé. Elle mène une vie normale. Le raccourcissement du membre est d'environ 3 pouces et demi.

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