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HERNIES PÉRINÉALES.
situation verticale du corps. Les douleurs de l’enlanternent survinrent pendant que la hernie était sortie, et il s’ensuivit une inflammation très-intense avec étranglement ; la délivrance fut suivie d’un écoulement considérable de sang,* on appliqua sur la partie malade des fomentations et des cataplasmes résolutifs, et bientôt on réduisit la tumeur. Celle-ci reparut lors du travail suivant* Smellie introduisit la main dans le vagin , la repoussa ; et la tête de l’enfant descendit aussitôt dans le bassin (i). Dans le second cas, une tumeur se manifesta du côté gauche du périnée et de l’anus, un mois environ après l’accouchement. Elle augmenta beaucoup, et ne sortait d’abord que lorsque la malade se tenait debout. On pouvait la réduire en introduisant deux doigts dans le vagin. La femme devint enceinte, et fut prise d’une toux violente, qui accrut la tumeur jusqu’au volume du poing, et rendit la réduction très difficile. Line vive douleur accompagna le développement de la bernie, qui devint irréductible cinq semaines environ avant le travail. Après que celui-ci se fut prolongé pendant plusieurs jours, Smellie trouva la malade à l’agonie, et la surface de la tumeur d’une couleur livide. Elle s'ouvrit, et donna issue à une cuillerée de pus mêlé de sang , et bien-
(i) Qbs. IY , pag. 1 44*
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tot après il s’en échappa une cliopine d’une liqueur de peu de consistance et de couleur grisâtre. Aussitôt après, la malade se sentit grandement soulagée et s’écria que l’intestin était remonté. Quoique la liqueur qu’on supposait venir des intestins , continuât de s’écouler, la malade se rétablit, et accoucha au terme ordinaire sans aucun accident. Il sortit encore un peu de ce liquide par un petit orifice quelques mois après la délivrance; la femme resta sujette à des coliques et à des constipations; la hernie reparut après un effort, mais on put en faire la réduction (i).
Mery a vu une tumeur plus grosse qu’un œuf de poule, entre la vulve et l’anus chez une femme grosse de cinq à six mois. Elle éprouvait de la difficulté pour uriner; mais quand elle comprimait cette tumeur, elle disparaissait et F urine s’écoulait (2).
Verdier en cite un autre exemple (3). Une dame enceinte de six mois, consulta un chirurgien pour une difficulté d’uriner. Il y avait sur l’un des côtés du périnée une tumeur qui présentait de la fluctuation, disparaissait sous la pression et reparaissait dès qu’on cessait de la comprimer. Si la
(1) Obs. V , pag. i45.
(2) Mérn. de V Acad, des Sciences , année 1713, pag. ni , obs. II.
(3) Voyez son mémoire, déjà cité, pag. 25.
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pression était forte , il s’échappait alors quelques gouttes d’urine par l’urètre. Cette tumeur disparut après l’accouchement, et ne se montra de nouveau que vers la fin d’une seconde grossesse ; mais elle était alors bien plus volumineuse et occupait tout le périnée. Elle fut contenue avec un bandage et des compresses.
Pipelet (i), rapporte un cas qu’il a regardé comme une hernie de la vessie au périnée chez un homme. Ce malade éprouva une vive douleur au périnée après avoir fait un effort considérable pour sauter, et depuis cëtte époque , il ressentit constamment du malaise et de la pesanteur dans cette partie ; et se plaignait surtout de ne pouvoir rendre qu’une petite quantité d’urine à la fois, et d’être obligé pour cela de comprimer sa tumeur. Cette pression procurait une évacuation plus abondante d’urine. La tumeur était oblongue, molle et de la grosseur d’un œuf de poule. On pouvait la réduire aisément. Elle fut maintenue par un bandage et des compresses.
(i) Mém. de V Ac. de chirur. , tom. IV. pag. 182.
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