VERGES CHARGÉES AVEC LESQUELLES ON FRAPPAIT LES MARTYRS
Les verges chargées (comme l’indiquent les Histoires des saints martyrs, Prudentius, par exemple, ainsi que certains tableaux que l’on peut voir ici à Rome) étaient une sorte d’instrument pour fouetter, fait de cordes ou de lanières, à l'extrémité desquelles étaient attachées de petites balles de plomb et avec lequel on déchirait les reins, le dos et le cou du condamné. Cette sorte de verge est mentionnée dans les récits d’un grand nombre de martyrs, aussi bien que par Prudentius, qui écrit aussi dans son Hymne à saint Romain: |
Tundatus tergum crebris ictibus Plumboque cervix verberata extuberet :
Persona quaeque competenter plectitur Magnique refert, vilis sit, an nobilis.
« Que son dos soit frappé de coups précipités et son cou battu avec le plomb jusqu’à ce qu'il soit enflé ; chacun est puni à juste titre et cela ne fait aucune différence, si c’est un individu ordinaire ou un noble. » De fait, c'était la coutume chez les Anciens de ne punir que les personnes de rang ordinaire à l’aide de verges chargées. Cette sorte de punition était encore en vogue au temps de l’empereur Honorius, qui fit battre cet impie hérésiarque Jovinian et ses vils associés avec des verges chargées avant de les envoyer en exil.
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frappé avec des b:
yr lié à bâtons.
B. — Martyr 1 ment
A, — Mart
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Maintenant, quoique ces verges chargées ne fussent pas employées dans l'intention de tuer les criminels, et que ce fût. défendu par un acte de la loi civile de battre un prisonnier jusqu’à la mort, on en compte pourtant un grand nombre qui ont rendu le dernier soupir sous les coups de ces cruels instruments. Cela est certifié par Ammianus Marcellinus et dans une Epître d’Ambroise, où il écrit : « Quelle réponse ferai-je ensuite si l’on découvre que par mon ordre des chrétiens ont été tués, soit par l’épée, soit par le fouet, soit par-des verges chargées ? » Maintenant ces chrétiens qui donnaient ainsi leurs vies pour le Christ étaient : saints Maximus, Papias, Severa, vierge romaine, avec ses frères, Marcus et Calendius, ainsi que les saints Gervasius, Januarius, Concordia, Privatus, Severus, Severianus, et un grand nombre d’autres dont nous devons taire les noms pour plus de brièveté. En outre, nous lisons que divers autres fidèles serviteurs du Christ furent battus avec des verges chargées, maïs sans perdre la vie sous ce traitement. Tels furent, pour n'en nommer que quelques-uns : les saints Laurent, Artemius, Procopius, Gordian, Erasmus et Théodore, évêques.
AUTRES FAÇONS DONT ÉTAIT EMPLOYÉ LE PLOMB DANS LES SUPPLICES DES SAINTS MARTYRS
Les anciens employèrent aussi le plomb pour torturer les chrétiens de deux autres manières. Premièrement, après les avoir complètement mis à nu, ils répandaient sur leur corps ce plomb en fusion, forme de punition dont nous parlerons plus au long dans le chapitre IX, plus loin. Secondement, ils en faisaient usage dans des occasions où ils ne l’'employaient ni pour frapper, ni pour brûler, mais pour écarteler et disloquer les diverses jointures des personnes condamnées à ce supplice et auxquelles
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Lortures et Éourments des Martyrs chrétiens
on attachait les bras au-dessus de la tête, après les avoir croisés par derrière, tandis que des poids de plomb étaient fixés à leurs pieds. Ces poids de plomb sont mentionnés par Ammianus quand il dit : « Eh bien! les poids de plomb sont-ils prêts? » Si le lecteur désire en savoir davantage à ce sujet, qu'il lise les Histoires des saints martyrs saint Juste et saint Mamaus.