MARTYRS QUI ÉTAIENT ROTIS SUR LE GRIL
Les saints suivants furent torturés sur le gril sur lequel ils étaient placés à l’aide de fourches de fer et ainsi rôtis par le feu placé au-dessous : saints Laurent, Dulas, Eleuthère, Conan, Dorotheus, Macedonius, Théodule, Tatian et Pierre.
Éortures ef Éourments des Martyrs chrétiens
« Etant chambellan de l’empereur Dioclétien, ce’ dernier fit ouvertement des remontrances au sujet des tortures excessives qu'il faisait subir aux Martyrs chrétiens. Donc, sur l’ordre de son maître, il fut amené devant lui, pendu et frappé de verges pendant longtemps, ensuite frotté de vinaigre et de sel et ensuite grillé sur le gril au-dessus d’un feu doux. Il fut immédiatement héritier du sort et du nom de saint Pierre. » D’autres faits encore, concernant ce même saint Martyr, se trouvent écrits dans les Actes des très glorieux soldats du Christ, les saints Dorotheus et Gorgonius. Ces Actes sont maintenant à l’état de manuscrits, mais nous espérons, par la grâce de Dieu, pouvoir les éditer et les imprimer, ensemble, avec d'innombrables Histoires de saints des deux sexes qui n’ont pas encore été publiées.
Cette tâche accomplie, nous nous proposons, en outre, si la mort nous épargne, d'écrire des notes détaillées sur les diverses Vies des Saints publiées jusqu'ici, où nous nous eftorcerons, antant qu'il nous sera possible, de distinguer ce qui est vrai et certain de ce qui est douteux ou reconnu comme positivement faux.
Tout cela dit au sujet du gril dont était bien distinct un autre instrument nommé, dans les Actes des saints martyrs, le lit de fer.
Car, dans l’Histoire de saint Eleuthère, évêque et martyr, mentionné plus haut, nous lisons que le tyran, après avoir commandé qu'il fût torturé, ordonna que ledit saint homme, après avoir, sur son ordre, subi le supplice du lit de fer, en fût enlevé pour être rôti sur le gril, ce qui prouve, d’une façon indubitable, que le lit de fer était tout à fait distinct du gril. Mais, pour la complète satisfaction du lecteur, nous pensons qu'il vaut mieux citer les propres paroles contenues dans le récit, comme il suit: « Alors Adrien, bouillant de rage, ordonna que le lit de cuivre fût amené et que le saint homme y fût placé, les bras et les jambes liés aux quatre angles, afin que ses membres délicats fussent écartelés et
Du arif ef du fit de fer
torturés. Cela fait, le feu fut mis au-dessous... Mais, lorsqu'une heure fut écoulée, l'Empereur, pensant qu’il était mort, ordonna que les bandes fussent desserrées. Mais alors, le saint, étendant les mains, dit aux Romaïns : « Grand est le Dieu des chrétiens qui fut prêché par les bienheureux saints Pierre et Paul, qui accomplirent beaucoup de choses étonnantes dans cette ville et firent tomber à terre cet homme de grande notoriété, Simon Magus, qui adorait et glorifiait les mêmes démons qu’Adrien adorait aussi. Alors l’empereur ordonna que le gril fût apporté et enduit d'huile et que le feu fût allumé au-dessous. »
Cela est tiré des Actes de saint Eleuthère, d’où nous pouvons clairement conclure que le gril était une chose tout à fait distincte du lit de fer. C’est de plus confirmé par ce qui est écrit concernant le même saint homme dans le Martyrologe Romain, le 18 avril, comme il suit : « À Messine, anniversaire des saints Martyrs, saint Eleuthère, évêque d'Illyricum, et de sainte Anthia, sa mère. Rendus illustres par la sainteté de leur vie, et leurs miracles étonnants, ils surmontèrent les angoisses causées par le lit de fer chauffé à blanc, le gril et la poêle à frire pleine d'huile bouillante, de poix et de résine.
Ceci encore montre bien que le gril était distinct du lit de fer. Maintenant ce dernier (comme il est attesté par les Actes des Martyrs) était fait à la ressemblance d'un vrai bois de lit, oblong et élevé au-dessus de terre, afin que l’on püût aisément placer le feu au-dessous, et ayant un certain nombre de barres traversant d’un côté à l’autre, remplaçant les planches habituelles, avec un espace entre chacune.
Voici les noms des plus glorieux martyrs qui furent torturés sur le lit de fer, les saints Eleuthère, Clément d’'Ancyra, Plato, dont nous avons déjà parlé, ainsi que les saints Olympiades, Maxime, Pégase, et beaucoup d’autres dont le nombre et les noms sont connus de Dieu seul.
Lortures et Éourments des Martprs rétiens
DE LA CHAISE, DU CASQUE, DE LA TUNIQUE ET AUTRES INSTRUMENTS DE FER ROUGIS AU FEU
- À part ces grils et ces lits de fer, les païens employaient aussi, pour torturer les chrétiens, la chaise de fer rougie au feu. Ceci est certifié par les Actes de saint Paul et de sainte Julienne, de saint Grégoire de Nysse dans la Vie qu'il a écrite de saint Grégoire Thaumaturge, et aussi par l'Histoire de saint Blaise, dans laquelle on trouve ce qui suit : « De nouveau, le juge ordonna que sept sièges de cuivre fussent apportés, et commanda que les femmes, au nombre de sept, qui, pendant le supplice de saint Blaise, avaient recueilli les gouttes de son sang à mesure qu’elles tombaient, fussent assises dessus, une sur chaque. Et les dites chaises étaient chauffées à un tel degré que les étincelles en jaillissaient comme d’une fournaise chauffée au plus haut degré. »
Mais nous devons maintenant parler des casques rougis au feu par lesquels les chrétiens étaient également torturés, car c'était une habitude et une coutume établie chez les Anciens de leur en couvrir la tête à l'occasion. Cela est prouvé par l'Histoire du martyre de saint Clément d’Ancyra et celui de saint Juste, soldat, où il est écrit à la date du 14 juillet : «Anniversaire du jugement du martyr saint Juste, qui était citoyen de Rome, soldat servant sous le Tribun Claude. Revenant un jour d’une victoire remportée sur les barbares, il vit paraître devant lui une croix qui semblait être en cristal et il entendit une voix qui en sortait. Instruit du mystère de la foi en Dieu, il distribua, en arrivant à Rome, tous ses biens aux pauvres, dans sa joie de croire au Christ. Mais lorsque la chose arriva aux oreilles du Tribun, le martyr du Christ ne voulant en aucune façon renier la profession qu'il avait faite, il: l’envoya au gouverneur, Magnentius. Questionné par lui et
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Fiac. XXIV
A. — Martyr dont la main est remplie d’encens | C. — Marlyr assis sur la chaise de fer, tandis qu’on mêlé à des charbons embrasés et qui, forcé lui place sur la tête un casque rougi au feu. par la douleur à lâcher l’encens, est considéré comme ayant sacrifié à l’idole.
B .— Martyr revêtu de la tunique de fer et chaussé de souliers brûlants qui consument la chair de ses os.
D. — Martvr dont les yeux sont brülés par un tison enflammé.
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Euniques de fer rouai
| | À reconnu fidèle à la foi du Christ, il fut condamné à être frappé à coups de fouet et de lanières et ensuite à être coiffé d’un casque brûlant, et à avoir des balles de fer chauffées à blanc mises sous les aisselles. Tous ces supplices et d’autres du même genre furent supportés sans faiblir par le saint martyr, remerciant Dieu pendant ce temps; il fut enfin jeté dans une fournaise où il rendit l’esprit. Mais son corps sacré demeurait entier et sans se consumer, et pas un cheveu de sa tête n’était brülé par le feu dans lequel il avait été jeté. » Tout cela dit sur le casque brülant. Mais nous ne devons pas croire que la rage des païens fût assouvie par les horribles tortures infligées aux saints martyrs, non plus que leur cruauté envers les serviteurs du Christ. Ils étaient enflammés de fureur et inventaient chaque jour de nouvelles et terribles sortes de châtiments, dans leur haine sauvage contre les chrétiens. Ainsi ils les enveloppaient dans des tuniques de fer brülantes, comme nous le lisons dans saint Erasme ; ou bien ils leur perçaient les tempes avec des clous rougis au feu, comme il est écrit concernant les martyrs saint Victor, et Fulcianus, ou encore ils leur brülaient les aisselles et les flancs au moyen de piques de fer, chauffées à un grand degré, comme cela arriva à Tarascus et à ses compagnons. Ou bien, on leur faisait porter des chaussures de cuivre rougies au feu, ainsi qu'on le raconte de saint Antymus, évêque de Nicomédie ; ou bien encore on les forçait à marcher les pieds chaussés de souliers de fer cloués avec des pointes rougies au feu. C’est ainsi que nous trouvons écrit, à la date du 22 mai, concernant le martyr saint Basilic : « Vingt-deuxième jour, anniversaire de saint Basilic, martyrisé sous l’empereur Maximin, du district d'Amasea. Emprisonné, pour avoir confessé sa foi au Christ, par Agrippa, le gouverneur, il fut de nouveau chaussé de souliers de fer cloués avec des pointes rougies au feu, et on ordonna qu'il fût mené tout le long de la route menant à Comana. Et lorsque,
Sortures et Éourments des Martyrs chrétiens
sur le chemin, ils furent arrivés à une certaine place où demeurait une femme nommée Trojana, ils lièrent le saint homme, les mains derrière le dos, à un platane stérile, arbre que le saint, après avoir invoqué Dieu, rendit vert, faisant aussi jaillir de terre une source. Voyant ces choses, la femme et les soldats crurent tous en Jésus-Christ. Puis, quand ils atteignirent la ville de Comana, on ne put par aucun moyen le déterminer à offrir un sacrifice ; au contraire il adressa une prière à Dieu qui fit descendre le feu du ciel et brüla le temple et l’idole d’Apollon. A cette nouvelle, le gouverneur entra dans une grande colère et ordonna que le martyr Basilic fût coupé en morceaux et jeté dans la rivière. C’est ainsi qu’il conquit la couronne du martyre pour la louange et la gloire du Dieu tout-puissant. Maïs assez sur cette forme particulière de torture.