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Fic. XXV
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Subterfuges des païens
Christ, après l'avoir abjuré? » Stupéfaits à ces paroles, ils s’écrièrent : « Comment avons-nous abjuré? Quelle étrange chose vous dites.» Mais l’autre répondit : « Comment ? — mais en offrant l’encens pour le feu. Qu'est cela, je vous prie, sinon renier le Christ? » Alors, sans un instant de délai, ils s’élancèrent de la table, et, comme des fous ou des aliénés, bouillant de zèle et d'indignation, se précipitèrent dans le Forum, criant : « Nous sommes chrétiens, chrétiens de cœur! Que tous les hommes nous entendent le dire et surtout Dieu pour lequel nous vivons et sommes prêis à mourir ! Le serment que nous t’avons fait, Christ, notre Sauveur, nous ne l'avons pas brisé. Si notre main a offensé, telle n’était pas notre intention. Nous avons été enjôlés par la duperie de l’empereur et non corrompus par l'or. Nous lavons nos mains du mal qui a été commis et nous nous purgeons par le sang! » Puis, allant vivement vers l'empereur et jetant l'or à terre, ils parlèrent ainsi d’un air plein de défi et de courage :
«Ce ne sont pas des dons que nous avons reçus, empereur; mais la mort à laquelle nous avons été condamnés. Nous n'avons pas été convoqués à l'honneur, mais nous avons été flétris par l’infamie. Accordez ce don à vos soldats; sacrifiez-nous pour le Christ dont nous reconnaissons le seul empire et tuez-nous. Payez le feu par le feu, et, pour les cendres de ce sacrifice, réduisez-nous en cendres. Coupez nos mains, Ces mains qui ont été assez coupables pour se tendre et nos pieds qui nous ont portés vers une action mauvaise. Que ceux-là reçoivent vos dons qui n’ont pas lieu d’avoir honte de les recevoir ; pour nous Christ est assez et plus qu’assez, car nous l’estimons au-dessus de toutes les richesses. »
« Tel fut leur langage, et alors leurs compagnons se levèrent et, s'étant rendus compte de la supercherie, revinrent de leur enivrement et voulurent apaiser le Christ avec leur sang. L’empereur fut grandement courroucé; pourtant il ne voulut pas les tuer
Éortures ef Éourments des Martyrs cfrétiens
ouvertement, de peur qu'ils ne fussent ainsi des martyrs, eux, pourtant, qui étaient déjà martyrs par la volonté autant que cela dépendait d'eux; mais il les punit par l'exil et par ce châtiment, se vengea de l'injure qui lui avait été faite. Mais, en agissant ainsi, il ne fit que les faire bénéficier largement en les délivrant de ces odieux sacrifices et les mettant hors d'atteinte de ses malicieux desseins. » C’est ainsi que le très saint Naziance nous montre comment les plus valeureux champions du Christ ne purent être contraints, ni par le dédain, ni par la ruse de ce cruel empereur apostat, à descendre des hauteurs de leur piété; mais comment, au contraire, ils étaient, par cela même, rendus encore plus fermes et prêts à souffrir la mort par amour pour le Christ. Ainsi la ruse de Julien fut vaine et sa tentative pour les détourner de leur foi en Jésus-Christ n’aboutit à rien.
DEUX AUTRES PLANS SEMBLABLES A L'AIDE DESQUELS LES PAIENS PENSAIENT POUVOIR RÉDUIRE LES CHRÉTIENS ET LEUR FAIRE