‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 74 sur 93 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Autres modes et irstrumernrts de torture pour le supplice des Martyrs chrétiers, tels que : Amputer les seins des femmes, couper la largue, détacher les pieds et les mains, arracher les derts, écorcher vifs les chrétiers, les trarspercer et les exposer aux bêtes sauvages.

torture, en commençant par celle qui consistait à couper l’un ou les deux seins aux femmes, en vue d'augmenter leur souffrance au plus haut point. Cette cruauté est attestée

M: il est temps maintenant d’en venir à d’autres sortes de

encore et encore dans les Actes de diverses Martyres femmes, par exemple de sainte Euphémie, des saintes Dorothée, Thécla, Erasma, trois sœurs, de douze saintes matrones dont les noms sont oubliés; de sainte Agathe et d’autres et, enfin, de sainte Helconis, dont les souffrances sont racontées dans la Ménologie grecque, le 28 mai, en ces mots: «Elle vivait sous l’empereur Gordien et venait de la ville de Thenalia. Arrêtée et amenée devant Perennius, gouverneur de Corinthe, elle ne voulut pas supporter de sacrifier aux idoles; mais prêchant le Christ et nul autre, elle fut d’abord liée par le pied au joug d’un bœuf et mise dans du plomb fondu et de l’huile bouillante; elle s’échappa sans aucun mal; elle fut ensuite rasée et son corps entier plongé dans le feu. Etant remise en liberté, elle alla au temple des idoles et, par ses prières, jeta à terre les images de Pallas, de Jupiter et d’Escu-

Sortures et Éourments des Martprs chrétiens

lape. Plus encore, lorsque Justinien succéda à Perennius comme proconsul, on lui coupa les seins et, amenée devant le nouveau gouverneur, elle fut précipitée dans une fournaise ardente; mais les flammes ne la touchèrent même pas, quoiqu’elles brülèrent et consumèrent beaucoup des soldats présents. Ensuite elle fut étendue sur un lit de cuivre chauffé à blanc; mais, tout à coup, une légion d’anges se tint autour d'elle et préserva la sainte martyre de tout mal. Ensuite elle fut exposée aux bêtes sauvages qui ne lui firent aucune sorte de blessures, mais tuèrent plusieurs des gardiens. Enfin, le gouverneur prononça la sentence qu’elle reçut avec la plus grande reconnaissance ; ainsi elle fut décapitée et partit pour le ciel. »

Mais, procédons à d’autres modes de torture, savoir : arracher les dents des martyrs, ou leur couper la langue, les pieds et les mains, ou leur amputer les deux seins ou, enfin, leur briser les jambes.

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