MARTYRS AUXQUELS ON COUPAIT LA LANGUE
Les martyrs qui furent soumis à ce genre de supplice sont nommés dans les Actes de plusieurs martyrs des deux sexes, tels que les saints Terentianus, Florentin et Hilaire, les saintes Basilissa, Anastasie et Agathoclia. La dernière nommée est ainsi commémorée dans la Ménologie, le 1° octobre : « Anniversaire dela sainte Martyre Agathoclia, femme esclave. Elle était servante
Mains et pieds coupés; jamhes Brisées
voyant qu’elle était chrétienne et craignant Dieu, la tourmentait continuellement; pendant huit ans, Agathoclia fut frappée par sa maîtresse, sur la tête, avec des pierres aiguës ; celle-ci avait aussi pris l'habitude de la forcer à marcher pieds nus pour rapporter du bois par le froid et la gelée d'hiver et, pendant huit ans, elle essaya de la persuader d’adorerlesidoles. Mais Agathoclia refusait obstinément de le faire ; de sorte qu’elle fut fouettée, qu’elle eut la langue coupée et qu’elle fut enfin jetée en prison où elle mourut, car on lui versa du feu dans la gorge et de cette façon, elle échangea cette vie pour une meilleure. » Les deux autres, savoir : les saintes Basilissa et Anastasie, sont commémorées le 15 avril : « Anniversaire des saintes Basilissa et Anastasie. Nées à Rome, la capitale, c’étaient des dames distinguées par la naissance et la richesse; elles étaient disciples des saints Apôtres et, lorsque ces derniers furent couronnés par le martyre, elles firent recueillir les saintes Reliques et les transportèrent pendant la nuit. A cause de cela, elles furent dénoncées à l’empereur Néron et furent, en conséquence, jetées en prison. Mais bientôt, comme elles demeuraient fermes dans leur foi au Christ, elles en furent tirées et suspendues ; puis, après que leurs seins, leurs mains, leurs pieds,
d'un certain Nicolas, chrétien, et de sa femme Pauline qui, leur langue eussent été coupés, elles furent enfin décapitées. » Ë
MARTYRS AUXQUELS ON DÉTACHAIT LES MAINS ET LES PIEDS ET AUXQUELS ON BRISAIT LES JAMBES
Ces trois modes de torture employés contre les chrétiens sont certifiés dans les Actes de saint Quirinus et de trente-sept autres martyrs, dans ceux des saints Sévère et Memnon, de sainte Charité, vierge et martyre, de saint Galatio et sa femme, de saint Adrien et ses compagnons, pour ne rien dire de quarante soldats
Éortures et Éourments des Martyrs chrétiens
romains dont le martyre est raconté dans le Martyrologe, le 9 mars. RE
DIVERSES FAÇONS DONT ON ARRACHAIT LES DENTS DES SAINTS MARTYRS ET DONT ON LEUR COUPAIT LA LANGUE ET LES SEINS
Les mains et les pieds des martyrs chrétiens étaient amputés (ainsi qu’il en est témoigné dans les Actes de sainte Febronia, de saint Oceanus et de ses compagnons) de cette façon : Premièrement, le membre qui devait être enlevé était placé sur un bloc de bois ou billot; alors l’exécuteur levait le bras tenant la hache et, l’abaissant brusquement, frappait et séparait du corps la partie en question. + 14%
Le brisement des jambes était effectué de cette manière : On préparait une enclume et une barre de fer; puis on obligeait les misérables criminels ou les chrétiens, qui étaient condamnés’à mort, à cause de leur fidélité au Christ, à mettre leurs jambes sur l’enclume et l’inhumain exécuteur les brisait à grands coups de son levier de fer. Tout ceci est raconté dans l'Histoire du martyre de saint Adrien, mentionné ci-dessus. : : 149
Ce supplice, comme aussi celui de briser les reins, est cité, parmi d'anciens écrivains, par Plaute, dans son Poenulus, où il dit :
Ex syncrasto scrurifragium fecit. .
« Le misérable était déjà un vrai salmigondis de chair broyée et, maintenant, ses jambes furent brisées par-dessus le marché. » Par Apulée,' Ane d'Or : « Alors la noble femme priant, afin de conjurer ce terrible sort, et pensant avec horreur que ses jambes vont être brisées, cache son galant qui est tout tremblant et mortellement pâle‘ de:terreur.'» : : +: 1. ‘a