‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 84 sur 93 · MT · texte numérisé non relu

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Fic. XLII

C. — Jeté dans un courant voisin, avec une pierre attachée au cou.

D. — Avec un poids de plomb au cou.

E. — Jeté la tête la première dans un puits.

A. — Martyrs jetés dans une rivière, une grosse pierre au pied.

B. — Jeté à l’eau enveloppé dans un filet.

Lu tu

ni raté mel

Martyrs couchés nus sur des verres frisés

‘épouser un certain soldat. Et comme elle refusait énergiquement

de le faire, elle fut immédiatement jetée à l’eau et noyée. » Et encore : « Vous devez noter ce fait, que les Hérétiques de la ville de Nîmes, en Languedoc, après avoir massacré un grand nombre de Catholiques, avec leurs dagues, les jetaient, quelques-uns dans la rivière, d’autres dans un puits qui était à la fois large et profond et qu'ils remplirent deux fois jusqu’au bord. »

Tout ceci se trouve dans le livre nommé ci-dessus, le Théâtre des Cruauiés Hérétiques, où, de même, on peut lire ce qui suit, concernant les Catholiques que l’on enterrait : « Les Huguenots enterrèrent vivant un certain prêtre nommé Pierre, de la paroisse de Beaulieu, ne laissant que sa tête hors de terre. A un certain endroit, en Belgique, non loin d’Ypres, ils en firent de même pour d’autres prêtres qu'ils couvrirent, vivants, de terre et de pierres, puis ils placèrent des marques à quelque distance de leurs têtes qui leur servirent de cible pour lancer dessus, en manière de sport, des balles en pierre et en fer. »

Maintenant, il nous reste à révéler diverses autres sortes de supplices et de tortures et, en premier lieu, à parler des martyrs qui étaient publiquement dépouillés de leurs vêtements et ainsi promenés nus à travers les villes dans les rues; et, deuxièmement, de ceux qui étaient enfermés dans des cachots jonchés de verres brisés et de fragments de poteries, ou même de fers de lance, afin que leurs corps nus pussent être misérablement torturés par les pointes aiguës ; et aussi de ceux qui étaient attachés à deux branches d’arbres différents et ainsi écartelés.

Après cela, il ne nous restera plus à parler (dans le chapitre XII) que des martyrs envoyés en exil et de ceux condamnés aux travaux forcés de diverses sortes et aux mines.

La première et la seconde espèces sont attestées par les Actes des saints martyrs Alexandre et Vincent, Pierre et Marcellin, Victor et Corona, ainsi que par la Ménologie, où, à la date du 9

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Sortures et Éourments des Martyrs chrétiens

septembre, il est écrit : « Anniversaire du saint martyr Strato qui, étant lié à deux cèdres et ainsi déchiré, à cause de sa foi au. Christ, ne fit qu’un avec la Légion céleste. » Eusèbe et Nicéphore rendent témoignage de plusieurs autres fidèles serviteurs du Christ qui furent soumis à la même torture, de même que l'Histoire du martyre des saints nommés ci-dessus, Victor et Corona.

CATHOLIQUES, ET EN PARTICULIER MOINES ET PRÊTRES, QUI ONT EU LE VENTRE OUVERT PAR LES HÉRÉTIQUES DANS LE SIÈCLE PRÉSENT

Les martyrs chrétiens ont été ouverts de diverses façons, non pas seulement par les idolâtres de l’antiquité et par les hérétiques des anciens jours (comme il a été démontré ci-dessus, et dans des passages antérieurs), mais aussi par les hérétiques de nos jours. Citons ce que l’on dit à ce sujet dans le Théâtre des Cruautés et ailleurs : «Les huguenots, à l’église de Saint-Macarino, en Gascogne, ouvrirent le ventre à plusieurs prêtres et leur arrachèrent petit à petit les entrailles en les enroulant autour de bâtons qu'ils tournaient et retournaient. Dans la cité de Mancina, s'étant emparés d’un prêtre, homme d'un âge avancé, ils lui coupèrent les parties privées, et, après les avoir fait rôtir, lui en remplirent la bouche ; puis, afin de voir comment il allait les digérer, car il était encore en vie, ils lui ouvrirent le ventre et ainsi l’achevèrent. Dans le cas d’un autre prêtre, ils imitèrent la tyrannie et la cruauté de l’empereur Julien, car, lui ouvrant le ventre avec un sabre, tandis qu'il était encore vivant, ils le remplirent d'avoine et le donnèrent ainsi en nourriture à leurs chevaux. » | | Tels étaient quelques-uns des supplices par lesquels les prêtres. du Christ étaient torturés. .

Fic. XLIII

, Une vipère, et jeté dans la mer

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— Cousu dans un sac a ou

dans une boîte de plomb et

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A. — Martyr enferm

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Brüfés dans P'Euife Bouiffante

Maintenant, écoutez-en d’autres également horribles et cruels ; afin de ne rien omettre de la gloire des martyrs catholiques qui moururent pour l’amour de la vraie religion :

« Dans la paroïsse de Cassenville, près de Engolisma, les huguenots s’emparèrent d’un certain prêtre du nom de Lewis, reconnu à l'unanimité par les gens de la ville pour un homme menant une vie excellente et exemplaire; ils lui plongèrent si souvent les mains dans l'huile bouillante et les y maintinrent si longtemps que la chair fut arrachée et tomba des os. Non content de ce cruel supplice, ils versèrent le même liquide bouillant dans sa bouche et, voyant qu’il n’était pas encore mort, le tuèrent en tirant sur lui avec des balles de plomb et des éclats de fer. Un autre prêtre, du nom de Colin, fut saisi et on lui coupa les parties privées, puis ils l’enfermèrent dans une caisse ayant une ouverture en haut, et ils y versèrent une telle quantité d’huile bouillante qu’il rendit l'esprit sous l'excès de la souffrance. Dans la paroisse de Rivières, ils mirent la main sur un autre prêtre auquel ils arrachèrent la langue, pendant qu'il vivait encore, en lui perçant le menton, et ensuite le tuèrent. De même encore pour un autre, nommé Jean, qu'ils tuèrent en lui coupant la gorge, après lui avoir d’abord brûlé toute la peau des pieds avec un fer rougi au feu.... Francois Raboteau, de la paroisse de Foucquebrun, fut saisi par les huguenots et attaché à des bœufs trainant un wagon, et il fut si sauvagement piétiné et déchiré, qu’il mourut à la fin de ses blessures. Au temps où le prince Auriac occupait Ruremond, une ville de Guelderland, qu’il avait saisie, ses soldats assaillirent violemment le monastère des Chartreux, en criant « Geld, Geld ! » voulant dire par ce cri qu'ils voulaient de l’argent. A la grille d'entrée, trois frères lais furent tués : Albert, Jean et Stephen de Ruremond ; puis, se précipitant dans l’église, les soldats troublèrent dans leurs prières le vénérable prieur Joachim ainsi que le reste des frères. Pour lui,

Lortures et Éourments des Martyrs rétiens |

ils le blessèrent à plusieurs endroits et l’entraînèrent, tandis que quatre moines furent tués sur les lieux et que le reste fut grièvement blessé.... Dans la ville d'Engolsheim, un certain frère, du nom de Jean Auril, de l’ordre de Saint-François, vieillard de quatre-vingt-dix ans, eut la tête ouverte par une hache, et son corps fut jeté dans les lieux d’aisances. De plus, dans divers endroits, beaucoup de prêtres servant Dieu, eurent le nez et les oreilles coupés et les yeux arrachés par les mains des mêmes ministres de Satan.

En vérité, si audacieuse était l’insolence d’un certain Huguenot, et si monstrueuse sa barbarie, qu’il se fit un collier avec les oreilles que l’on avait coupées aux prêtres et qu’il s’en vanta, auprès de ses chefs, comme d’une marque de courage et d'énergie.

En outre, les Calvinistes Hérétiques qui sont dans le royaume d'Angleterre, mettent violemment la main sur les prêtres catholiques occupés à offrir le divin sacrifice et revêtus qu’ils sont de leurs ornements sacrés, les mettent à cheval en plein jour et, portant devant eux des torches enflammées, les conduisent, par moquerie, à travers les rues. Ils leur percent aussi les oreilles avec un fer rougi et les exposent, comme ils le font pour d’autres religieux, sur une estrade, aux insultes du public, ils fixent leur tête au pilori, comme ils l’appellent, et clouent leurs oreilles au cadre du dit pilori. Et ceci pour aucune autre raison que celle de les punir d’avoir exprimé leur sympathie pour les autres catholiques mis à la torture, ou d’avoir parlé de l'innocence des Martyrs. »

Tels sont quelques-uns des faits accomplis, pour ne rien dire des autres décrits dans les chapitres précédents et qui restent à être mentionnés, par les hérétiques de nos jours, en Angleterre, en Irlande, en France et en Belgique.

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Fic. XLIV

À. — Martyr traîné à travers la ville au moyen

B. — Mis à nu et roulé sur des chardons de fer d’un collier de fer rivé à son cou.

aigus.

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