Mais au lieu qu'un seul arrêt doit être
rendu soit pour l'admission , soit pour le rejet àe l'action en révision , dans les deux cas dont nous venons de parler : dans le cas au contraire du pourvoi pour cause de l'homicide d'une personne qu'on croit existante, il faut deux arrêts de la cour de révision, l'un préparatoire et l'autre définitif, si la cour ne croit pas devoir rejeter d'emblée le pourvoi; et un seul, si elle le rejette. En cette dernière hypothèse, l'arrêt de rejet n'a pas d'autres effets que ceux dont nous avons rendu compte mi peu plus haut.
Quant à l'arrêt préparatoire et à l'arrêt définitif, qui sont nécessaires lorsque la demande en révision n'a pas été rejetée de prime-abord, ils ont les conséquences suivantes :
Le premier entraîne indispensablement la continuation du sursis à l'exécution du condamné, et renvoyé la question préjudicielle de l'identité à la cour qui y est désignée.
Le second, qui est un arrêt définitif ou d'admission ou de rejet du pourvoi, selon que la question d'identité a été jugée affirmativement ou négativement par la cour de renvoi, produit absolument les mêmes effets que nous avons attribués aux arrêts, soit d'admission ou de rejet, qui sont i^ndus sur les deux autres ouvertures de révision (1).
(1) Nota. Il y a une différence remarquable entre les effets de l'arrêt qui rejette le pourvoi en révision dans le cas de la première ou de la troisième ouverture, et ceux de l'arrêt qui rejette le pourvoi dans le cas de la seconde ; c'est <jue dans la première et la troisième
43o DES RECOURS EN REVISION, etc.