CHAPITRE XIII
KYSTES DERMOIDES DU SCR0TU3f
Les productions homologues des kystes dcrmoïdes ovariens sont, dans le sexe masculin, les tumeurs généralement décrites sous le nom d'inclusions scrotales.
C'est Verneuil qui, le premier, en 1835, donna de ces tumeurs une description précise, en rassemblant neuf cas épars auxquels il ajouta un fait personnel. Longtemps après, en 1878, le même auteur revint encore sur cette question à l'occasion d'un rapport sur une observation adressée à la Société de chirurgie par J. Bœckel, et il ajouta aux 10 faits rassemblés dans son précédent mémoire 9 autres cas. En 1880, un autre rapport sur une observation de Pilate (d'Orléans) fournit h Nepveu l'occasion de rappeler 3 faits nouveaux. Enfin, récemment, Cornil et Berger ont communiqué à l'Académie de médecine une observation de tumeur scrotale par inclusion, ce qui porte à 24 le nombre des cas bien authentiques observés dans l'espèce humaine.
Ces tumeurs paraissent siéger de préférence au côté droit du scrotum (12 fois à droite, 4 fois à gauche, sur 16 cas où le siège est indiqué). Leurs rapports avec la glande séminale ne sont pas toujours bien définis.
D'après Verneuil , il n'y a pas d'exemple permettant d'admettre avec certitude que l'inclusion s'est faite dans le parenchyme glandulaire au sein même du testicule, et, dans les observations qui semblent défavorables à cette manière de voir, l'état du testicule n'est pas mentionné avec assez de détails. Aa
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contraire, rindépendance complète de la production anormale et du testicule est, dans certains cas, bien manifeste, au point que Ton a pu quelquefois extirper la tumeur en conservant le testicule (Velpeau, Geinitz, Cornil et Berger). Enfin il est fort possible que parfois cette indépendance ait existé primitivement et que plus tard la tumeur se soit coiffée du testicule, lequel s'est déforme et plus ou moins atrophié (Kalning, Pilate, Cornil et Berger). Mais si la tumeur paraît presque toujours indépendante du parenchyme glandulaire, elle est du moins le plus souvent en rapport intime avec la glande. Dans la majorité des cas, en effet, lorsque ces rapports sont précisés, la tumeur se trouve entre la vaginale et le testicule, auquel elle est rattachée par du tissu cellulaire plus ou moins lâche. Parfois la tumeur est adhérente aux enveloppes des bourses ; mais alors cette adhérence s'explique par des phénomènes inflammatoires, des suppurations avec fistules (Velpeau, J. Bœckel).