PREMIÈRE SECTION
DESCRIPTION TOPOORAPHIQUE
Les kystes dermoïdes ont été rencontrés en des endroits très divers; toutefois il est un petit nombre de régions qui sont pour ces kystes de véritables lieux d'élection. D'après la statistique de Lebert, c'est dans l'ovaire qu'ils sont de beaucoup les plus fréquents et, sur 176 cas relevés par cet auteur dans l'espèce humaine, il s'en trouve 129 dans l'ovaire, tandis qu'au deuxième rang le pourtour de l'orbite en compte seulement 13. Toutefois cette statistique , malgré le grand nombre des faits qui la composent, ne donne pas avec une entière exactitude la fréquence relative des kystes dermoïdes : car elle est établie, non pas d'après une série d'observations personnelles, mais d'après les cas publiés, c'est-à-dire principalement d'après des faits qui sortent un peu de l'ordinaire et qui présentent un intérêt quelconque par leur étrangeté ou par leur complexité ; or, c'est dans l'ovaire surtout que se rencontrent les kystes dermoïdes à structure complexe. Les kystes de la tête, au contraire, dont la composition est généralement fort simple, ne sont pas d'ordinaire livrés à la publicité, et partant ne se trouvent pas compris dans une statistique sçmblable à celle de Lebert. Aussi nous rangerons-nous à l'opinion exprimée par Heurtaux, qui, d'après ses observations personnelles, considère ces productions comme beaucoup plus fréquentes au voisinage de l'orbite que partout ailleurs*.
1. Pauly, adoptant l'opiuloii de Lùckc, s'élève également contre cette prédominance attribuée par Lebert aux kystes dermoïdes de Tovaire.
Sans vouloir établir pour ces tumeurs une classification d'après leur fréquence , nous citerons comme sièges d'élection des kystes dermoïdes : Torbite et son pourtour, le cuir chevelu, le cou, le plancher buccal, la cavité abdominale, le scrotum et la région sacro-périnéale. En dehors de ces régions les kystes dermoïdes sont tout à fait rares.