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analogpie avec les kystes congénitaux du cou avait pourtant été indiquée par Wernhcr en 1843, mais il s'agissait simplement d'une ressemblance extérieure. Bien des faits anciens, dont la nature est restée indéterminée, se rapportent certainement à cette catégorie de tumeurs : ainsi on ne peut guère concevoir de doutes à cet égard sur le cas observé par Giraldès cl dans lequel la description des parois kystiques, offrant l'aspect réticulé de la surface interne du cœur, se rappoi'tc a un tj^pe de kyste séreux congénital. Cependant, comme en cette région du siège ont été observées des tumeurs do toutes sortes qui, malgré leur ressemblance apparente, difleront beaucoup par leur structure, il faut être très réservé dans le choix de ces faits anciens, et Ton ne peut tirer grand parti des observations dépourvues d'un examen anatomiquo suffisant. C'est donc, comme toujours, les faits récents que nous utiliserons.
Parmi les productions congénitales du siège, les kystes séreux sont les tumeurs dont la situation a le moins de fixité. Bien plus que les kystes dermoïdes et mucoïdos ils s'écartent de la région médiane et du sacrum; ils occupent par exemple la région ischiatique, la fesse. Ici encore on ne peut établir, par conséquent, au point de vue de la position, une limite bien nette entre les kystes séreux de régions voisines et séparer, par exemple, d'une façon absolue les kystes du siège de ceux qu'on observe parfois à la cuisse.
Mais si la position de ces tumeurs à l'extrémité inférieure du tronc est sujette à varier, il en est cependant qui présentent avec le rachis les mémos rapports que les kystes dermoïdes ou mucoïdes et, comme ces derniers encore, les kystes séreux peuvent exister avec un spina bifida (Bergmann). Au surplus, on doit considérer comme fort probable que, dans les tumeurs complexes de cette région , contenant des tissuâ variés et des kystes dermoïdes ou mucoïdes, certaines parties possèdent parfois la structure des kystes séreiLx.
On a aussi rencontré des kystes séreux congénitaux dans la
cavilé abdominale , et l'on poiil ransr»:*r dans ces tumeurs los productions qui ont été décrites sous le nom de chylanyiomps.
En résumé, si nous envisageons la distribution des kvstes séreux congénitaux, nous voyons qu'elle ne présente rien de régulier et n'est soumise à aucune loi déterminée. On ne retnjuve pas dans leur localisation la même fixité que pour les kyslfs dermoïdfs v\ nuicoïdes : ils n'offrent pas, comme ces derniers, un sièir»^ bien défini, c<»rrespondant à toute une série de dispositions anatoniiques du ftelns. Ainsi les kystes séreux du cou n'ont rien dans leur répartition qui soit en rapport avec la conformation de l'apjian'il branchial : ils sièirml en avant, en arrière et sur les cùlés, comme dans les régions voisines ou éloiirnées. sans aucune réffularilé dans leur forme . dans leur étendue, dans leurs rapports avec les parties environnantes, r/esl «lire qu'on ne peut chercher aucune indication sur leur lieu d'origini' «lans les particularités que nous présente Tanatomie topoirraphique du fœtus. La diffusion est, en effet, le caractère dominant de leur distribution : cette notion deviendra encore plus évidente lorsque, au lieu de considérer ces tumeurs à l'état statique pour ainsi dire, nous étutlierons leur dévrioppement : l(»rsque nous les verrons s'accroître, et envahir progressivement de proche en proche les régions voisinas jusqu'en des points très éloignés de leur origine.