V. sur les hypertrophies congénitales des membres
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KYSTES SÈREOt 069 afTpctionB congénitales des modifications du système sanguin, tanlAt combinées avec les hj'pertropliies, tantôt coïncidant simplement avec elles et occupant un siège plus ou moins éloigné '. Il ne faut donc pas se laisser entraîner trop loin dans cette voie, et il importe de ne pas exagérer le rôle et l'impoi^
Fiiïî^^^»**V.
luptrlcure (obt. LXXIV) : *. grande a- (, peMe caxlli mtembbuil k nu eipa«
lance dos modifications du système lymphatique dans ces productions anormales. Ces restrictions faites, il n'en subsiste
1. Trélat et Monod, Mém. clW — Valent», Cylenht/grom am Haine eombàiirt mit cavemiesem An'giom tind Makivglofiîe. Oesterr. Jahrh, f. Pxdiatrik, Bd. U, ». 35, IBH ; cité par Winiwartpr.
R. Volkmann, cité par Vircbow, a rcucontré des tache» vostulaires sur ki joues et le nei daua un cas de macrochPiiie. Notre obserralion LXXVl tceO'— tionne la présence de nEevl dans un cas d'iijpertroptiie congénitale des jouej.
pas moins un résultat important, c'est que ces considérations donnent lieu à des rapprochements intéressants et permettent de rassembler des faits qui méritaient d'être mis en série. Quant à la question des kystes séreux, qui forment seulement «n des termes de cette série , nous n'avons pas de preuve directe qui nous autorise à conclure avec certitude à leur pro-
Tacb« éreclile cutanée du franl
"venaace lymphatique ; la démonslralîon anatomiquc d'une semblable origine n'est pas faite. Néanmoins l'enchaînement des faits que nous venons de passer on revue semble mieux s'accorder avec l'opinion qui place dans les voies lymphatiques le développement des icystcs séreux, qu'avec les doctrines jtrécédemmenl examinées. Si l'on adoptait cette manière de "voir, on pourrait considérer ces kystes comme une sorte d'aber- Tation de l'appareil lymphatique. Dans ces productions anor-
maies on retrouverait les ^différents types anatomiques sous lesquels se présentent les diverses portions du système lymphatique ; ainsi, les cavités kystiques les plus élevées en organisation, pour ainsi dire, celles dont la structure est la plus complexe et qui renferment dans leurs parois des éléments musculaires, représenteraient dans la production aberrante les parties de ce système qui, à l'état normal, occupent le plus haut rang sous le rapport de la structure : à savoir, les cœurs lymphatiques des vertébrés inférieurs et leurs équivalents chez les vertébrés supérieurs, les renflements supra-valvulaires des troncs lymphatiques.
Envisagées de la sorte, ces malforn>ations seraient assez comparables à certaines anomalies curieuses observées sur l'appareil vasculaire sanguin, et dont Roch a rapporté un exemple en 1877 : il s'agissait, dans ce cas, d'une malformation de la veine sous-cla\âère qui était remplacée par trois diverticules en forme de sinus sanguins rappelant par leur aspect les oreillettes du cœur*.
Ces vues générales sur les rapports du système lymphatique avec les productions congénitales qui nous occupent, permettent donc de trouver partout, aussi bien aux degrés les plus bas qu'aux degrés les plus élevés, de grandes analogies entre les modifications anormales du système lymphatique et celles du système sanguin. Si, en effet, acceptant ces idées, on jolie un coup d'œil sur l'ensemble de ces modifications pathologiques dans les deux systèmes, il devient facile de les classer en deux séries parallèles offrant entre elles de nombreux points de contact et se correspondant par tous leurs termes. Cette simililude n'a rien d'ailleurs que de très naturel, étant donné les relalions intimes des systèmes lymphatique et sanguin dans l'ordre normal.
Mais encore une fois ces considérations générales sont fon-
1. W. Roch, Einr srltenere Form von Blutcysten, Langenbeek*s Archiv f. kl, Chir,, 1877, Bd. XX, s. 561.
dées seulement sur des analogies et non sur des preuves, et, pour nous résumer, nous dirons que, dans notre opinion, l'origine lymphatique des kystes séreux congénitaux est fort probable, mais non encore démontrée.