MESSAGES
voyaient des messages par les maîtres en cliancellerie, leurs assistants, ou, dans des circonstances spéciales, par leurs assistants, liîs ju-^es (\).
iMessdfjc.s des ('omniunes aux Lords. — I^es Communes envoyaient des messages aux Lords par un de leurs membres (ordinairement le chairman du comité des voies et moyens, ou un membre qui avait la cliarge d'un bill), et il était généralement accompagné par trente ou quarante membres (2 .
Il y eut des inconvénients à l'observation de ces usages; aussi^ en 1855, la métliode actuelle de communication entre les deux Chambres fut adoptée. Le 24 mai 1855, les résolutions, qui avaient été communiquées par les Lords à une conférence, furent agréées par les Communes, et il fut décidé que l'un des clerks d'une Chambre peut être le porteur des messages de celle-ci à l'autre, et que la réception des messages n'interromprait pas nécessairement les atïaires qui à ce moment seraient en discussion (3).
Lesmessages des Lords sont immédiatement communiqués. — Par suite, les messages n'occasionnent pas, en principe, d'interruption, encore que la séance de la Chambre en cours lors de la réception d'un message des Lords soit quelquefois interrompue; par exemple, si le Speaker communique à la Chambre le message sur lequel des motions sont faites, et si des questions sont posées par le chair touchant la communication du message (V. infra, Ch. XIX).
Caractère général d'aune conférence. — l^ne conférence, par laquelle les deux Chambres sont mises en communication directe l'une avec l'autre, en la personne des membres qu'elles y délèguent, est la méthode la plus formelle et solennelle de communiquer des affaires importantes de l'une à l'autre Chambre du Parlement ; pendant que les délégués sont à la conférence, les délibérations des deux Chambres sont suspendues.
Matières pour une conférence. — Chaque Chambre peut de-
(1) Des messages sur des bills relatifs à la Couronne ou à la famille royale étaient autrefois envoyés aux Communes par deux juges, 80 C. /., 573; 86 ih., 514, 805. La dernière fois où les Lords observèrent celte coutume fut en l'année 1871, Princess Louise's Annuity Bill, 12ô ib.^ 57.
(2) D'EwES, 447 ; Order and Course of passing Bills in Parliament^ 4to,