MACHI.NES HORIZONTALES
Ces machines, dont l'usage est très répandu aujourd'hui, ont été pendant longtemps repoussées par les constructeurs comme exposant le cylindre à une prompte détérioration par suite du frottement inégal du piston dans son intérieur. Primitivement appliquées aux locomotives où elles étaient à peu prés indispensables, elles oc tardèrent pas é prouver que la prévention qu'on avait contre elles était mal fondée. En effet, bien que, sans contredit, le poids du piston occasionne contre la partie inférieure du cylindre un frottement plus considérable que relui qu’exerce cette pièce dans les antres parties , ce frottement n'entralne pas avec lui une usure assez sensible pour qu'il soit nécessaire de renoncer à cette disposition.
Le grand avantage des machines horizontales c'est d’avoir toutes leurs pièces près du sol, de comporter conséquemment un bdti peu compliqué , ainsi qu'un montage simple et peu coûteux , d'étre facilement déplacables, quand toutefois on a soin de prévoir, dans leur composition, la possibilité d'un déplacement.
Elles conviennent généralement pour toutes les forces et les genres sans condensaiion. Néanmoins, on les emploie fréquemment pour les genres ù condensation, notamment dans In navigation ; dans ce ras, on les munit d'une pompe à air, soit verticale, soit, plus souvent, horizontale, qui re^it son mouvement, tantdt directement derrière le cylindre, tantftt d'un baiancin spécial. Quand la force des appareils est considérable, on dégage la machine de son appareil de condensation que l’on fait alors mouvoir par une petite machine spéciale, comme cela a lieu dans les machines soufflantes du chemin atmosphérique de Saint-Germain (pl. 21 , 22 , 23).
De la proximité qui existe entre les diverses parties de ces machines et le sol U résulte qu’on peut leur laisser prendre une vitesse beaucoup plus considérable qu’aux autres machines, sans avoir à redouter de violents ébranlements susceptibles d’en compromettre la solidité.
C’est ainsi que, avec une machine horizontale d’une force nominale de 20 chevaux, ù la vitesse ordinaire, ou obtient facilement 30 et mémo 40 chevaux en accélérant oonvenablement cette vitesse ; c’est I& une notable économie dans le prix d’achat, appréciable dans beaucoup de cas , mais pas dans tous cependant, car il n’est pas encore établi que la dépense en combustible et d’entretien n’est que proportionnelle ù la force produite.
Les ligures 1 et 2 (pl. 29) représentent une machine liofcntale de la force de 12 chevaux munie d'un système de botte à eau chaude sous le cylindre, pour l'alraentation, ne laissant voir d’autre tuyau que celui d’arrivée de la vapeur dans la boite de distribution. Cette disposition, que nous avons proposée