‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 141 sur 289 · IV. TRAK8MI8SIU:« DU «OUVEMBflT · texte numérisé non relu

IV. TRAK8MI8SIU:« DU «OUVEMBflT

La transmission du mouvement comprend :

Le paralléloftramme ;

Les balanciers ; ' '

La bielle ;

Les manivelles coudées et l'arbre moteur.

g I. — ParallHocruBmc-

Le parallélogramme, pour appareils moteurs, est basé sur le même principe que celui de Watt, pour machines h rotation; il en diffère néanmoins en quelques points, comme nous allons le voir.

Soient (fig. A, page 3S7) :

O, le centre d’osdUation du balancier, ayant pour longueur o A, et pour oscillation l’arc A' A'.

B, B', B’, les positions de b tête de la tige du piston A vapeur, correspondant au» trois positions 0 A, O A', O A' du balancier.

Joignons A B, A' B', A' B".

n y a deux cas : ,

I <■ Ou les boutons des porte-guides sont situés dans le plan horizontal passant par le point B, comme dans les parallélogrammes de Watt ; ;

2" Ou les boutons des porte-guides sont situésdansun plan borirontal situé au-<lcssous de B,

Dans le premier cas, le tracé est absolument le même que celui des parallélograniines de \\ att, et, pour une longueur ^ale à la moitié de O A, l’axe des boutons des porte-guides passe par le point B.

Dans le second cas qui est le plus fréquent, pour motifs que nous expliquerons ci-après, le tracé se fait bien comme dans le premier, mois l’axe des boutons porte-guides est cliangé, comme nous allons le xoir.

Soit X Y, le plan horizontal des porte-guides. Ce plan rencontre en C la pièce B A, dite bielkp^mdaate, et remplaçant la grande chape du parallélogramme ordinaire. *

APPARULS MOTEURS POUR LA NAVIGATION

Prenons C A' et C A* é^aux à C A.

Soit A a la longueur du peumllélograninie; noos le formerons en prenant Cb=^ \a, et en Joignant a 6.

Le balancier rtant en OA', AB vient en A' B' et 6 en 6', à l’intersection des arcs de cercle, décrit des points a' et C, comme centres, avec a A et C b pour rayons.

De même, le balancier étant en 0 .A', \ B vient en A' B" et le point 6 en 6" à l'intersection des arcade cercle décrits des points o' et C*, comme centres, avec a 6 et C 6 pour rayons. Connaissant ies trois points A, A', A" de l’arc décrit par l’extrémité mobile du guide, on obtient l'axe des boutons des porte-guides en déterminant le centre O' de cet are ; 0' A représente alors la longueur des guides, celle des conlre-guides étant Cb — Ka.

Généralement, et pour motifs que nous donnerons aussi, ci-après, la longueur du parallélogramme est plus considérable que mus ne l’avons supposé ; elle est généralement voisine de A a = 0.75 O A.

Dans ce cas le point O", axe des boutons des porte-guides, se trouve en dedans de l’appareil, et très rapproché de l’arc C S' S" décrit par le sommet S du parallélogramme.

Nous allons maintenant expliquer pourquoi le plan des boutons de porte-guides est abaissé, et pourquoi le parallélogramme est allongé. Si on se porte à la flgure 1 de la planche 39, on voit qu’il n’existe aucun point, en dehors de rapparcU, auquel on paisse facilement reUer les porte-guides ; tandis qu'il existe à l’intérieur un cbiissis dont la partie supérieure, qui relie le cylindre à l’arbre moteur, conv ient parfaitement pour supporter ces pièces. La partie supérieure de ce ebéssis étant un plan indioé, on en rapproche l'axe O", en baissant le plan de cet axe et en allongeant le parallélogramme.

Le plus souvent c’est le point O" que l’on se donne, et alors on détermine le point C par une horixontaie, et le point « par trois arcs de cercle décrits des points £', S", comme centres avec A C pour rayon.

Au lieu de boutons de porte-guides en 0' , on met un arbre passant dans deux supports et faisant corps avec les contre-guides C S et les guides qui ne sont autre chose, dans ce cas, que de peUU leviers s'assemblant & charnières on à chapes fermées, avec les tringles a S ; ces tringles remplacent les chapes de pompe A air du parallélogramme de Watt. Le parallélagramme ne sert alors qu’à guider en ligne droite la üge du piston à vapeur.

Nous n'entrerons dans aucun détail sur le mode de construction des différentes pièces qui composent un parallélogramme, ceux que nous avons donnés sur la composition générale des pièces des macliines, et les figures des pl. 39 et 40 indiquant suffisamment en quoi consistent les modiilcatioos qu'il faut apporter au mode de constmetioa ordmaire, pour les obtenir. Nous ferons seulement renvarquer que la largeur de ces parallélogrammes étant au moins égale au diamètre extérieur des brides du cylindre, l’axe A T de la tige du piston des machines A rotation fixes, est remplacé par une traverse en fer forgé, absolument semblable A celles que l’on emploie pour transmettre le mouvement aux tiroirs dans les maeblucs A balanciers fixes. Cette traverse est une des pièces les plus difficiles A exécuter quand l’appareil moteur acquiert une certaine importance. On voit, dans la figure 1 de la planche 39, un assemblage de la tige du piston avec la traverse qui ne s’emploie pas fréquemment, A savoir : une clavette et un écrou, dont les fonctions sont de se suppléer mutuellement, en cas de relAchement de l'un ou de l’autre. Nous n’attaebons pas grande Importance A ce mode d’assemblage ; une bonne clavette fendue et A goupille tordue nous parait aussi bonne.

i II. — BaUaclen.

Les balanciers pour bateaux diffèrent sensiblement des balanciers ordinaires. D’abord, au lieu d’étre fixes sur un axemobile dans des coussinets. Us sont roobUes sur un axe fixe; A cet effet, Us sont munis, dans leur Intérieur, de coussinets dont le serrage s’effectue au moyen de clavettes. En second lieu les télés sont en fourchettes, et par conséquent inuniès d’un axe A un seul tourillon, avec lequel s’assemblent les têtes qui terminent les beiUes.

La première de ces modlflcatloiu provient de ce que, si les balandeTS étaient Axes sur un même axe, Us SC mouveraicnt ensemble de quantités égales dans le même tempe, et ne M prêteraient nnUement anx efforts de flrxioii que font subir, aux bielles, les boutons de manivellea qui ne tournent pas exactement dans le plan perpendlrulaire à l'arbre des roues. Cette disposition serait certainement avantageuse pour le cylindre à vapeur, parce que la tige ne serait pas contrariée dans son mouvement, mais elle présente l'inconveuient de faire casser les bielles principales, effet qui est souvent suivi de la rupture d’un des fonds do cy lliidre. Ixtrsqu’au contraire les balanciers sont Indépendants l'un de l'autre, la bielle n'épronve qu’une légère résistance aux nscillations transv crsales que lui fait subir le bouton de la manivelle ; U y a alors, dans le mouvement des balanciers, un rertaln gauche qui réagit faiblement sur la traverse de la tige du piston, le Jeu des divers tourillons dans leurs coussinets, depulsla bielle Jusqu'ê cette traverse, étant suffisant pour détruire une partie de son action.

Quelques précautions que l’on prenne pour rendre insensibles les oscillations transversales de la bielle principale, Il arrive encore souvent qu'elle se casse. Aussi est-ce lê le mauvais cAté des appareils moteurs à balanciers pour bateaux.

S III. — Melle priarlpale.

La bielle pour appareil moteur est une espèce de T renversé. Elle consiste en no corps rond terminé, d'une part, par nne tête a chape et coussinets propre à recevoir le bouton de la manivelle ; d'autre part par une partie cylindrique ê embase, formant assemblage avec une traverse égale ê celle du cylindre A vapeur. Les extrémités de cette traverse rc^vent deux têtes rapportées, à chapes et coussinets, qui forment l’assemblage avec les extrémités des balanciers.

Les bielles, pour appareils moteurs, sont en fer ; on ne saurait donner trop de force A oea plèeea si susceptibles de se rompre, surtout A la portic Inférienredn corps qui est presqtM constamnMnt exposée A des efforts successifs et contraires de flexioo transversale.

$ IV. — MtuUvcUes e»adé*s M arbre ■»<««.

Dans les appareils motenrs, on emploie deux manivelles par machine. Autrefois, on faisait oea manivelles m fonte, anjoord’bnl on les fait en fer ; elles ne présentent dn reste aneune particniarité par rapport A celles que noos avons représentées dans les flg. S6 et 37 (pi. 4), et dont noos avons parié dans la composition des pièces générales de transformations de mouvements; senlemeot elles aoot plus courtes.

L'arbre moteur est en trois parties, savoir:

Une partie entre les denx maditnes recevant denx manivelles A anÿe droit.

Deux parties en dehors des machioes et se prolongeant safDsaminent A l'extérlear dn navire pour recevoir les tourteaux des bras des rones.

Page 1