PIECES GE>ERALES D'ASSEMBLAGES
Lm formel et autre» dlmeiuioni proporUonneUes étant données par ks flitnres, nous ne croyaos pas utile de les relater ici. >ous observerons seulement que le diamètre du corps de la tl(!e est toujours supérieur au diamètre de l'assemblage. Cela tient à ce que, quelqoefais, on fait butter le rebord de la tige contre l'extrémité de la douille, au lieu de faire porter son extrémité sur le fond, car les douilles, ne pouvant être alésées , n'ont pas tonjours le dimnétre exact de la tige. Enlln on dumie souventÀ la tige nn excédant de diamètre , oiln qu’elle puisse subb- de temps en temps un coup de tour quand l’usate lui a fait perdre sa forme cvlindrique. Sans chercher i constater tous les motifs qui font agir ainsi , nous croyons qu'il est bon de se conformer à cette particularité de l'assemblage qui est généralement adoptée.
Quand la douille est à vis, les dlnuaisions du lUet de vis sont celles que nous avons données pour les boulons cl écrous. La longueur et l’épaisseur sont les mêmes que précédemment.
Douilles cylindriques droites. Les douilles cylindriques droites à clavette sont employées dans les machines à vapeur à balancier pour assembler les deux parties de la tige de la pompe à air, que l’on divise ainsi à cause du couvercle qu’il faut pou> oir enlev er facilement.
Les douilles droites à vis ne s’emploient guère que pour liges de sondes dans l'opération du sondage.
Douilles cylindriques à charnières. Elles diffèrent des précédentes en ce qu'elles constituent, seules, une pièce complète. Quand elles sont à clavette, les dimensions de leur tête Mnt les mêmes que celles des charnières simples que nous verrous plus loin; quand elles sont h vis, leur tête est la même que celle d'une charnière double.
Les douilles a vis different des précédentes par le corps qu'elles ont conique exterieurement, alln de laisser au fer une épaisseur suftlsante à l'endroit des fourchettes.
Les douilles à charnières sont très employé’es dans les machines ; à clavette, elles servent à mouvoir des pompes, soit alinoentaires, soit d'eau froiche j b vis, elles servent à mouvoir des leviers de soupapes de distribution , mois là elles re<y>ivent plutdt des bieUes que des tiges ; dans ce cas, comme la pièce qu’elles refolvent n'est pas munie d'embase pour serrer, attendu que la vis a pour but de varier la longueur de la tringle, elles sont accompagnées d’un écrou qui, serrant sur elles, empêche le ballotteinent de la partie taraudée de la tringle dans la douille.
Douilles cylindriques à T. Les douilles à T, spécialement employées dans les assemblages de tiges de pistons avec les axes des guiiles, affectent différentes formes sekHi la disposition des guides eux-mêmes.
Quand le guide est un parallélogramme, comme dans les mactiines é balancier, la douille h T affecte la forme de la figure 16.
Quand le guide est composé de glissoirs et glissières, comme dans les locomotives, la douille à T affecte la forme des figures 17 et f 8.
Quand le guide est composé de galets et coulisses, comme dans les machines h deux bielles, la Uge s’assemble directement avec l’axe, au moyen d'une douille cylindrique (lig. 19 et suivantes) et l'axe, changtunt de forme, porte le nom de Irarerse; la tige et la traverse réunies forment alors réellement un T. Cet assemblage est non seulement employé pour guider une lige, mais encore pour lui transmettre un mouvement , comme dans la distribution par tiroirs en coquilles. Quel que soit le mode d’application de la traverse elle ne change pas de forme générale; la douille règne sur toute la hauteur de la pièce ; seulement son assemblage avec la tige est tanUt à clavette, tantôt à vis, et même quelquefois a davette et à vis, comme dans les machines de bateaux.
Quand l’assemblage est à clavette, la douille est cylindrique avec embase (iig. 19); quand l'assemblage est à vis, la douille est tantôt filetée et accompagnée de deux écrous (lig. 30), dont l’un audessous et l'autre au-dessus; tantôt cylindriqae et accompagnée de 4 écrous (flg. 31), dont deux en dessus et deux en dessous.
Quand l'assemblage est à davette et a vis, la tige est cylindrique a embase, et terminée par un Qlet de vis qui reçoit un écrou (üg. 33).
44 COMPOSITION DES PIECES DES MACHINES A VAPEUR
Douilles eoniques. L'inclinaison des douilles coniques est celle que nous avons indiquée en pariant des parties rondes; leur longueur est celle des douilles ordinaires, c’est-a-dlre ï,8 1); leur diamètre S l'origine de la tige est le numéro au-dessus de celui de la tige.
8TnTlSC.BOX.
Les stufllng-box (bottes étouffantes, llg. et 26 ), sont des pièces destinées A intercepter la communication entre deux milieux dans lesquels se meut une tige ou un arbre, ils se oom posent de quatre parties, savoir :
La boite, 1a garniture, le grain et le rkaprnu.
La 4o/(c est un cy lindre creux, généralement coulé avec la cloison, qui sépare les deux milieux ; elle est destinée a recevoir la garniture au moyen de latpielle a lieu la séparation complète des milieux contigus.
La garniture' se compose gcsverabtment d'étoupes de chanvre, bnbibéies d'huile et de suif, enroulées autour de U tige et fortement comprlmies entre le grain et le chapeau.
Depuis quelques années , on essaie de substituer, comme dans les pistons, les garnitures métaUiques aux garnitures en chanvre. Il y avait, à l'exposition de 1844, une machine de M. Meyer, dont tous les stufllng-box étaient A garniture métallique.
Ces derniers consistent en une série d’anneaux superposés et compost'-s clucun de trois parties égales qui, pressées contre la tige par des ressorts extérieurs, buttent contre bi paroi intérieure de la botte. Les joints des parties dont se composent les anneaux ont un certain Jeu pour le serrage , et sont en contact avec les pleins des anneaux contigus, de manière A intercepter tout passage A la vapeur. Ces anneaux sont empAchéa d'accompagner la tige , dans S4in mouvement , par le chapeau du stufllng-box.
Le grain est une rondelle en cuivre jaune, placée au fond de la boite, pour empêcher les étoupes de s’en aller avec la tige par l'oriiloe ménagé pour son passage. On éviterait facilement l'emploi du grain, en donnant A cet orifice le même diamètre qu'a la tige ; mais on se garde bien d'avoir recours A cette disposition vicieuse, parce que, dans ce cas, : l» Le mouvement de la tige occasionne un frottement qui, A la longue, use les parties en contact, et agrandit tous les jours le jeu existant entre elle et l’oriflcc Inférieur de la boite. Quand ce Jeu est devenu trop considérable, il faut ou renouveler la boite tout entière, c'est-A-dire lu cloisou A laquelle elle tient , ou mettre un grain qui , n'ayant pas été prévu , diminue de son épaisseur l'espace laissé pour la garniture; de plus, le fond de la boite accuse toqjours l'usure qu’il a subie. 2° Quand la boite est en fonte , si l'orifice était du même diamètre que la tige, son frottement contre clic ne tarderait pas A la rayer et la mettre hors de serv ice.
D y a donc, dans tous les cas, avantage A faire usage du grain dans k stufllng-box, tant parce qu'il peut se remplacer facilement, quand il est usé, que parce qu’il est d'un métal doux , incapable de détériorer la tige.
Les grains sont tantét plats , tantôt concaves du côté des étoupes , comme ITndlque la figure. Cette concavité a pour but de rendre plus énergique la composante horiiontale de la pression verticale exercée par le chapeau sur la garniture, et, partant, de rendre le serrage de la tige plus complet.
Le chapeau est un grain mobile , destiné A opérer le serrage de la garniture. A cet effet , il est muni , tantôt d’un filet de vis, auquel cas k serrage a lieu directement, tantôt de deux ou trois oreiiles , auquel cas k serrage a lieu au moyen de boulons et écrous.
On distingue deux espèces de chapeaux A vis, savoir ; les chapeaux A fikt Intérieur et les chapeaux a fikt extérieur.
Les premiers (fig. 27) se composent de deux parties, savoir : k presse-étoupe et l'écrou. Le presseétoupe est un grain sufilaamment épais et l'écrou est une espèce de douille filetée à six pans extérieurs. Avec ces chapeaux , la boite est filetée extérieurement.
Les seconds (fig. 28 ) se composent d'une seule pièce et se termioent supérieurement par une em-