‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 170 sur 223 · SS · texte numérisé non relu

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Pression moyenne

Nous voyons , d’après les chiffres de ce tableau , que la pression effective moyenne transmise à In manivelle est à la pression sur le piston dans le rapport approximatif de 63 à 100. Nous nous rappelons.

d'ailleurs, que la vitesse du piston est a celle de la manivelle dans le rapport de 2 à *. Or — 'N63

à peu de chose près. Nous aurons donc la proportion suivante entre les vitesses V et V’ et les pressions 1* et P’ relatives au piston et à la manivelle : '

TRANSFORMATION DE MOUVEMENT

au: V’P’oaVP

conformement au principe des vitesses virtuelles.

Nous avons dit non seulement que l'effet mécanique total transmis ù In manivelle était en dernier résultat le même que celui du piston, mais encore qu'il y avait uuc égalité parfaite entre ces deux effets À chaque instant, c'est-à-dire; en d’autres termes, que le produit de la vitesse de rotatiou de la manivelle par la pression exercée sur cette manivelle au même point, était égal au produit correspondant de lu pression sur le piston par la vitesse de ce piston au même instant. Nous ne pouvons, à l’aide de la méthode élémentaire décrite tout à l’heure, démontrer cette proposition nouvelle, en raison de la difficulté de calculer les vitesses relatives de la manivelle et du piston. Nous voyons cependant tout d’abord qu’aux positions, que l'on appelle communément les positions des centres, il n’y a point la moindre perte de puissance mécanique. Ccd résulte de la raison fort simple qu’il n'y a en ces points aucune puissance transmise du piston a la manivelle. En effet, lorsque le piston arrive ù l’une des extrémités de sa course, la vapeur cesse d'arriver de la chaudière du côté opposé à la marche ; elle commence au contraire a se dégager par la soupape de décharge, et le piston s’arrête pour revenir sur lui-même sous l’aetion de la vapeur arrivant dans l’autre sens. Toute application de force a donc cessé en ces points extrêmes, et puisqu’il n’y n point de puissance transmise, aucune perte ne peut évidemment avoir lieu.

Quant aux autres positions de la manivelle, nous ferons voir tout à l'heure, d’une manière générale, qu'il y a à chaque Instant égalité parfaite entre les quantités de mouvement du piston et de la manivelle. Nous voulons néanmoins établir, dès à présent, sans avoir recours à une démonstration rigoureuse, que, daus les diverses positions de la manivelle représentées fig. 181, le produit de la pression par la vitesse 1 est une quantité constante égale au produit de la pression par la vitesse du piston, ces deux quantités étant supposées uniformes. U nous suffira, pour cette démonstration préliminaire, de dresser le tableau suivant, qui se déduit aisément des données qui précèdent :

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