MACHINES LOCOMOTIVES. - BOITE A FUMÉE ET CHEMINÉE
dnns les plaques , sont coniques, de manière que les tubes se relient mutuellement les uns les autres.
On doit établir les tubes arec te plus grand soin ; la moindre négligence, en pareil cas, peut être la cause de nombreux accidents.
On a reconnu que les viroles nuisaient considérablement au tirage, surtout quand les tubes sont d’un très faible diamètre. On a cherché a vaincre cette difficulté, soit par les moyens dont nous avons parlé, soit par d’autres encore. Dans tous, on cherchait à assujettir les tubes directement aux plaques mêmes, en les rivant par-dessus ou en les vissant intérieurement. Mais, jusqu'à présent, aucun procédé, si l’on en excepte celui des anneaux tubulaires intérieurs, n’a pu résoudre la question pour le cas des tubes en laiton. Nous croyons de plus, qu’avec des tubes en fer, ou abandonnera bientôt l’usage des anneaux tubulaires intérieurs.
M. Stephenson, dans ees derniers temps, a fréquemment employé les tubes en fer, de préférence aux tubes en laiton, à cause de leur bon marché et de leur durée ; et l’on doit dire que dans quelques eiroonstances particulières , où une attention toute spéciale leur a étc donnée, et où l’on s’est servi d’eau pure, ces tubes ont été d'un excellent service.
Le diamètre intérieur est ordinairement de 41 millimètres. Quand ce diamètre est très petit, les tubes sont susceptibles de s'engorger par des morceaux de coke que le tirage enlève, ce qui a l'inconvénient de diminuer d'autant l'aire superficielle de chacun d'eux ; si, au contraire, ce diamètre est très grand , la surface totale de chauffe en est nécessairement amoindrie.
Le nombre des tubes varie considérablement pour les différentes chaudières. Dons i’unc de nos espèces de locomotives le plus en usage, ec nombre est de 1Î4. On laisse en dessous un espace suffisant pour les dépôts, altn que les matières solides ne soieut pas directement en contact avec eux. Le tube extrême du dernier rang offre, dans sa partie inférieure, une surface à peu près parallèle à celle de la coque de la chaudière.
Dans les machines à longs bouilleurs de Stephenson, U faut beaucoup de temps pour produire la va- • peur, à cause du grand volume d'eau que les générateurs contiennent. On ne doit pas compter sur moins de trois à quatre heures pour cet objet, quand les machines ordinaires ne demandent que deux heures. Il faut de plus mettre le plus grand soin à l'entretien et à l'alimentation du feu pour prévenir tout momeut d'arrêt dans ia formation de la vapeur.
licite à fumée et cheminée.
La porte de la boite à fumée, dans beaucoup de machines, est placée à l’arrière et maintenue fermée par des loquets ; mais cette disposition a le désavantage, lorsque la porte est ouverte, d'obstruer l’entrée des tubes. Dans quelques locomotives de Stephenson, la porte de la boite à fumée est à deux ventaux qui s’ouvrent comme ceux d'une jxirle ordinaire d’appartement, et se recouvrent par le milieu On ferme alors les deux ventaux au moyen d’une barre en fer, qui s'applique au milieu de la porte, et de loquets haut et bas. Cette porte donne toute facilité pour examiner les cylindres et les tiroirs. On laisse habituellement une petite porte vers le fond de la boite à famée. Elle sert à enlever les escarbilles qui peuvent s'accumuler dans la boite.
Le fond de la botte à fumée ne doit pas être à moins de 45 ou 46 centimètres d'élévation au-dessus des rails. Les robinets de décharge traversent ce fond de la boite, et 11 tic faut'pas qu’ils puissent être choqués, durant la marche, par des objets placés sur la route.
La iKtite à feu est à un niveau plus bas dans les machines destinées à traîner les convois de marchandises que dans les machines à voyageurs, a cause des roues motrices qui sont plus petites ; et comme ces roues sont accouplées avec les autres, on incllue souvent le cylindre afin que les parties motrices ne soient pas gênées dans leur marche par l’essieu de devant.
DÉTAILS RELATIFS A DIFFÉRENTES MACHINES
La cheminée ne doit pas avoir plus de 4.25 mètres d'élévation au-dessus des rails ; elle est quelquefois surmontée d’un chapeau de (Il métallique pour empêcher l'enlèvement des escarbilles. Mais celte espèce de chapeau gène le tirage ; il est d'ailleurs bientôt ruiné par les parcelles de coke enflammé qui viennent sans cesse battre contre. Ou le remplace quelquefois par une plaque percée de trous, que l'on place A travers la cheminée et au-dessous de la tuyère. Cette plaque doit être attachée & charnières et A deux ventau.v pour la commodité du service. L'ouverture de la cheminée est environ le dixième de l'aire du foyer,
La cheminée est ordinairement munie d'un registre semblable au disque de la valve à gorge des machines ordinaires. Il est généralement suspendu en dehors de son centre et percé d'un trou pour le haut de la tuyère qui le traverse lors de sa fermeture.
MM. Kennle sont les Inventeurs d'une autre espèce de registre qu'ils placent dans la boite û fumée, à l'extrémité des tubes conducteurs. Ce registre consiste en une plaque percée de trous et susceptible d’un mouvement de glissement. Quand les trous de la plaque sont directement en face des ouvertures, le tirage a toute sa force; mais on comprend qu'en soulevant ou en abaissant la plaque, on peut l’arrêter tout à fait.
Enlin, une troisième espèce de registre consiste tout simplement dans une disposition analogue a celle des jalousies ordinaires. Les lames métalliques sont suspendues de telle sorte que quand elles sont placées normalement à la plaque des tubes, elles n’opposent aucun obstacle au tirage, qu'elles arrêtent, au contraire, en totalité ou en partie, lorsqu'elles se trouvent dans une position plus ou moins parallèle à cette plaque.
Quel que soit celui de ces procédés que l’on adopte, l’air chaud est nécessairement retenu en contact avec les tubes pendant plus de temps que cela n’a lieu quand on se sert d’un simple registre ordinaire, puisque chaque tube trouve, pour ainsi dire, un obstacle direct à la sortie de l’air chaud qui le traverse. On prévient aussi, par ces moyens, la concentration d’une trop forte chaleur à l’intérieur de la botte a fumée.
Les plaques de la boite à fumée ont ordinairement 6 à 7 millimètres d’épaisseur ; celles de la cheminée à |ieu près la moitié. La tuyère et le tuyau à vapeur, qui sont en cuivre, ont une épaisseur de métal, l'une de 32, l’autre de 48 millimètres.
Châtsii.
La question des châssis ou cadres extérieurs et intérieurs a déjà été discutée pages 456 et suivantes. Le meilleur éloge que l'on puisse faire du châssis intérieur, adopté par MM. Bury, c'est de rappeler qu'un grand nombre d'ingénieurs commencent à suivre l’exemple donné par ces mécaniciens.
Dans quelques machines , les deux traverses latérales sont en bois de chêne et recouvertes de plaques de tôle rivées sur chaqne face. Les guides sont alors de même longueur, les jumelles s’élev ant légèrement suivant une ligne courbe, afin de passer par-dessus l'essieu de la roue motrice. Ixîs traverses sont reliées l’une à l’autre aux deux bouts, et des entretoises «ont disposées au-dessous de la chaudière pour les assujettir dans l'iutcrvaUe. Ces mêmes entretoises servent aussi à empêcher la chute des bielles et des tiges de l'excentrique, dans le eas ou elles viendraient à être brisées.
Les ressorts ressemblent aux ressorts ordinaires de suspension de voitures ; ce sont de simples lames flexibles, reliées au centre, et libres de glisser les unes sur les autres aux extrémités. La lame supérieure se termine par deux œils, dans chacun desquels passe un bouton. Ce bouton passe en outre dans les mâchoires d’une bride, reliée elle-même à une autre bride par utie vis à double filet. Cette dernière bride se rattache au châssis. Le centre du ressort repose sur la boite de l’essieu. Quelquefois les ressorts sont placés entre tes guides et au-dessous du cadre, qui vient porter sur leurs bouts.
Il existe une autre espèce de ressort fréquemment employé. U consiste en un certain nombre de