MACHINES LOCOMOTIVES. - TUYAU UE DISTRIBUTION, ETC
lames d'acier ; une pièce de métal ou de toute autre substance est Interposée entre ces lame», sers leur point central, les evtrémilés restant à un certain degré d’écartement les unes des autres. Nous pensons qu'il vaudrait mieux prendre tout simplement les lames d'un ressort ordinaire et leur donner des courbures difïerentes, de manière à ce que ces lames, bien qu'en contact au centre, ne le fussent pas A leurs Imuts, et ne vinssent a se toucher vers ces points qu'au fur et à mesure de l’accroissement de charge qu'elles uuraient à supporter. On aurait ainsi un ressort qui conviendrait A toutes les charges possibles.
I.e moyen le plus commode de relier la locomotive au tender est de les attacher l'un à l'autre avec une bnrre de fer rigide, percec A chaque bout d'un œil dans lequel passe un bouton. Il est indispensable, cependant, qu'il y ait des tampons entre la machine et le tender. Leur présence, en effet, contribue puissamment a prévenir les oscillations, et, en général, tous les mouvements irréguliers que pourrait prendre la machine. Une barre rigide est attachée sur la surface du cadre , de chaque cAté des deux jumelles. Elle se prolonge verticalement jusqu'à une faible distance du rail , pour chasser les pierres ou autres obstacles qui pourraient causer des accidents, si, dans sa course, la machine venait à les rencontrer.
Le» essieu v ne portent que sur le haut des boites, lesquelles sont généralement en laiton ; mais il existe une plaque au-dessous du tourillon pour empêcher les projections dn sable sur cette partie. La partie supérieure de la boite porte, dans un grand nombre de machines, un réservoir d'huile. Cette huile est distribuée au tourillon au moyeu de deux tubes et d'une mèche à syphon. Stephenson se sert de fonte pour les boites des essieux et pour les coussinets. Il remplace anssi l'huile par la graisse, dont l'introduction se trouve entretenue par la chaleur même que développe le mouvement de rotation sur les tourillons. La graisse fond et coule par un trou dans le coussinet.
Toutes les machiucs à supports extérieurs ont aussi des supports Inferieurs. Elles portent sur des barres longitudinales qui servent egalement , dans certains cas , A supporter les guides du piston. (Quelquefois ces supports sout construits de manière A ne jamais toucher l’arbre , a moins qu il ne \ ienne a se rompre.
Le 3 Ame à vapeur, ou séparateur, dans la partie supérieure duquel a lieu la prise de vapeur, est maintenant généralement placé uu-dessus de la boite à feu. Dans les machines de Bury et de Stephenson, il fait partie de l’enveloppe extérieure de la boite a feu ; dans celles dont on se sert sur le chemin de fer de Grande Jonction, il consiste en un vaisseau cylindrique indépendant, attaché au couronnement inférieur de la boite.
Cette dernière disposition, aussi bien que celle de Bury, est parfaite et très soUde, sans qu'il soit necessaire d'avoir recours A des entremises. Mais le déme des mnehines de Stephenson présente une grande étendue de surface plane, depuis le couvercle de la boite A feu intérieure, jusqu'A la voûte de la boite extérieure, et cette surface demande A être solidement assujettie par des équerres et des tirants en fer. ^
Nous nous rappelons une circonstance ou l'umission accidentelle de l'un de ces uombreux tirants fut cause d'un effort et même d'une explosiou partielle de l’une des parois de la boite A feu. Cet exemple fait voir toute l’importance que méritent ces tirants en fer, qui doivent être préservés, avec leurs bouton» et leurs assemblages , de toulc espèce de corrosion ou d'injure. Sous ce rapport, la boite a feu de forme ronde, avec son dAmc tel que le construit M. Bury, présenté l'avantage d'une plus grande forée et d'une plus grande sécurité.
Une grande capacité , donnée au dAme, passe pour le meilleur moyen qu’on ait encore trouvé pour arriver A se préserver de l'Inconvénient d’une vapeur humide et chargée de globules d'eau. Mais , quelle que soit la hauteur du dAme, on n'arrive pas A un résultat satisfaisant, s’il n’existe pas assez d’espace
Tuyau <U distribution et régulateur.
DETAILS RELATIFS A DIFFÉRENTES MACHINES
SBH
au-dessus des tubes, dans la partie cylindrique de la chaudière, pour donner un libre passage au tlulde le long de la botte è feu et du dôme. D'ailleurs , on a reconnu qu'une trop grande hauteur du dôme produisait un mouvement fatigant pour bi machine, à cause du surcroît de charge dont sa partie supérieure se trouvait gênée. Une hauteur de 74 4 80 centimètres, uu-dessus delà partie cylindrique de la chaudière, parait conduire a de bous résultats dans la pratique, et donner lieu , en même temps, h une production de vapeur aussi pure qu'on pourrait l'attendre d'une hauteur plus grande.
Dans quelques machines, la prise de vapeur a lieu dans un dème placé a l'extrémité de la boite 4 lumee,dnns laquelle le tuyau à vapeur vient se rendre. On suppose que l'ebullition étant moins violente eh ce point, la vapeur s’y trouve naturellement plus épurée.
la-s tuy aux 4 vapeur sont tantôt en fer, tantôt en cuivre ; ceux qui sont en fer et bien choisis résistent à la haute température de la Imite à fumée et au contact des escarbilles enflammées , mais, a I intérieur, ils sont sujets 4 se corroder.
Le tuyau 4 vapeur, apres son entrée dans In boite 4 fumée, se partage en deux branehes. L'une de ces branches passe par dessus les côtés de lu boite 4 fumée , de maniéré 4 laisser un espace libre pour le ucttoyage des tubes, et aussi afln d'éviter, autant que possible, le contact direct de l'air rhuud et des escarbilles enflammées. Cependant , il y n des machines où le tuyau 4 vapeur descend verticalement, ce qui offre quelques inconvénieuts dans la pratique.
L’aire du tuyau 4 vapeur varie entre le sixième et le huitième de celle du cylindre. Les aires des branches de ces tuyaux sont égalés chacune à environ un dixième de l'aire du cylindre.
L'admission dans l'intérieur du cylindre de la vapeur provenant de la chaudière est réglée par une soupape ou régulateur qui est ordinairement placé immédiatement au-dessus de la boite 4 feu intérieure.
Ce régulateur est en rapport avec deux tubes en cuivre. I.'un de ces tubes prend lu vapeur au plus haut point du dômr et la conduit au régulateur; l’autre reçoit le fluide qui a traversé le régulateur, et le conduit, en longeant lu chaudière, a la partie supérieure de la boite a fumée.
Les régulateurs peuvent être partagés en deux classes; savoir: les régulateurs a tiroirs avec lumières pour la vapeur, et les régulateurs 4 soupapes et sièges ioniques. C'est celle dernière espèce qui est la meilleure.
Les régulateurs de la première dusse ont presque tous consisté, jusqu'à ce jour, en une volve et une fnre circulaires munies d'ouvertures ray onnantes. lai valve ressemble aux ailes étendues d’un papillon, et est établie de manière 4 tourner sur son pivot central, au moyen de petites bielles embrassant son bord extérieur ou d'une tige centrale. L'un de ces régulateurs est représente ligure 3.1-1 , qui fuit assex comprendre son mode de construction et la manière dont II fonctionne.
, Cette espèce de régulateur fonctionne aisément,
mais elle est d'un ajustage compliqué. De plus, comme les faces ne recouvrent les ouvertures quepar la simple saillie des rebords, la vapeur passe dans
Fio. 334. — Itégiitateiir.