‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 96 sur 223 · IX · texte numérisé non relu

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et , eu réduisant :

Nous avons ainsi une expression fort simple qui nous permet d’évaluer la quantité 6, ou l'abaissement, en degrés centigrades, de la température de la vapeur, dans son passage de la chaudière au cylindre. Traduisant la règle qui fournit cette formule en langage ordinaire, nous dirons :

Rkglk. — Pour déterminer la perte de chaleur éprouvée par la vapeur dans tes tuyaux de conduite de la chaudière au cylindre, multiplies lu longueur du luyau, en mètres , par l'excès de la température de la surface du luyau ' sur celle de l’air ambiant, les températures étant exprimées en degrés centigrades; divisez te résultat par le produit du diamètre du tuyau, en centimètres , multiplié par ht vitesse de V écoulement de la vapeur, en mètres par seconde; puis, enfin, multiplies le quotient ainsi obtenu par te coefficient 4,33 : le résultat exprimera, en degrés centigrades, rabaissement de la température de la vapeur à son entrée dans le cylindre.

* Tratilé dm clwte/fuy* *1 dt la rentilalion, par Tredgold.

* Nom savons , d’après la nota de la pago 216, que la température de la surface du tuyau est égale à la température de 1» vapeur dans la chaudière, moins un vingtième.

Hrrmiin Sechon.

PROPORTIONS DES MACHINES

Eclaircissons cette règle par un exemple :

Exemple. Supposons que lu longueur du tuyau & vapeur d'uuc machine soit de 4,8 métrés; que le diamètre de ce tuyuu soit de 1 3,5 centimètres ; que In vitesse de l'écoulement de la vapeur soit d’environ SO mètres par seconde; et, enfin, que la température de la vapeur, dans la cliaudièrc, soit de 1 3 1 degrés centigrades , l'air ambiant étant à 1 5» : on demande quel sera l’abaissement de la température de In vapeur, lorsqu'elle aura pénétré dans le cylindre.

La température dans la chaudière étant de 131", nous aurons, pour la température de la surface du tuyau , 121", moins 8", ou I !5" j voir la note de la page 116) , et le produit de la longueur du tuyau 14,8 métrés), par l'excès I15« su/ 14", sera 480. En divisant 480 par le produit 174 du diamètre 1 13,5 centimètres) multiplié par la vitesse (30 mètres par seconde), nous obtenons le quotient 1,18, qui, multiplié pfcr le coefficient 4,33, donne le nombre 5,5424.

L'abaissement de la température de la vapeur sera donc exprimé, d'après la réglé, dons l'exemple cidessus, par 5,5424 degrés centigrades, ou envirou 5 J degrés.

Si nous examinons la composition de l’équation (A), nous voyons que la perte de calorique sera d’autant moins considérable que le diamètre du tuyau et la vitesse de l'écoulement de la vapeur seront plus grands , puisque ces deux éléments entrent comme diviseurs dans l'expression de 8 ou de l’abaissement de la température. Nous voyons, au contraire, que la perte de chaleur croîtra proportionnellement a la longueur du tuyau et èvélévation de la température.

Puisque la vapeiir perd une partie de son calorique dans lo trajet de la chaudière au cylindre, il doit en résulter une diminution correspondante dans l’intensité de sa force élastique. Cette diminution de la force élastique de la vapeur, provenant de l'abaissement de la température, est fort importante a constater. Car, du moment qu'il y a perte d’effet , on doit se prémunir contre toutes les dispositions de conduite de vapeur qui ne tendraient pas à atténuer cette perte. Cette circonstance de réduction dans la température devrait être prise en considération par les constructeurs , principalement dans l'établissement des machines pour la navigation, dans lesquelles il est d'usage de faire circuler les tuyaux de vapeur autour des cylindres, au lieu de leur donner la direction se rapprochant autant que possible de la plus courte distance. v

Pour rechercher jusqu'à quel point la force élastique de la vapeur peut être altérée par le refroidissement dans les tuyaux , nous conserverons les notations précédentes , et nous désignerons de la manière suivante les nouvelles données de la question : f est la fq/ce élastique de la vapeur correspondante à la température dans la chaudière ; f, la fort* 'élastique réduite de la vapeur, aprèj qu'elle s'est refroidie dans son trajet de la chaudière au cylindre; N

/— f exprimera évidemment la quantité dont la force élastique de la vapeur aura été diminuée par suite du refroidissement. Mais , puisqu’il y a eu réduction dans la température et la force élastique correspondante d’une vapeur saturée, il devra y avoir nécessairement précipitation en liquide d'une certaine portion de vapeur, et cette condensation sera proportionnelle à l’importance de la réduction dans la force élastique. Nous aurons donc, pour déterminer la quantité x de vapeur liquéfiée :

Nous nous rappelons d'ailleurs que, d'apres les expériences de M. Régnault, la chaleur latente de la vapeur d’eau, ou la chaleur nécessaire pour la conversion et le maintien de l’eau à l'état de vapeur, est de 537 degrés centigrades. Nous aurons donc, en adoptant la loi de Southern, c’est-à-dire, en admettant que la chaleur latente ou chaleur de vaporisation de l’eau est la même sous toutes les pressions possibles :

AIRE DES PASSAGES DE VAPEUR

stu

pour exprimer la quantité de chaleur perdue par le refroidissement ’ :

En comparant cette quantité à la première expression (A) de 0 ou de la perte de chaleur, nous aurons l'équation :

ni— t) f—r

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