‹ Traité des maladies cancéreusesChapitre 101 sur 121 · II · texte numérisé non relu

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cette terrible maladie, et il va jusqu'à avancer que l'arsefiic est un spécifique aussi assuré contre le carcinome que le mercure l'est contre le mal vénérien. Il le donnoit à l'intérieur, à très-pelite dose, et iU'appliquoit à l'extérieur dans les cas d'ulcères cancéreux (i). » Dans une dissertation sur l'usage de l'arsenic blanc dans le cancer, le docteur Simmons assure par des faits qu'une dissolution de ce remède diminue les douleurs et favorise la cicatrisation du cancer ulcéré ; il dit que douze gouttes de la solution arsenicale de Londres données trois fois par jour, mêlées avec de l'eau et du vin, peuvent être employées avec sécurité pendant assez longtemps, sans compromettre en rien la constitution des malades et faire naître des accidens alarmans. »

M. George Nesse-Hill a préconisé, en 1810, l'efficacité de l'arsenic contre; le cancer (2). Il rapporte l'histoire d'un malade affecté d'un cancer à la lèvre inférieure, auquel on faisoit des lotions avec de l*eau qui tenoit en dissolution deux grains d'arsenic par pinte ; on lui donnoit d'ailleurs intérieurement depuis un sixième jusqu'à un huitième de grain d'arsenic, deux fois par jour. Hill pense que ce malade seroit complèfement guéri, s'il eût continué ce traitement qu'il cessa et reprit à diverses fois.

On voit souvent, d'après cet auteur, des affections cancéreuses de la face chez des sujets qui ont eu plusieurs affeclimis vénériennes dans leur jeunesse. Ces ulcérations résistent au mercure ; l'arsenic est presque aussi efficaca contre elle que contre les fièvres intermittentes. Pendant son usage, les extraits combinés de jusquiame et de ciguë, ont un très-bon effet. A l'extérieur on emploie la teinture de muriale de fer délayée dans une forte infusion ou dans

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(1) Ann. de litt. méd. étr., t. i, p. 65. (Messidor, an xni.) (2) ///;V/., t. xu, p. 7 (janvier 1811).

DES MALADIES CANCEREUSES. 565

le SUC 4e digitale. Quand il y a an sein des tumeurs qui paroissent squirrheuses ou qui pourroient le devenir, l'usage continué de l'arsenic contribue à faire résoudre ces tumeurs. Son action est augmentée par de doux laxatifs ad-i^ ministres de temps en temps, par des fomentaîions douces et un régime adoucissant. On fait à Textérieur, deux fois par jour, des frictions légères et sèches. L'arsenic combat la tendance à la diathèse cancéreuse 5 il guérit plusieurs tu» mevu's qui aûroient produit des cancers ulcérés, quoique trop souvent il échoue quand tout le système est attaqué et que le cancer est ouvert. Dans la plupart des cas, lorsqu'il n'opère pas une gdérison complète , il retarde les progrès de la tumeur s^uirrheuse, et l'empêche souvent de dégénérer en cancer.

Ces assertions sont très - rassurantes ; il est fâcheux que l'auteur ne cite pas des observations décisives.

Malgré ces pompeuses promesses, il ne paroît pas que Tusage interne de l'arsenic ait opéré des guérisons bien constatées. Metzgers (i), dans ses Mélanges de médecine publiés à Rcenisberg, en 1782, déclare qu'il n'a jamais vu l'ar* senic produire de bons effets contre le cancer. Il s'en est servi différentes fois contre le cancer du visage , plus fréquent en Prusse que le cancer au sein, sans en retirer d'autre utilité que le changement en mieux de la suppuration. Une femme de soixante ans fut oblig* e d'en abandonner Fusage, parce qu'elle éprouvoit des coliques affreuses qui continuèrent même après qu'elle eut cessé l'emploi de ce médicament, de sorte qu'elle succoaiba. On ne trouva cependant rien à l'ouverture du cadavre qui pût faire présu-»» mer que l'arsenic avoit contribué àfaire mourir cette malade* L'estomac ni les intestins ne présentèrent rien d'extraoir dinaire.

(1) Recueil pcrioliqae, t. xxi, p. 356,

Bergins, Jtistamond et Erche n'ont pas trouvé non plus que Tarsenic employé à l'inlérieur ait opéré la guérison des cancers. Bell (Traité des ulcères, traduit par Bosquillon , Paris, i8o5, page 214) dit avoir employé plusieurs fois l'arsenic à l'intérieur pour combattre des cancers. Le résultat de ses essais n'a nullement répondu à ce qu'on a raconté de ce lemède. Au contraire les plus petites doses longtemps continuées ont excité de fortes nausées, des coliques et d'autres symptômes de poison.

Enfin ledocleur Acrel, de Stockholm, déclare que ce médicament a augmenté le mal des sujets auxquels il Fa administré (1). D'autres médecins de Stockholm n'ont pas été plus heureux que lui. (Gazette salut., 5i août 1780.)

Du reste, si on vouloit en faire usage, je pense qu'il conviendroît d'employer i'arséniate de soude plutôt que l'arsenic blanc, parce qu'il paroît que cet ârséniate, employé avec II prudence coiivenable, n'est pas suivi des accidens funestes qu'on a attribués peut-être avec raison à l'usage ong-temps continué de l'arsenic blanc même employé à foible dose.

On peut donner sans crainte I'arséniate de soude dissous dans suffisante quaniiié d'eau, à !a dose d'un huitième de grain par jour. On peut même en porter celle dose jusqu'à un quiirt de grain, et la continuer pendant fort long-ternps sans qu'elle soit suivie d'accidens funestes (2) ; on peut faire fondre un grain d'arséniate de soude dans (jualre onces d'eau distillée; on donne demi-once de ceUe solution chaque matin, dans un verre de boisson adouciss;*nte , et dans la suite on en prescrit une demi-once le soir de la ^èaie manière. Je dois cependant déclarer ici, que je n'ai

(1) Murray, Me'dic. pract. biblioih.^ m, B., p. 485, in Piouquet.

(2) Fodéré , Recherches expérimentales sur les succédanés du quinquina, etc. — In-S», p. 60 et suiv. (Marseille, 1816.)

VU aucun effet avantageux de ce médicament que j'ai emploj^é contre des tumeurs cancéreuses; mais il n'a pas été nuisible, et je l'ai souvent employé avec avantage dans le traitement des fièvres intermittentes. Les malades que j'ai suivis depuis, n'ont éprouvé aucun accident ; ils ont repris une santé florissante qui s'est très-bien soutenue.

Préparations martiales. — Richard Carmichael (i) fait appliquer sur le cancer ulcéré le phosphate suroxîgène de fer, et il fait prendre le carbonate de fer à l'intérieur en aussi forte dose que l'estomac peut le supporter

Du reste, son traitement agit particulièrement par l'application locale. (Voyez plus haut ce qui concerne les préparations de fer employées à l'extérieur.)

Préparations cCor. — M. Ghrestien, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, a annoncé l'oxide d'or précipité par la potasse comme un moyen de guérison efficace dans les maladies squirrheuses de l'utérus (2). Cet oxide doit être préparé comme M. Figuier, professeur à l'école spéciale de pharmacie de Montpellier, l'a indiqué dans le Bulletin de pharmacie, n° m, 5^ année, mars 1811 ; puisque c'est avec ce même oxide que M. Chreslien a opéré les guérisons qu'il a consignées dans cet ouvrage. On emploie l'oxide d'or sur la langue. Pour cet effet, on commence par un demi-grain et insensiblement on augmente la dose comme il suit; on divise 12 grains d'oxide d'or en 24 doses; 12 autres grains en 20 doses ; 12 autres grains en 16 doses; on emploie chaque jour un grain d'oxide d'or par chaque friction.

On peut faire la friction à diverses époques de la journée^ mais il vaut mieux la faire le matin à jeun. La malade mouille légèrement le doigt index, cl prend ainsi la pondre

(1) Ann. de lilt. méd. étr., t. Yii, p. 418.

(2) De la méthode iatraleptique, p. 381 et sq. Paris, 1811.

d*oxîde d'or qu'elle frotîe pendant une à deux minutes sur la langue ; elle cesse îa friction quand toute la poudre est employée; elle peut avaler ou ne point avaler sa salive pendant qu'elle fait la friction, parce que le remède opère par l'effet de l'absorption qui est le résultat de la friction • Il est cependant quelquefois avantageux d'avaler la salive, puisque l'oxide d'or agit d'une manière efficace lorsqu'il est introduit dans l'estomac.

ïl paroît que M. Chrestien a guéri de celte manière tous les squirrhes de l'utérus qui se sont présentés à lui depuis plus de 10 ans, c'est-à-dire depuis le moment où il conçut r-espoir de guérir cette maladie. Il dit, page 582 : « Je saisis la » première occasion qui se présenta, je fus heureux; elle » s'est offerte plusieurs fois, j'ai eu recours au même moyen » et touiours avec le même succès. » Et, page 384j après avoir rapporté deux exemples de guérison, il ajoute que ces deux femmes ont été guéries.

Depuis plus de dix ans, il paroît que les maladies squîr* rheuses de rulérus sont peu communes à Montpellier; car M. Chrestien n'en a guéri que sept dans un intervalle déplus de dix ans. Il a traité toutes celles qui se sont présentées à lui, comme on vient de le voir d'après ce qu'il dit page 382 de son ouvrage, et aucune n'a résisté au traitement. Il paroît avoir pris les moyens les plus rigoureux pour ne pas tomber dans l'illusion. Avant de commencer le traitement, il a fait examiner les malades parles chirurgiens qui jouissent;, à Montpellier, de la plus grande réputation; il rapporte dans la plupart de ses observations leur avis sur l'état de la matrice qu'ils avoient touchée.

Il ne s'est pas contenté d'employer l'oxide d'or pour combattre les squirrhes de l'utérus, il en a fait l'essai contre le cancer du sein ; mais il avoue avec franchise n'avoir obtenu aucune guérison dans ce dernier cas.

« Deux fois ;dit~il, j'en ai fait l'essai contre le cancer du

a sein, du consentement de M. Mejan, je n'en ai pas obtenu » lé succès qu'il m'a procuré contre les squirrhes de la ma- » trice ; mais il nous a paru que pendant son administra- » tion la maladie ne faisoit pas de progrès... Dans l'un et » l'autre cas le cancer étoit extrêmement avancé. »

M. Ghrestien ayant avoué avec autant^e candeur que l'oxide d'or n'avoit pas guéri le cancer du sein, on ne peut soupçonner qu'il n'eût point parlé des sqiurrhes de l'utérus qui n'ont pas été guéris par ce moyen , si quelqvi'un de ces squirrhes eût été traité infructueusement; mais, comme on a vu plus haut, il dit précisément qu'il les a toujours traités avec un succès complet.

Je crois devoir insérer ici quelques-unes des cures opérées par M. Ghrestien ; ces observations particulières sont le meilleur moyen de faire connaître l'état de la maladie, les effets desmédicamens, et la manière de les modifier selon les oc» ctirrences.

Obs. I. (1). — ,Une femme de vingt -deux ans, qui avoit été deux fois mère, ayant consulté M. Ghrestien, ît crut d'après les détails qu'elle lui donnoit ïeconnoître une affection grave de matrice. Il fit visiter la malade par MM. Bourquenod, Laborîe et Pages; ils découvrirent une. tumeur squirrheuse considérable. Six mois auparavant, M. Laborie avoit trouvé la matrice dans le même état ; là naalade n'éprouvoit de plus, lors du second examen, qu'une augmentalion de douleurs, malgré des bains et des adoucissaiis qu'elle avoit employés. Elle fut soumise aux fri-ctions avec l'oxide d'or à la dose d'un demi-grain qui fut porté par gradation à un grain, /f 5 jours après , M. Pages Payant vi-* sitëe trouva une diminution sensible dans ia tumeur. Un mois après ce premier examen, le traitement durant depuis deux mois et demi, M. Laborie trouva que l'amélioration

(1) Deuxième observation de M. Ghrestien, p. 383.

sesoiileiîoit; la malade ne faîsoit absolument usage d'au- 0un autre moyen curatif.

Cette femme ne ressentant plus ni douleur, ni gêne après quatre mois de traitement, cessa le remède malgré les conseils de M. Clirestien. MM. Laborie et Pages trouvèrent que la tumeur avoit diminué des deux tiers.

Malgré cette cessation trop prompte de l'emploi de l'oxide à'or, il ne s'est plus manifesté, depuis lo ans chez cette femme, aucun syniptôme qui annonce une affection de la matrice.

Obs. II. (i). — Une femme de quarante ans, d'un tempérament éminemment pituiteux, mère de plusieurs enfans, éprouvoit des douleurs vives qu'elle rapportoit à la matrice et qui s'accompagnoient de pertes abondantes. M. Laborie trouva un squirrhe considérable , très - dur et lfiég;al à l'orifice de la matrice ; ce squirrhe lui parut s'étendre et se prolonger dans l'intérieur de cet orifice; la surface supérieure et antérieure du vagin éloit boursoufïlée^ el il en sortoit une sérosité ichoreuse d'une odeur désagréa- Me. La totalité de la tumeur étoit environnée de vaisseaux variqueux ; toutes les fois que le doigt explorateur y tou- ©hoit, il procuroit également des douleurs assez aiguës.

La malade fut soumise à l'usage de l'oxide d'or; elle obtînt une amélioration progressive qui fut si prononcée au ©inquième mois du traitement^ que la malade voulut reîourner dans ses foyers , malgré les représentations de M. Chrestien et de M. Laborie qui trouvoit que, quoiqu'il ^ eût un mieux extraordinaire, la guérison n'étoit cepen- ;dant pas complète.

Au bout de deux ans et demi, les douleurs se réveillèrent ; les pertes reparurent, et dans quelques mois elles devinrent afîarmautes, au point qu'on craignit plusieurs fois de per-

(1) Chrestien, ouv. cit., p. 387.

dre la malade. On se décida à la transporter à Montpellier; elle n'étoit éloignée que de cinq lieues; les pertes abondantes furent regardées par M. Chrestien comme passives, et la route ne produisit aucun accident.

M. Laborie trouva la matrice dans le même état que lors du premier examen ; M. Chrestien craignoit, à raison de la récidive, que la maladie ne fût incurable ; il se décida à employer l'oxide d'or par la voie de la déglutition. Des pilules furent préparées avec un grain d'extrait de ciguë , demi-grain de celui de jusquiame blanche, quatre grains d'extrait de velvote, et un dixième de grain d'oxide d'or; on débuta par une seule pilule; la malade après quelques jouns de l'emploi journalier de celle pilule, éprouvant une excitation qui provoquoit la perte, M. Chrestien supprima l'extrait de ciguë; la malade supporta alors les pilules ; elles furent continuées, en augmentant d'une pilule chaque huitième, neuvième, dixième jours selon les circonstances.

Après trois mois de leur usage, M. Chrestien substitua à i'oxide d'or précipité par la potasse, celui préparé par l'étain^ qu'il regarde comme le plus actif, mais il diminua le nombre des pilules ; il obtint le même succès. L'administration des pilules fut soutenue pendant cinq mois, avec des diminutions, des augmentations, des suspensions courtes, à la vérité, et à cette époque M. Laborie ayant examiné de nouveau l'état de la matrice, la maladie parut avoir cédé entièrement.

Les pilules que la malade ne put jamais prendre au-delà de sept, ne furent pas données seules; M. Chrestien y joignit des bouillons adoucissans et apéritifs : le lait d'ànesse, le petit-lait, des bains de siège pris fréquemment dans des décoctions émollientes, dans celle de velvote avec laquelle la malade s'injectoit souvent.

Depuis trois ans^ la personne qui fait le sujet de cette observation jouit d'une santé qu'on ne luiavoit jamais vue;

elle rravoit jamais eu auparavant les chairs aussi fermes, ni le teint aussi bon qu'elle Ta depuis cette époque.

Troisième observation (1]. — Madame Breton avoit atteint sa quinzième année, et n'étoit réglée que depuis peu, lorsque son père mourut, le 22 juillet 1802; le chagrin détermina une attaque violente de spasme qui décida subitement une tumeur très-considériible à l'ovaire gauche, et une autre au col de la matrice. La tumeur de l'ovaire avoit à peu près le volume d'un œuf de dinde , et pouvoit aisément se distinguer à travers les muscles du bas- ventre ; on donna inutilement des vermifuges. L'état de la malade empirant, on fit appeler M. Clireslien qui, de concert avec MM. Vigaroux et Ménard, ordonna des bouillons adoucissans, du pelit-lait, des sucs d'herbes avec addition d'acétate dépotasse, des bains de siège dans des décoctions émollientes, et des lavcmens émolliens ; ces remèdes accompagnés d'un bon régime produisireut un bien momentané. Avant leur emploi, à chaque époque menstruelle, la malade souffroit pendant dix-sept à dix-huit jours de violentes douleurs, que de fortes doses d'extrait gommeux d'opium calmoient à peine ; par leur usage les souffrances s'adoucirent un peu.

Tingt mois après l'invasion de cette maladie, la malade se maria; son état ne fut point amélioré, malgré l'usage' habituel de remèdes adoiicissans; madame Breton fut prise d'une perte abondante de sang noirâtre et brûlant qui la réduisit à un tel état de maigreur, qu'elle devînt méconnaissable; les douleurs augmentèrent au point que les plusfortes doses d'opium furent inutilement employées.

La maladie étoît jugée incurable, lorsque M. Chreslîen fut de nouveau appelé; il ne désespéra point de la guérison; il fit visiter la malade par M. Breton, son mari, doc-

(1) Septième de M. Ghrestien; p. 392.

l€ur en médecine de l'école de Montpellier, qui dit : « Je » trouvai l'ovaire gauche offrant la grosseur d'un œuf de » dinde, squirrheux ; le col de l'utérus présentoit une af- » fection du même genre , et l'on sentoit la durelé de la » tumeur en introduisant le doigt dans le rectum. »

Le traitement que prescrivit M. Chrestien fut suivi pendant une année consécutive , à quelques suspensions près.

La malade frictionnoît cliaque jour les gencives avec l'oxide d'or précipité par la potasse, depuis un quart de grain jusqu'à un grain. Pendant le même temps on continuoit les adoucissans, les bains de siège et les injections émollientes.

Au bout d'un an de traitement , la malade fut enlièrement guérie. Il s'est passé deux ans depuis cette guérison. Peu de temps après la cessation du tfaitement, une cause morale fit ressentir des douleurs aux parties précédemment affectées ; niais depuis que la cause morale n'existe plus, ces mêmes parties sont exemptes du plus léger signe 4e maladiek. . , \

Gomme je n'avois jamais eu le bonheur de traiter avec sviecès une maladie squirrheuse de la matrice, je m'empressai défaire usage du remède indiqué par M. Chreslien dès que ro«vrage parut. J'ai employé l'oxide d^or en différens temps chez trois malades. La première avoit un ulcère cancéreux à la matrice depuis plusieurs mois Elle fit usage du médicament pendant près d'un mois, son appétit augmenta sensiblement, mais la maladie ^continua à faire des progrès , et la malade mourut. — La seconde malade avoit dbepms sept à huit mois une tumeur dure, rénitente et indolente au col de l'utérus^ elle étoît âgée de 4 2 ans, grasse et trèS' fraîche. Toutes les fois qu'elle communiquoit avec 9&n mari, elle avoit nn petit écoulement de sang, mais on pouvoit toucher le col de l'utérus durci et volumineux sans occasionner de douleur et sans déterminer la moindre ap-<

parence d'hémorrhagîe; elle fut soumise à un régime adoucissant et à Tusage des frictions d'oxide d'or, qui furent faites avec la plus grande régularité. L'appétit augmenta sensiblement, le pouls étoit naturel. Au bout de deux mois de ce traitement, la malade commença à éprouver des douleurs dans les lombes; les cuisses et l'utérus; il s'établit un écoulement ichoreux fétide ; le col de la matrice se tuméfia de plus en plus; les frictions furent continuées encore pendant un mois, mais les douleurs devinrent chaque jour plus vives , la face prit une teinte jaunâtre, le sommeil disparut, l'appétit diminua; cependant la langue étoit bien nette. L'ulcère devint très-manifeste et trèsinégal, de sorte que les douleurs étant devenues extrêmes, la malade cessa les frictions au bout du troisième mois ; les bains, les émoUienSjdes narcotiques employés dès le moment où les douleurs s'étoient fait sentir, ne produisirent aucun soulagement, et quelque temps après la malade succomba après avoir souffert horriblement.

La Irçisième malads n'avoit pas un squirrhe de 1/ utérus^ mais une phlegmasie chronique de cet organe , maladie que j'ai décrite précédemment. Cette phlegmasie chronique, qui avoit paru pour la première fois il y a plus de six ans, avoit été prise pour un squirrhe de L'utérus par des chirurgiens très-habiles. Déjà à diverses reprises, cet engorgement inflammatoire avoit diminué et même disparu en entier. A l'époque où la malade fut soumise aux frictions avec l'oxide d'or, l'engorgement avoit reparu et persistoit depuis plusieurs mois ; il avoit été pénible et même douloureux, mais il ne l'étoit plus depuis plus d'un mois; l'oxide d'or augmenta l'appétit et les forces pendant le premier mois, après ce temps il n'agit plus sous ce rapport d'une manière sensible. Trois mois après avoir commencé les frictions , l'engorgement , qui d'abord occupoit principalement la partie postérieure du col de l'utérus, diminua

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dans celte partie, mais il augmenta à la partie antérieure. Au bout de 5 mois de traitement, il y avoit encore un peu de diminution de l'engorgement à la partie antérieure, mais l'orifice de la matrice étoit un peu plus gonflé qu'au commencement ; cependmt l'oxide d'or paroissoit avoir réellement un peu contribué à l'amélioration de l'état du col de la matrice. La malade cessa alors de faire usage de l'oxide d'or pour reprendre en entier le traitement qui avoit fait disparoître l'engorgement du col de l'utérus les années précédentes.

.Ces trois faits me paroissent indiquer i*^ que l'oxide d'or peut être très-utile dans les phlegmasies chroniques de la matrice ; 2° qu*il ne produit aucun effet curatif dans le squirrlie utérin même indolent ; 5" qu'il ne ralentit pas la marché du cancer ulcéré de l'utérus.

Mais les faits que j'ai observés ne sont pas assez nombreux pour que ces conclusions ne puissent pas recevoir de grandes modifications, d'après des observations plus nombreuses que celles que j'ai osé faire, car j'avoue que, d'après ces résultats, j'ai conlinué à trailer les cancers utérins commençans avec des émolliens, des narcotiques, etc, qui m'ont paru ralentir laniarche de ces cancers , tandis que je crains de l'avoir accélérée chez la seconde malade, à qui j'ai administré l'oxide d'or.

Mariai 6 de baryte, — M. Adair Crawford, médecin de l'hôpital St-Thomas (i) , a employé le muriate de baryte contre des maladies cancéreuses; il dit que ce sel produit des effets salutaires dans les premiers degrés du cancer, et qu'il n'apporte aucun soulagement dans les dernières périodes de cette maladie. On fait fondre dans l'eau pure tout le muriate de baryte qu'elle peut dissoudre; on donne de-

(1) Mémoire sur les propriétés médicinales du muriate de baryte , par Adair Crawfort. An. 1789. {Rec. period. de méd., t. 1, p. 325.)

puis deux jusqu'à vingt gouttes de cette dissolution dans un verre d'eau pure^ deux fois par jour. On commence par la plus petite dose, on augmente progressivement, on s'arrête et on diminue la dose du médicament dès qu'il produit des nausées ou des étourdissemens ou quelque autre symptôme fâcheux.

Communément on ne donne que six à huit gouttes de cette dissolution, deux fois par jour, parce qu'au-dessus de celte dose, elle occasionne des nausées.

MM. Pinel et Alibert(2), qui ont prescrit la dissolution sà'urée de muriate de baryte-, ont trouvé qu'elle produisoit des symptômes fâcheux quand on la donnoit audessus de six gouttes.

Ge médicament, d'après M. Crawford . pris en petite quantité, produit dans l'estomac une sr^nsation de chaleur agréable, il augmente l'appétit et les forces , il fait couler abondamment les urines. Nous rapportons ici les trois observations de ce médecin , concernant l'emploi du muriate de baryte dans les maladies cancéreuses.

Obs. 1.(2) — Le premier malade à qui on donna la solution de muriate de baryte, étoit un homme affecté depuis longtemps d'un cancer à la verge, et qui étoit au dernier degré de cette affreuse maladie. Les remèdes ordinaires avoient tous échoué. Le malade étoit regardé comme absolument incurable. Il prit d'abord deux gouttes de la dissolution dans une tasse d'eau pure, deux fois par jour. On augmenta li dose graduellement jusqu'à six gouttes deux fois par jour. Pendant cette première époque, les douleurs furent moins vives, les hémorrhagies moins fréquentes et moins abondantes; mais huit à dix jours après, la malade qui avoit l'estomac fort

(1) Mat. méd., 1. 1, p. 498, prem. édit.

(2) Cancer à la verge, Mém. de M. ;,Crawford. {Rec. periocL, 1. 1, p. 326.)

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sensible éprouva des nausées. On diminua la dose^ on revint à celle de deux gouttes, et les nausées subsistoient toujours, ce qui fit renoncer au remède; les sécrétions ne parurent point du tout augmentées , soit par la transpiration, soit par les urines. Le seul effet sensible fut la dimi** nution des douleurs pendant quelque temps.

Obs. II (i). — James Godwin , matelot, âgé (J'environ trente-cinq ans, fut admis à l'hôpital St-Tliomas ; il portoit au col plusieurs cicatiices ïjui datoient de son enfance et qui paroissoient les vestiges d'anciens ulcères scrofu-? leux.

JJans le mois d'août 1788, il avoit été attaqué à la hanche et au genou gauche de douleurs pour lesquelles il avoit employé sans succès plusieurs remèdes. Au commencement de janvier 1789, il parut lout-à-coup une tumeur dure dans une des glandes du sein qui augmenta rapidement jusqu'à la grosseur d'une noix ; cette tumeur étoit accompagnée d'une douleur aiguë qui s'étendoit en travers de la proitrine jusqu'au sternum; il n'y avoit ni rougeur, ui inilammalion. Le 4 février on donna quatre goultes de la dissolution de muriate de baryte dans une tasse d'eau, matin et soir. Lorsqu'en augmentant graduellement on voulut en donner plus de huit gouttes à la fois , il survint des nausées; on revint à huit goultes, matin et soir; il y eut d'abord une augmentation d'appétit , un flux considérable d'urines , et une amélioration générale dans la santé du malade. Bientôt les douleurs de la poitrine cessèrent entièrement. Bans l'espace de 1 5 jours la iumeur disparut, les goultes furent encore continuées huit jours, c'est-à-dire jusqu'au premier mars.

Vers le milieu de mars , une seconde tumeur pareille à la première s'étant formée au sein droit , accompagnée de

(1) Rec. pér., t. i, p. 327.

sensibilité dans la partie, et d'une douleur aiguë au sternum, qui gênoit la respiration, M. Crawford fit reprendre le muriale de baryte à huit gouttes, deux fois par jour. Cette quantité occasionnant du malaise, on se réduisit à six gouttes. En peu de jours , les douleurs du sternum et du sein furent dissipées; en trois semaines, la tumeur fut compl^%ment ternainée par la résolution : le 28 août le malade sortit, bien qu'on lui conseillât de continuer encore les goutles pendant un Vnois ou six semaines.

Obs. III. (i) — Sar.ili YVood , âgée de ]8 ans, fut reçue à l'hôpital le 29 janvier 1789 ; au mois d'avril précédi2nt il lui étoit survenu une petite tumeur à la partie antérieure et inférieure de la narine gauche. Cette tumeur ne tarda pas à s'ouvrir ; il en sertit une matière ichoreuse, et il s'y forma une croûte. Bien loin de se guérir, l'ulcère s'agrandit peu à peu, il s'étendit sur la partie intérieure de la narine, et à mesure qu'il faisoit des progrès, la partie enfloit, suppuroit, se couvroit de croûtes.

Quand celte malade se présenta , elle avoit le nez fort sensible, elle y éprouvoit des douleurs lancinantes ; il est à remarquer ipie peu de temps après que la tumeur du nez fut formée, il parut une lâche rouge au côté gauche de la racine du nez, et une dartre assez large sUrle bras gauche, près du coude.

Tous les traitemens furent inutiles pendant trois nriois, l'ulcère s'agrandissoit de plus en plus : ses bords étoient épais, il en coulait une humeur acre qui formoit des croûtes à la surface; une partie du bout du nez étoit rongée et les douleurs étoient plus vives ; le 7 avril , on donna quatre gouttes de muriale de baryte, matin et soir. On continua les pilules de muriate de mercure doux et d'oxide d'antimoine sulfuré, parce que les remèdes mercu-

(1) Rec. périod., 1. 1, p. 329.

mis avoient diminué la dartre. Au bout de huit jours de traitement les douleurs du nez cessèrent entièrement ^ et l'ulcère parut disposé à guérir; l'appétit étoit meilleur, et les urines abondantes. On porta peu à peu la dose de la dissolution à vingt gouttes, deux fois par jour; c'est la plus forte dose qu'aucun des malades ait pu supporter sans avoir des nausées. On continua le remède pendant un mois à la fin duquel l'ulcère étoit en beaucoup meilleur état; mais, comme pendant la dernière semaine les progrès de la guérison avoient été fort lents et que la malade étoit d'un tempérament très-robuste, elle fut nourrie, de deux jours l'un, avec du lait et des végétaux; les bons effets de ce régime engagèrent au bout de i5 jours à supprimer totalement les nourritures animales ; depuis cette époque les bords de l'ulcère s'aplatirent, s'amollirent ; il continua de diminuer , et au bout de trois mois il fut entièrement guéri. Un mois avant que la malade sortît de l'hôpital, la tache rouge de la racine du nez s'étoit enflée , avoitsuppi.ré et s'étoit guérie. Quand elle sortit, la dartre du braséioit entièrement dissipée; on lui conseilla de continuer pendant plusieurs mois le muriate de baryte, et la diète blanche.

La première de ces trois observations est la seule qui soit évidemment relative à une maladie cancéreuse, les deux autres peuvent êlre des maladies tout-à-fait différentes du cancer. La seconde étoit probablement une maladie scrofuleuse, et la troisième une dartre rongeante peul-êlre compliquée de syphilis. Ainsi, ces observations, quoique précieuses sous I3 rapport de la maiJère d'administrer le muriate de baryte, sont tout-à-fait insufQsantes pour prouver l'eflicacité de ce sel contre les cancei's qui sont encore dans leurs premières périodes. Au reste, le muriate de baryte est un stimulant; et puisque son action sur le cancer n'est pas spécifique , il est probable qu'il sera inefficace IL 57

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contre les tumeurs véritablement cancéreuses. Nous ne craindrions pas même d'avancer que , si on l'administre pour guérir des cancers indolens, il ne produira aucun effet, ou bien il fera naître dans la tumeur des élancemens douloureux, et par conséquent nous croyons qu'il ne peut qu'accélérer la marche de la maladie, lors même qu'elle est encore dans son premier degré.

Malgré tous ces inconvéniens nous n'avons pas cru devoir négliger de faire connoîlre la manière d'administrer ce sel, paice que quelques personnes scrofuleuses sujettes aux engorgemens chroniques , qui précédent si souvent les maladies cancéreuses, pourront être préservées d'une cause occasionnelle du cancer par ce médicament, s'il procure en effet la résolution des tumeurs scrofuleuses et des phleginasies chroniques auxquelles les scrofuleux sont très-disposés. Il est vrai que le muriate de baryte employé à Paris contre les scrofules n'a pas paru produire beaucoup d'effet (i).

M. Milag-Midy (.^cf. de mèd. de Montp, p. 275) a prescrit le muriate de baryte contre le cancer ; il l'a donné avec succès dans plusieurs tumeurs squirrheuses et même dans un cas d'ulcère au sein ; il évacuoit les premières voies.

Si le squirrhe étoit douloureux, il faisoit d'abord tirer deux palettes de sang après avoir saigné et purgé. Il ne portoit la dose qu'à 4 ou 10 gouttes, et rarement il dépassoit 4 gouttes. Il faisoit saigtier 2 cà 3 fois dans le cours du traitement quand le pouls étoit tendu et dur, et purgeoit avec 5 pilules merciîrielles laxatives delà pharmacopée d'É<limbourg , s'il y avoit turgescence suburrale ; il mettoit soir et matin une compresse d'eau ammoniacale ou d'eau de Goulard surla tumeur. Si la douleur locale persistoit, il faisoit appliquer 6 à 8 sangsues au-dessous de la tumeur, et il y revenoit

(1) Alibert, iV/a^ med.,.t. i, p. 498.

souvent ; si la douleur persistoit , le régime étoit adoucis-sant et principalement tiré des végétaux.

On opère ainsi en 6 semaines ou 2 mois la résolution d'une tumeur, et la cure se termine pur les sueurs. Troisgros de niuriate de baryte , dissous dans une once d*eau distillée , suffisent pour la gaérison. Si cette dose n'a pas suffi, c'est que le cancer est d'une espèce incurable parce* moyen.

Des personnes guéries depuis six ans n'ont eu aucun retour de celle maladie. Ce remède, d'après M. Mitag-Midy, n'a aucune efficacité contre les affections scrofuleuses; ainsi les tumeurs qu'il a guéries n'étoient pas scrofuleuses.

Le murîale de baryte a une vertu spécifique anti-cancéreuse (ibid. p. 298) ; elle est tellement prononcée que c& praticien n'a presque pas eu d'occasion d'employer Tammoniaque cuivreux ( p. 236) , qui a aussi une vertu spéei— que anli-cancéreuse (p. 298 ), et il a très-peu employé le mercure (p. 265) qui est aussi un spécifique (p. 298). Malheureusement l'expérience n'a confirmé aucune de ces assertions.

Saignées. — Valsalva regardoitla saignée comme très-efficace pour arrêter les progrès des tumeurs cancéreuses du sein et de la matrice. Il la faisoil pratiquer deux fois au printemps et deux f(3is eu automne (i).

M. Fearon , chirurgien de Londres (2), persuadé que l'inflammation étoit la source la plus ordinaire des cancers^

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et que c'étoit encore à l'inflammation qu'on devoit attri~ buer l'accélération de leur mnrche, leur ulcération et leur funeste terminaison , a cru qu'on devoit trouver dans les évacuations sanguines répétées le meilleur moyen de prévenir le cancer, de le guérir lorsqu'il commence, de le pal-

(1) Morgagni, De sedibus et causis morb,^ epist. xxxix, art. 35.

(2) Cité dans l'Encyclopédie mélhodique, Dict. de chir.

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lier, lorsqu'il ne peut plus êlre guéri par les saignées, ou enlevé par l'extirpation. Enfin , il recommande les saignées comme le moyen le plus capable d'adoucir les souffrances des malades dont il est impossible d'empêcher la mort.

« La méthode que j'ai suivie, dit-il (i) , dan« le traite- » ment de cette maladie, et par laquelle fat eu de grands » succès, est entièrement fondée sur le principe ou la sup- » position que l'inflanimalion est invariablement et univer- » sellement liée avec la cause prochaine du cancer. »

En conséquence de celte doctrine , lorsque M. Fearon avoit à traiter un squirrhe du sein , ou des testicules, ou toute autre affection squirrheuse placée à l'extérieur, il faisoit appliquer des sangsues sur la partie affectée , tous les deux ou trois jours , à moins que l'irritation causée par les piqûres ne l'obligeât de mettre un plus long intervalle entre ces différentes applications.

Mais, lorsqu'il observoit des symptômes qui faisoient craindre qu'une affection de la matrice ou de quelque autre viscère ne dégénérât bientôt en cancer, il avoit recours aux saignées générales. Il recommande une grande persévérance dans l'usage des unes et des autres de ces évacuations sanguines. Lors môme que le pouls ne paroît en aucune manière en indiquer l'utilité, il assure que ces saignées ne produisent aucun mauvais effet, qu'elles n'altèrent point l'état général des malades; mais, lorsque ceux qu'il avoit traités d'abord de cette manière avoient passé quelque temps sans se faire saigner, ils éprouvoient un retour de l^urs symptômes et demandoient à êlre de nouveau saignés.

11 prescrit un régime sévère à ses malades. Ils doivent se nourrir de lait ou de végétaux, s'abstenir de vin et de liqueurs spiritueuses, se tenir le ventre libre, et faire sur la

(1) A treatise on cancers by Henri Fearon. Lond., trois, édition,

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